RALEIGH
(anglais).
TODRYILLE
(français).
DOGIIAT-TBOUIN
(rrinçais).
Ces bâtiments, par leurs dimensions et leur prix de revient qui atteint 6 à 7 millions, doivent être regardés comme ayant pris, dans le budget tout au moins, sinon dans la flotte, le rang de navires de guerre de second rang. Il est à remarquer que les plus forls d'entre eux, au lieu d'être armés des petites pièces qui leur conviennent pour combattre les uns contre les autres, pourraient recevoir une artillerie perçant les plaques des cuirassés de rang inférieur. Dans ce cas, comme une cuirasse traversée à tout coup constitue un danger et non une défense, tandis que la vitesse donne pour le combat des avantages importants, toute la supériorité se trouverait du côté du non cuirassé. Selon cet ordre d'idées, on a fait ressortir en Angleterre que le Shah^ par exemple, pourrait être armé de manière à détruire le Shannon^ qui d'ailleurs lui est un peu inférieur en déplacement et en prix de revient. D'un autre côté, il n'est guère admissible que l'on cherche à utiliser, dans les opérations militaires, des bâtiments d'un si grand prix, pour lesquels on a admis apnort la possibilité d'être entièrement détruits par un seul obus de calibre modéré. La moindre ba];terie à terre, la moindre canonnière, tiendront toujours ces navires à distance; ils ne sont pas plus aptes à protéger le pavillon dans les mers éloignées qu'à prendre part aux opérations dans les
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mers d'Europe. Malgré leur grande taille, ils demeurent donc exclusivement des croiseurs.
N* XII, Avisos et canonnières. — L^ avisos proprement dits tiennent le milieu entre les croiseurs et les canonnières. Ce sont des navires qui ne dépassent pas 63"" de long sur 10"" de large et A^jô de tirant d'eau, et pouvant réaliser des vitesses de H à 13 nœuds. Ils sont d'ordinaire armés d'une pièce de lô""" et de deux autres canons de moindre calibre : en un mot, leur artillerie est de moyenne force, afin de ne pas les surcharger et de leur conserver les meilleures qualités du navire de haute mer.
— Les canonnières à vapeur datent, comme les batteries flottantes {n** IXJ, de la guerre de Grimée (185A). Leur objet est la défense des côtes, et au besoin des grands fleuves.
Le premier type (Alarme^ Éclair) était de bonnes dimensions : 44" de long sur 7", 5 de large et 2"sà de tirant d'eau. Nanti d'une machine à haute pression, il atteignait 8 nœuds. — Mais ce type fut ^uvë trop grand ; et on le remplaça en 1862 par le type Décidée (39" de long sur 6",7 de large et 2°*, 3 de tirant d'eau), devant porter deux pièces de 30 et filer 9 nœuds.
En 1864 apparurent des canonnières à peu près de mêmes dimensions, avec masque blindé sur l'avant, abritant un canon de 16""". Ces navires, construits pour tenir la mer, furent envoyés en Gochinchine par le cap de Bonne-Espérance, et accomplirent leur mission avec succès.
£n 18C7, on revint aux grandes canonnières. On construisit le type Chacal, d'une longueur de 43",3 sur 7",4 de largeur et 2",4 de tirant d'eau. Ce type fut nanti d'une artillerie relativement puissante : un canon de 19*'°' sur affût à pivot, et dexxx canons de 12*'"'. La vitesse atteignit 10 nœuds.
Le nouveau programme de la flotte comprend une classe de canonnières qui diffèrent peu du type précédent, surtout au point de vue des dimensions. Ces navires, du type Crocodile , portent également un canon de 19*"*,
— Il nous reste à dire un mot des chaloupes canonnières. Leur râle est essentiellement /lumaf.
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Leur usage remonte aussi à la guerre de Grimée. Trës-souveot elles sont formées de compartiments démontables. Dans tous les cas» leurs dimensions habituelles ne dépassent pas 27" de longueur, 5* de large et l^^ô de tirant d'eau. Leur machine les met à même de réaliser des vitesses de 7 nœuds. Leur artillerie comporte un seul canon, le plus souvent du calibre de 16«".
On a adopté dans ces derniers temps un type {Êpèe^ Tromblon) emprunté aux Anglais. Ce type a 24" de long sur 7",6 de lai^e et 1"*,8 de tirant d'eau; il porte un canon de 24*"*, et peut filer 9 nœuds.
La grande difficulté est, avec d'aussi grosses pièces, de ne donner qu'pn faible tirant d'eau à la chaloupe, et aussi de lai conserver une stabilité suffisante. C'est dans ce but que le commandant Farcy a imaginé le type qui porte son nom. Les fonds du navire présentent ici dans leur coupe transversale une forte ondulation de chaque côté de la quille. 11 en résulte que longitudinalement il y a à tribord et bâbord une demi-voûte, qui vient appuyer sur l'eau comme sur un rail. Ce système s'est plus répandu à l'étranger qu'en France.
N<^ XII3 Des transpoHs à vapeur A côté de la flotte de combat que nous venons d'étudier, il faut réserver une place tout à fait distincte pour les transports qui sont, au point de vue de l'architecture navale comme au point de vue du genre de service, un intermédiaire entre les navires de guerre et les paquebots.
La flotte de transport représente le moyen de combiner la force militaire et la force maritime d'un pays. A ce titre, elle a, de tout temps, mérité d'avoir en France une importance plus grande que partout ailleurs. Notre rôle ordinaire est, en effet, d'être le plus maritime des pays continentaui, et le plus militaire des pays maritimes.
La nécessité d'avoir des bâtiments exclusivement destinés au transport des troupes et du matériel de guerre, s'est accrue progressivement par suite de la transformation même de la marine militaire. Le navire de guerre, en effet, en se spécialisant de plus en plus pour le combat, s'est écarté des conditions d'économie dans la construc-
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tion et la navigation, et des conditions de commodité intérieure, qui rendaient les anciens bâtiments de guerre à voiles parfaitement propres à porter au besoin les armées.
La flotte à roues était mieux disposée pour le transport que pour le combat; elle se prêtait peu à une distinction de bâtiments destinés h chacun de ces deux services. Plus tard, nos premiers transports à hélice se composèrent d'abord de vieilles frégates, la plupart exhaussées d'un spardeck pour former le logement d'un millier de passagers, ensuite de vaisseaux à hélice rendus subitement impropres au combat par l'apparition de la cuirasse. Notre dernier vaisseau rapide mis en chantier, f Intrépide^ était devenu, avant son lancement, un bâtiment de transport. Le chargement que pouvaient prendre les bâtiments ainsi modifiés, en conservant l'ancien tirant d'eau, résultait exclusivement de la suppression presque complète de Tartillerie et de la réduction de près de moitié de l'équipage, soit en tout 300^' environ. L'addition du spardeck absorbait sur une frégate comme TEnireprenaniey près. de moitié de ce chargement; mais on acceptait au besoin un accioissement d'immereion de 0",60 à 1" justifié par la nouvelle hauteur d'œuvres mortes.
N"* XII4 Principaux types de transports à vapeur. — Parmi les prenniers bâtiments à hélice spécialement construits comme transports, il faut citer le type Marne^ Durance^ Nièvre, Saône^ Xotre, de 71 "",30 de longueur et 3.000*' de déplacement portant en pleine charge 700*^. Ces bâtiments n'avaient au début qu'un entre-pont de passagers. Mais, sur plusieurs d'entre eux, on augmenta plus tard les logements ; et l'on apporta en même temps un correctif indispensable à la dureté des roulis, en ajoutant un spardeck, comme sur les frégates transformées.
Les iransporlS'éeuries, qui vinrent ensuite, réalisèrent un progrès marqué, surtout au point de vue de la capacité des logements qui leur permettaient de porter 1.500 hommes lorsqu'il n'y avait pas de chevaux à bord. Ils jouèrent un grand rôle dans les expéditions de 1860 à 1870, et sont encore, pour la plupart, en serviceaujourd'hui. Tous ces grands navires à deux étages de logements dérivent d'un
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même plan primitif et présentent des dispositions analogues. Toutefois, un accroissement continu dans les dimensions et un accroissement plus marqué dans la puissance de la machine, les classent en trois séries successives, qui ont compris, la première et la seconde, six bâtiments chacune du type Calvados et du type Allier^ et la troisième cinq bâtiments du type Sarthe. Voici leurs données principales :
LoDgaear. .
Largeur
Creux
Puissance en chevaux de 75^* sur les pistons. Vitesse maximum
Poids de coque, lest, mâture, apparaux^ etc. .
Machine et chaudières pleines
Charbon
Équipage^ provisions^ artillerie, chargement. .
Poids total égal au déplacement
{•r TYPE.