‹ les nouvelles de cervantes saaved4raChapitre 33 sur 34 · SCIPION ET BF-RGANZA · texte numérisé non relu

SCIPION ET BF-RGANZA

ils sont favorisés , et qu’ils poussent l’audace jusqu’à s’attaquer à ceux qui valent mieux qu’eux.

SCIPIOIT.

Un exemple et une preuve de la vérité que tu dis nous sont fournis par certains petits hommes de rien, qui , à l’ombre de leurs maîtres , se donnent le ton d’étre insolents. Si, par hasard, la mort, on tout autre accident de fortune , renverse l’arbre auquel ils s’appuient, aussitôt leur vraie valeur se montre au grand jour, car ils n’ont, en eOet, d'autres mérites que ceux que leur prêtent leurs maîtres et protecteurs. La vertu et l’intelligence sont toujours les mêmes , nues ou vêtues , seules ou accompagnées \ il est bien vrai qu’elles peuvent souffrir atteinte dans l’estime des gens , mais jamais dans la réalité positive de ce qu’elles méritent et de ce qu’elles valent. Sur cela , mettons fin à notre conversation , car la lumière qui pénètre par ces fentes montre que le jour est déjà bien avancé. La nuit qui vient , si l’on ne nous a point retiré ce grand bienfait de la parole, ce sera mon tour à te conter ma vie.

BEIIGAHZA.

Eh bien , soit , mais ne manque point de revenir au même endroit.

Finir la lecture du dialogue pour le licencié, et s’éveillerpour l’enseigne, ce fut l’affaire du même instant. Le licencié dit alors : « Bien que ce dialogue soit une fiction , et qu’il n’ait jamais eu lieu , il me semble si bien composé, que leseigneurenseignepeutcontinuer,

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