Soc, de Thérapeutique t 13 février 19 Jl
La question de savoir par quel mécanisme agit, dans les cas favorables, le sérum musculaire est encore très controversée. Duhourcau paraît disposé à admettre, avec Rey- Pailhade, l'influence d'un ferment hydrogénant (philothion) qui active chimiquement les cellules de l'organisme. Laumonier pense, au contraire, que, par la suralimentation carnée et l'usage des extraits musculaires, on détermine dans l'économie des modifications humorales analogues à celles que Tarthritisme réalise. L'analyse urinaire des malades traités par cette méthode constate en effet une augmentation notable dans le rapport de l'acide urique à l'urée, en même temps qu'une diminution du rapport de l'acide urique à l'acide phosphorique des alcalis, ce qui tend à prouver que l'économie s'achemine vers un état uricémique, défavorable à la tuberculose ou dans lequel on n'observe que des tuberculoses fermées, à évolution torpide. Josias et Roux ont constaté, au surplus (et Héricourt l'avait déjà noté chez les animaux en expérience) que la méthode zomothérapique peut, quand elle conduit à une amélioration décisive, produire des localisations tuberculeuses bénignes, qui guérissent sans complication.
Héricourt a donné * le formulaire de la zomothérapie antituberculeuse que je résumerai brièvement :
La viande de bœuf (tranche de préférence), très fraîche, hachée et dégraissée, est mise à macérer pendant deux heures dans une quantité d'eau froide stérilisée égale au cinquième de son poids ; cette viande imbibée d*'eau et enveloppée dans un linge résistant est ensuite soumise à des pressions méthodiques dans une presse de ménage, qui devra être nettoyée à l'eau bouillante avant et après chaque opération.
Les doses de suc musculaire à ingérer sont les suivantes, toutes réserves faites relativement aux inconvénients précédemment signalés :