STATISTIQUE DES CHEMINS DE FER DU GLOBE
SMl est mi, comme le dit Brid'Oison, àaxuXeJl^ariaf/'' r/i> F^aro^qw toQt fnisse par des chansons, il n'est pas moins exact que tout oamge sérieax finit par In slatiiitiqiK'. Pniir nous conformer à ce prinripe, nous donnerons, en terminant ce volume, la statistique de tous les chemins de fer du globe, an moment où nous écrivons.
Les tableaux qui vont suivre ont été dressés en 1884, par les auteurs d'une publication officielle allemande, Archives des chemins de fer (Archiv filr Eisenhahnwesen), dans une suite de tableaux, qui ont été reproduits ilans la Revue générale des chemins de fer^ au mois d'avril 1 885 (pages 244- 249). Nous extrayerons de ce derntor recueil les plus intéressants de ces relerés statistiques, en nous bornant à eonsidteer :
1* La longuear des voies ferrées en exploitation dans les cinq parties dn monde, à la fin de Tannée 1883 ;
2* La longneur des mêmes voies ferrées rapportées an territoire qa'elles ocenpent ;
3* Lenr longnenr proportionneilemoit à la popnlatioii des pays.
A la fin de Tannée 1883, la longueur absolue des cbemins de fer exploités était, d*après le recueil allemand, la saivante, en Eorope, en Amérique, en Afrique, en Asie et en Anstraiie :
Allemagne
Autriche-Hongrie.
Grande-Bretagne et friande,
France
Russie et Finlande
llalie
Belgique
Paji-Ba« et Unembowg. . .
SotMe.
BOBOPB.
kilomètres.
25,121 9,450 4,269 2,BS0 S,7S7
Espagne
Portugal
Danemark
Norv^e
Saède
Roumanie
Grèce
Turquie d'Europe, Ba1gari«r ROttmélie el Botoie
1,790 l,5âO 6,400
i.noo
Total, pour rEorope
LBS NOUVSLLES COMaU^TfiS D£ LA SCIENCE
UloaiMMs.
Êfats-Unit d Aiii<riqae 19f ,356
Possp^sioiis britanniques de TA-
mérique du Nord 13,300
lieiMiae 4)8M
Amérique centnle, AqUUm, Co-
lomÛe et Veneimia 2,1 00
Bn sil 5,100
République Argenline 2,700
Paraguay..... 72
Uruntaj 470
Chili 1,800
Pérou 2,600
Bolivie '. 56
tiquteor • ao
Total, pour l'Amérique.. . Stt,464 ASIB.
kUomètrea.
Iode anglaiw I6,c;;0
Ceyian 860
Asie Mineure 37t
Indes néerlandaises 1100
Japon 280
Total, pour l'Aiie 18,638
APnoos.
kiIoniètn>s
Épyple 1,500
Algérie 1,779
Tunisie 216
Colonie du Cap 1,783
Natal 158
Maurice et autres terres africaines. 2.'>0
Total, poor l'Afrique 5,666
ADSIMUB.
kilomètrei.
NouTelIe-Zélande 2,313
Victori.i 2,.i(>0
Nouvelle- Galles du Sud 2,300
Auetralie méridionale 1,500
Queensland 1,600
Tasmanie 277
Auetralie oeddentale i ; .
Total, ponrrAttsfnlie 10,534
En résumé, la longueur des cbemias de fer sur tout le globe était, à la lin de 18Ô3, de :
fcOonètns. kOomitre».
Europe 182,913 Afrique 5,C66
Amérique 224,454 Australie ; «0,534
Asie 18,63S Total, pour le monde entier., 412,169
La cireoiiférence da globe étant d'environ 40,000 kOomëtres, on Tôil que les chemins de fer rénois el mis bout à bout, poomient faire dix fois le tonr de la terre.
Si, maintenant, nons Toulons ranger les divers pays da globe snivant la longueur des lignes ferrées qu'ils possèdent, nous obtiendrons le classement qni énit:
UkNBMNe.
États-Unis d'Amérique 191,356
Allemagne 35,filO
firandc-Breta^ et IrlUDUle 29,890
France 29,668
Rnesie Finlande ||,1M
Autriche- Hongrie S0,B98
Inde-Anglaise 16,650
Amérique anglaise du Noird 13,300
Golooios Australiennes 10,534
Balle. 9,480
Eapagne 8,881
kilomètres
Suède ;.. 6,400
Brésil 6,100
Mexique 4,S<0
Belgique 4,269
Suine 8,797
République Argentine 2,700
Pérou 2.600
Pays-Das et Luxembourg 8,880
Amérique Centrale, Colombie et
Veneitteta. 8,100
CbiU 1,860
APPBMDtCS
Danemark
Algérie
Iwquie d'Eorape, Bulgarie» Rou-
mélie, Botnie
Colonie du Gap.
Iforfège
Roamanie
Kpypti?
Portugal ,
Indee N teriaodaiset
Vtoguj.
Asie Mineure ,
Ceylan
Maurice et autre* terres olnbaiMa.
Japoa
Tunis »
Natal
Paraguay.
Équaleur
Boline
Grèce
tso
SSO SM
Total 44S,1W
Mais le nombre absolu de kilomètres de voies ferrées n'est pas un élément suffisant de comparaison entre les divers pays. Il faut savoir qoel est ce nombre, relaSifemeDt à la soifoce dn territoire ; car si les voies ferrées n existent qae sor une très grande grande étendue de pays, elles ont pea d'importance. Au contraire, si la même longueur est concentrée sur QD petit espace, le pays est larguent desservi.
Si nous rangeons les pays des deux mondes dans le rapport dont il 8*a^t, c*es|pirdire solvant le nombre de kilomètres de chemin de fer qa'ib poesëdenti pour chaque étendue de 100 kilomètres carrés, nous trouvons le dasssement suivant, emprunté, comme les résultats précédents, aurecueil prussien et à la Revue det chemins de fer :
kOomètra.
Inde anglaisa 0,4
Tasmanie 0,4
Chili 0,3
Urognay. 0^3
Noavene-GaMefl du Sud 0,3
Australie Méridionale 0,2
Amérique anglaise : . 0,2
Mexique 0,2
Pérou 0,2
Brésil 04
République argeoliiM. .' 0,1
Paraguay 0,1
Japon 0,1
Queensland 0,i
Équateur 0,09
Bolivie 0,05
Auskalie Occidentale » 0,03
Belgique 14,5
Grande-Bretagne et Irlande 9,5
Pajs-Bas et Lniemboaxg 7, i
Saisse 6,8
Allemagne 6,6
France 5,6
Danemarli 4,7
Aolrioba-lloiigrie 3,3
lUUe 3,2
Êlats-Unis 2,1
Portugal 1,7
Espagne 1,6
Suède 1,4
Roumanie 1,2
Colonie de Victoria 1,0
Nouvello-Zélaiida 0,9
Russie ; 0,S
Morfègs. « 0|S
Il est un autre élément important à considérer : c'est le rapport entre les lignes exploitées des chemins de fer et la population.
Le recueil allemand [Arc/tiu fur Eisenôa/mwc^m) dont les tableaux sont reproduits dans la Revue générale doi chemim de fer, et auquel nous avons empruaté les tableaux précédents, nous fouroira celte dernière somparaisoo.
LES ROUVBLLKq COHODfiTBS D£ LA SCIBNCK
Les lignes des chemiDS de fer du globe rapportées au chiffre de la populatioD, en prenant 10,000 habitants pour terme de comparaison, sont les suivantes.
U6RB9 DBS CBBMINS DE FER DU
kilomètres.
Qoeensland 70,8
Auiinlie .Mi'ridiotiale S6,l
Auitralie Occidentale 49,6
NoQTeUe-Zélaade 47,7
£talc>Unis d'Amérique 36,8
Nouvelle-Galles du Sud 31,1
Amérique anglaise du Nord 29, i
Victoria 27,8
TBamanie 24,1
Suède 14
Uruguay 10,7
République ai^tiiie i 0, 6
Suisse 9,8
Danemark 9,1
Pt'ron 8,7
Grande-liretagae et Irlande 8,5
Nunrège 8,2
Chili 8,a
Qoam PAR 10,000 babitairs
ki/umètres.
France. 7,9
Allemagne. 7,9
Belgique 7,7
Pays-Bas e t Lu x embourg 9
Aulriclic-Hongrie 5,4
Espagne 4,9
Mexique 4,8
Bréttl 4,6
Portugal 9,6
Italie 3,3
Russie et Finlaade 3
Roumanie 2,8
Paraguay 8,4
Inde anglaise 0,7
Équateur 0,6
Bolivie ! 0,8
lapon 0,1
D'ajtrès ce tableau, la France occupe lo quatrù'mc rang dans le monde, au point de vue de la lonpeur totale des voies ferrées exploitées ; elle lient le sixième rang, cette longueur étant rapportée à la superfide de son lecxiloire, et le dix-neuvième quant à la population.
Nous ajouterons qu'an point de vue do raeeroissoment du réseau, pendant les qnatres années i870 à 1883, la France occupe le premier rang parmi les nations de l'Europe, abstraction faite du Portugal» de la Russie et de la Norvège. Dans cette période de temps la France a ouvert à Texploitation 9,800 idiomètres de voies ferrées : c'est juste le triple de l'accroissement du réseau aurais, dans le même intertalle.
Dans tous les tableaux qui précc^dent, les chemins de fer à voie normale et ceux à voie étroite sont confondus. II est cependant d'un praml intérêt (le pouvoir considérer à pari les chemins de fer à voie étroite el ceux à voie normale. Aujourd'hui, avec le désir universel, en tous pays, de multiplier les voies ferrées, la voie étroite présente l'avantage immense de créer rapidement el à [teu de frais un chemin de fer, en réalisant une double économie, d'abord sur la coQStructioQ'de la voie, ensuite sur son exploitation.
En France, les chemins de fer à voie étroite n'ont encore joué qu'un réle bien secondaire, car sur 29,688 kibmètres de voies ferrées que nous possédons actuellement, nous n'en comptons que 316 kibmètres à voie étroite,
AFPENOrCB «35
c'esl-à-dire environ 1 pour 100. Au contraire, dans le monde enlier, sur 442,199 kilomclres de voies fern-cs, on en exploite 22,000 kilomi'trcs à petite section, ce qui correspond à 11 pour 100. En Algérie, les chemins de fer à voie étruito sont en nombre un peu plus fort, puisque l'un y compte 359 kilomètres. Daos une seule de nos possesiocs, l'île de la Réunion, on en iroaTo i29 Ulomètres ; ce qui donne une totalité de 811 kilomètres de chemins de fer à petite voie livrés à l'exploitation en France et dans ses colonies.
Mais si en France la voie étroite est encore pea en fiivenr, il en est autrement à Tétranger. Dans qnélqnes-nns de ces pays, leur rôle a nne véritable importance. Le Bulletin du Minùtire du travaux publics^ dans son numéro du mois de février 1885, contient snr ce sujet di's relevés tri^s intéréressants. Nous commencerons par ClUre connaître les chiffres donnés ■par le Bulletin du Ministère des travaux publics, nons verrons ensuite qnels enseigifements on en peut tirer pour notre pays.
C'est le Brésil qui f:iit aujourd'hui la part la plus considérable aux voies ferrées à petite section. Au 1" janvier 1883, sur un réseau total de 4,859 kilomclres, le Brésil possédait 3,529 kilomètres à voie étroite, c'est-à-dire les trois quarts environ de son réseau ferré. Ajoutez que plus de 3,000 kilomètres, qui sont en construction, doivent être faits à petite voie. Désirant répandre Tactivité commerciale snr tonte la snrfiice du pays, le Brésil a jugé bon de recourir an moyen qd permet de multiplier les voies ferrées rapidement et & bon marché, et on ne peut que Ten féliciter. On pourra plus tard adopter la voie forrée normale sur les Ugnes qui se sont montrées d*un grand trafic.
Après le Brésil, et par les mêmes rasons, le Mexique a largement adopté les chemins de fer à petite section. Pour un terrain aussi accidenté, aussi tourmenté, que le pays des anciens Aztèques, le clioinin de fer à voie étroite était le moyen de transport le moins coûteux et le plus efficace, celui qui pouvait le mieux surmonter sans dépenses inouïes les difficnllés du tracé. Sur i, 877 kilomètres de vnies f(>rrées que possède la Uépuhli([in; iiir'xicaine, on en compte 1,522 àvoie étroite, et 3,520 kilomètres du même type sont en construction.
Mais, dira-t-on, lo Brésil et le Mexique n'ont jamais marché à la tète de la civilisation, et on ne peut guère les proposer comme modèle aux autres nations, en ce qui concerne les travaux publics. On pourrait répondre que dernières venues dans la construction des voies ferrées, ces deux nations ont pu profiter de Vexpérience des antres, el adopter les dispositions
reconnues les meilleures pour leur cas spécial. Mais il vaut mieux aller choisir ({"autres exemples plus près de nous.
La Suède el la Norvège, sans tenir aqe place eonsidôiable en Europe, sous le rapport politique,. ont pourtant le mérite d*ètre bien administrées et do savoir tirer parti des richesses que leur a départies la nature. Or, Tune et Tautre ont témoigné d une grande confiance dans la voie étroite. En Norwège, sur 1 ,1 15 kilomètres de roies ferrées, 704 sont de ce type, et 411 seulement de la voie normale. En Suède, on compte 1,275 kUoinètres à voie étroite, contre 4,884 à voie large.
On pourrait encore citer le petit État de la Grèce qui, au i" janvier 1883 possédait 9 kilomètres à voie étroite, contre 1 3 à voie large, et qui, depuis, a commencé à construire tout un réseau, du premier type.
Si l'exemple tic la Suède, de la Norwège el de la Grèce n'est pas de nature à entrainor les convictions sur la tendance qu'ont les peuples étrangers à adojtlor los petites sections de voie, nous irons chercher, à l'appui de notre thèse, trois im|u)rtants pnys de l'Asie et de l'Âmérique, habités ou gouvernés par la race An^lo-Saxonne.
Dans rinde anglaise, dont l'énorme population est notablement plus dense que celle do la France, il y avait, en 1882, plus de 4,G75 kilomètres à voie étroite, contre 12,215 à voie large, c'est-à-dire une proportion d'un tiers de la première pour la totalité. Or, l'on sait que les chemins de fer indiens ont un grand trafic, qu'ils transportent à bas prix voyageurs et marchandises.
Aux États-Unis et an Canada, on ne montre aucun dédain pour les lignes à petite section.
Le Canada possède un dixième de chemins de fer à voie étroite sur la totalité de son réseau ; en d'autres termes, 090 kilomètres de chemins de fer
de ce genre pour 10,457 kilomètres à voie large.
Aux États-Unis, les lignes Terrées à petite voie ont un développement absolu beaucoup plus considérable. Elles s'étendent sur 7,709 kilomètres. Les chemins de Ter à voie lai^e avaient, à la même époque, une longueur «le 131,551 kih)nièlre8, ce qui donne un rapport de 6 pour 100. Il n'est pas indilTén^iit do voir (|ue les Américains aient construit 7,709 kilomètres de petites v(iii*>. (la peut [tenscr que, s'ils ont ailopté eo système, c'est qu'en agissant aiilreruenl, une foule de districts auraient attendu trop longtemps ce précieux agent de cotiimunication.
Les chemins de fera petite section peuvent avoir des largeurs diverses. En Algérie, on s'arrête, en général, à une largeur de voie qui varie entre i-,10 et 1,20. En Norwège, la largeur est de i",06 à l'",07. L'Inde
APPBNDICB » m
anglaiMetle Brésil ont adopté la ^ie de 0'',95 à 1 mètre. Aux États-Unis et an Mexique, on se eontente d^bne largear de 0*,90 & 0,91 . En Suède, b plus grande partie des chemins à voie étroite n'ont qu'une largeor de 0^,80 à 0*,89. Dans la France continentale, la Toie adoptée pour cette catégorie de lignes, est de 0*,95 à 1 mètre. Les ingénieurs américains partisans des chemins de fer à petite section, qui se sont rénnis récemment en Congrès, à Saint-Louis et à GinrîDnati, se sont prononcés pour la voie de 0*,915.
L'Europe, en général, à l'exception des trois pays que nous avons cités, la Norwège, la Suède et la Grèce, compte peu de chemins de fer à petite sectioD. L'Aulriche-Hongrie n'en possède que 269 kilomètres ; l'Allemagne 235, la Russie 135, — lo Portugnl 83, — la Belgique 81, — la Suisse, 49 — l'Angleterre (bien qu'elle ait été l'une des premières à adopter la voie étroite, et que l'on cite souvent comme un modèle, ainsi que nous l'avons fait dans ce volume, son réseau de Fesliniog, dans le pays des Galles), %t seulement, — laSardai^;ne 15, — et TEspagno quelques kilonn'lres.
Bien que rEutopc tienne encore rigueur aux chemins de fer à petite section, nous croyons qu au moment de commencer son troisième réseau, pour mettre à exécution le plan de M. de Freycinet, on dena prendre en sérieuse considération les exemples que nous donnent, sous ce rapport, le Brésil, le Mexique, les États-Unis et le Canada. Sans doute, lorsqu'il s'agit de traverser deriches contrées à la population très condensée ou de relier des villes importantes, on ne doit pas hésiter à choisir la voie normale. Mais quand on a devant soi des pays àpopnlationdisséminée, et ne pouvant fournir qu'un médiocre traGc, ou quand les tracés oflrent de sérieuses difficultés de terrain,!! est prudent d'adopter la voie étroite, car on peut construireé ou 5 kilomètres de ce type avec le capital qu'il faudrait pour construire un seul kilomètre à voie normale. Un chemin de fer de petite section ne coûte guère à construire que 80,000 francs par kilomètre, et ce prix peut s'abaisser jusqu'à 00,000; tandis que les lignes à voie large coûtent habiluelloment 200,000 francs par kilomètre. Ajoutez que les frais d'exploitation ne sont que de 3,000 à 4,000 francs par kilomètre, pour les chemins de fer à voie étroite, tandis que les frais d'exploitation des chemins de fer à voie normale sont toujours de 5,000 à 6,000 francs. On estime en général, et tout bien considéré, qu'avec les mêmes dépenses, on pourrait construire 4 ou 5 fois plus dos premièrs que des seconds.
Remarquez , d'ailleurs, que la plupart des lignes à voie laige de notre troisième réseau ne pourraient être exploitées avec avantage avec les locomotives et wagons des grandes lignes, parce que sur les- lignes du troisi^e réseau, les rails n'ont pas asseï de force, les travaux d'art pas assez de
LES NOUVELLES CONaUÊTES DE LA SCIENCE
risistanee, les rampes trop fortes elles courbes d*iin trop faible rayon, pour recevoir saos danger le poissant matériel des grandes lignes.
Si Ton Toalait constniire avec la Toie normale font notre troisième résean, il faudrait un quart de siècle pour terminer cette œuvre. Si, aa contraire, on se décide à adopter la voie étroite pour les lignes qui n'ont à espérer qu'un médiocre iralic et un service local, réservant la voie normale pour renx de ces chemins qui peuvent prélcndre à un rôle plus important, nn pourrait construire dans une dizaine d'années, 18,000 à 20,000 kilomètres de voies ferrées, c'est-à-dire, chaque année, 4 ou 5 kilomètres à larc;e voie et \ ,200 à petite voie. Par ce moyen aucuti clief-lieu de canton en France, aucun l>i»ur^' d'une certaine importance, ne siTaionl privés de voies ferrées, et la carte de l'rance ne présenterait qu'un magnifique lacis de lignes de chemin de fer, signe maléiiel, symbole visible de sa vilalilû indiotriellR et sociale.
Irl.V DE L'aPPEXOICE