TREOILS ET CABESTANS A VAPEUR. — N
défaut, car l'équipage est toujours conservé suffisamment nombreux à titre de combattants, sinon à titre de matelots. Aussi, les installations mécaniques sont-elles beaucoup plus rares que sur les bâtiments de commerce. La vapeur n'est généralement employée sur les navires de guerre, que pour manœuvrer le gouvernail, les tourelles mobiles et exceptionnellement le cabestan principal. Sur quelques transports dont le service se rapproche de celui d'un bâtiment de commerce, les divers treuils de chargement et de déchargement sont généralement à vapeur.
Treuil à vapeur de Taylord. — C'est surtout en Angleterre que les treuils à vapeur sont employés d'une manière courante; le type le plus en usage est celui de Taylord de Birkenhead, Il se compose de deux bâtis en fonte, boulonnés sur une plaque de fondation et supportant trois arbres. Au milieu, entre les deux bâtis, se trouve Tarbre du treuil*, à la partie supérieure se trouvent Tarbre moteur e^un arbre intermédiaire qui est placé entre les deux premiers. — La machine se compose de deux cylindres à bielle directe, inclinés à 45*; les manivelles sont à angle droit. Ces cylindres sont boulonnés contre les bâtis, à Textérieur. Les tiroirs sont conduits par des secteurs dont les excentriques sont montés sur Tarbre moteur, en dedans des bâtis ; Févacuation se fait en plein air. Le changement de suspension s'effectue pour les deux secteurs à la fois, au moyen d'un arbre de relevage horizontal, parallèle à Tarbre moteur, et placé dans le bas des bâtis, du côté des cylindres» — Les cloches du treuil sont au nombre de trois : une cloche cylindrique placée au centre, entre les deux bâtis, et deux cloches hyperbololdales en porte-â-faux. Un système de roues dentées, que Ton peut embrayer ou désembrayer à volonté, permet de relier Tarbre moteur â Tarbre du treuil, soit directement, soit par Pintermédiaire du troisième arbre, ce qui donne au treuil des vitesses différentes. On peut encore séparer complètement Tarbre du treuil de Tarbre moteur pour filer le garant; dans ce dernier cas, on se rend- mattre du treuil par un frein que porte la cloche cylindrique et qui se manœuvre par une pédale.
On ajoute quelquefois à ce treuil, deux pompes qui peuvent servir soit comme pompes de cale, soit comme pompes à incendie; mais cette installation n*est pas recommandable, car elle enlève au treuil tout le bénéfice de la simplicité, et gène sa manœuvre. Les pompes pourraient être installées â part, avec une transmission par courroies.
Treuil Carradi, — M. Corradi, de Marseille, a modifié d'une manière trèsheureuse le type ci-dessus ; son système est très-employé en France, principalement par les grandes compagnies de Marseille. Le perfectionnement le plus important consiste dans la suppression des tiroirs et de leurs renvois de mouvement. Les cylindres moteurs sont oscillants, et le tourillon extérieur de chaque cylindre se prolonge, au delk de son palier, par une partie conique qui s'engage dans une botte de même forme dans laquelle se font Parrivée et TévacuaUon de la vapeur. Les orifices d'admission et d'émission du cylindre, débouchent sur la paroi conique du prolongement du tourillon, et la distribution