Zone des glomérules. — Ainsi appelée parce qu'elle con
MuauEUSE i:r bulbiî olfactifs
tient des masses sphéroïdales ou ovoïdes qui rappellent à première vue les glomérules du rein. La trame de ces organites ne peut être distinguée que dans les préparations imprégnées au chromate d'argent (fig. 24, A).
Comme Ta démontré déjà Golgi en 1874, chaque glomérule est le point de rencontre de deux sortes de fibres : les ramifications terminales des fibrilles olfactives et certaines arborisations variqueuses en forme de panaches ou de bouquets qui se continuent avec une grosse tige protoplasmique née des corpuscules mitraux (cellules de la quatrième couche). Entre ces deux espèces de fibres il ne s'établirait .^ suivant Golgi, aucune connexion dynamique, puisque les fibrilles olfactives, parvenues au glomérule, se continueraient, après s'y être ramifiées et avoir constitué un réseau nerveux, par
IIG. 2,|.
Coupe autéro-postc-rieurc du buJbc olfactif du canard.
.4 arborisation des fibrilles olfactives à Fintérieiir des glo'.iiérules ; B tiges descendant des grandes cellules à panaclies et se terminant en frange granuleuse dans les glomé'.-ulcs ; C gra:!des cellules supérieures à panache on mitrales; /) zone fibrillairt; >uperliciclle; }\ grain le plus inrciicui-.
MUQUEUSE ET BULBl- OLEACTIFS 10)
d'autres libres nerveuses centripètes, émergeant du gloniérule. De la sorte, ces admirables prolongements protoplasmiques, venus de si loin et exclusivement ramifiés dans les glomérules^ c'est à dire dans Tunique point où se terminent les fibrilles olfactives, n'y rempliraient pas le moindre rôle conducteur, mais simplement un rôle nutritif.
Nos études sur le bulbe olfactif des mammifères, et ceux de mon frère sur le même organe chez les oiseaux, les reptiles et les batraciens, ont mis en lumière deux faits de quelque importance physiologique, faits confirmés ultérieurement par les recherches de van Gehuchten et Martin^ de Retzius et de Kœlliker.
1 . Les fibrilles olfactives se terminent librement dans les glomérules, au moyen d'arborisations libres, variqueuses, épaisses, extrêmement flexueuses, sans que jamais l'on observe la sortie d'aucun des ramusculcs terminaux hors du territoire glomérulaire.
2. De la substance grise du bulbe olfactif il n'arrive aux glomérules pas d'autres expansions susceptibles de recueillir les excitations sensorielles déposées en eux, que les expansions protoplasmiques des corpuscules mitraux de la quatrième couche ou celles de certains éléments cellulaires de la troisième zone •, il ne reste donc plus comme ressource qu'à assi-
ner à ces expansions protoplasmiques une fonction conductrice, car, s'il en était autrement, le courant sensoriel serait interrompu à la surface même du bulbe.
3. Couche niolécidaire (fig. 24 et 25). — C'est une bande d'aspect finement granuleux située en dedans de la zone gloraérulaire. Le chromate d'argent y révèle quelques cellules nerveuses petites ou fusiformes, qui ont pour caractère d'envoyer aux glomérules sous-jacents une tige protoplasmique munie d'un panache ou bouquet de ramuscules. Vers la profondeur, ces cellules émettent un cylindre axe ténu, qui^ une fois arrivé à la zone des grains, se coude pour marcher d'avant en arrière et pénétrer dans les faisceaux de tubes à myéline accumulés dans l'axe du bulbe.