‹ les nouvelles de cervantes saaved4raChapitre 32 sur 34 · tu te plains de cela , UcrganaaP · texte numérisé non relu

tu te plains de cela , UcrganaaP

BERCAHZi.

Commeutl n'ai-je pas raison de me plaindre, si

DIALOCtE DES CHIEKS

j’en souffre encore, comme je te l’ai dit, et s’il me semble que ma bonne intention ne méritait pas un tel châtiment ?

SCIPIOS.

Écoute, Bcrganza ; personne ne doit se fourrer où on ne l’appelle point, ni vouloir faire le métier qui ne le regarde en aucun cas. Considère, d’ailleurs, quejamais le conseil du pauvre, si bon qu’il soit, ne fut accepté, et que le pauvre , dans son humble état, ne doit pas avoir la présomption de conseiller les grands et ceux qui pensent tout savoir. La sagesse dans le pauvre est comme assombrie ; le besoin et la misère sont les ombres et les nuages qui l’obscurcissent , et si , par hasard , elle se découvre, on la prend pour sottise , on la traite avec mépris.

BEIIGAKZA.

Tu as raison, et, devenu sage â mes dépens, je suivrai dorénavant tes conseils. J’entrai une autre nuit chez une dame de haut parage, laquelle tenait dans ses bras une petite chienne de manchon, si petite, qu’on aurait pu la cacher dans le sein. Quand cette chienne me vit , elle s’échappa des bras de sa maîtresse , et se jeta sur moi en aboyant , avec tant d’audace , qu’elle ne cessa qu’après m’avoir mordu à une jambe. Je la regardai tout à la fois avec respect et avec colère , et je me dis tout bas : n Ah ! si je vous tenais dans la rue, mauvaise petite béte , on je ne ferais pas cas de vous , ou je vous mettrais en pièces sons mes dents. » Je fîs, à propos d’elle, l’observation que jusqu’aux êtres lâches et sans cœur deviennent hardis et insolents quand

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