MARCHE
auxiliaire.
kg
POflERS
allumes.
remis en actlTité.
kg
eDtrelenus.
kg
BAO
distillée.
kg
Marche auxiliaire. .... Huile: .-.''•,... Suif: ...^f,...
GR
Dans le rapport ^ , le numérateur indique les consommations réella inscrites dans ce petit tableau, et le dénominateur, les consommations normakiy c*est-à-dire les totaux des colonnes 15, 16, 17, 18 et 19 du recto du rapport semestriel.
Si la machine fait mouvoir une pompe de cale spéciale, mentionner succinctement la cause de son fonctionnement. La durée de ce fonctionnement se portera à la colonne 23.
1^0 77) ExplioaCions relatives aa tableau du verso. —
En têtb. — A gauche: le millésime de Tannée. — A droUe des tnoU : « Rapport semestriel », le nom du bâtiment, et tout à fait à Tangle supérieur de droite, le numéro du semestre.
Tableau. -— Colonne 1. -^ Ce nombre d'heures est fourni par le mécaDicien chargé du canot à vapeur; il doit en faire le relevé h la fin de chaque journée et le porter sur un petit carnet spécialement affecté à cet usage, et sur lequel il mentionnera les dépenses de combustible, d'huile et de suif faites par la noachine du canot à vapeur.
Co/oitne 2. -^Ensemble, toutes les machines auxiliaires. Pour n'écrire qu'un seul chiffre qui puisse servir de base d'appréciation, on peut rapporter le nombre d'heures de marche de toutes les machines distinctes à une seule, que Ton désignera dans la colonne 19 des observations, et proportionnellement à la dépense de charbon. Exemple :
La pompe de cale mue par une machine spéciale a marché pendant 2^ et a consommé 5Û0^> de charbon 600^i,00
ha machine des ventilateurs a marché pendant %^ et a dépensé 250*» 260*»,00
Les machines des treuils ont marche pendant 20^ et avec une consommation de 400*» 400*«.n0
En rapportant tout à la pompe de cale on a :
Pompe de cale, 2* 2*
Blachine dei ventilaleurs, S^Xg^ !•»
Uachinefi des treuils, 2^ X^ 1^36-
Total à inscrire: 4^ 36*
Colonne 3. — Somme pour tout le semestre des consommations de houille pour toutes les machines auxiliaires et pour le canot à vapeur.
Colonne k, — Ce chiffre est fourni par le commis aux vivres et certifié par Tofficier d'administration.
Colonne 5. — Somme pour tout le semestre des consommations de houille faites pour le service des vivres. Cette quantité est relevée sur les casernets de quart, en totalisant les nombres inscrits pour le service des vivres à Tariiclc consommations extérieures,
^ , C nombre de la colonne 5 . , , , .
CoUmne 6. - Rapport g- = ^^.^ de la colonne A ' *=« '''" ''"'"'^ '* ^^P^^^
(le combustible corespondant à une ration.
Colonne 7. — Total du charbon dépensé par les forges pour les travaux courants, pendant tout le semestre. Ces quantités sont inscrites sur les jour- Daux de la machine à la colonne versements, consommations extérieures. Les dépenses faites pour les travaux extraordinaires, tels que : grandes réparations, chauffage d'une pièce dans un fourneau, asséchage des chaudières, chauffage de la chambre des machines ou de toute autre partie du bâtiment dans les pays froids, etc., sont reportées à la colonne 19 des observations avec mention succincte de la cause de ces dépenses.
Colonnes 8, 9 et 10. — Dans chacune, le nombre total d'heures pendant le»quelles l'appareil désigné a fonctionné pour le nettoyage de la carène, multiplié par le nombre d*hommes employés à ce travail.
Colonne 11. — Surface mouillée en mètres carrés. Cette surface est inscrite au registre descriptif, page 13, pour le tirant d'eau moyen en charge. On en déduit sa valeur pour le tirant d'eau moyen du semestre, en mesurant, une fois pour toutes, la longueur de la ligne d'eau à la flottaison au tirant d'eau moyen en charge^ et en multipliant cette quantité par la différence entre le tirant d'eau moyen du semestre et le tirant d'eau moyen en charge; on obtient ainsi, d'une manière suffisamment approchée^ ce qu'il faut ajouter ou retrancher au nombre inscrit au registre descriptif.
^ . lo n f S nombre de la colonne 1 1
Utonne 12. - Happort ^^^ ^^ "" somme des nombres des colonnes 8, 9 et 10'
ce qui donne le nombre de mètres carrés nettoyés par un homme dans une heure de travail.
Colonne 13. — Somme pour les trois quarts et pour tout le semestre des nombres inscrits au repère 16 des journaux.
Colonne Ik. — Puissance nominale officielle. ;'
^, ,^ r. xfl'xjG nombre de la colonne 13 . .
Colonne 15. — Rapport effectué =. = — r — -r-n î rrî c© Qui donne
^'^ F nombre de la colonne 14 ^
le nombre d'heures d'entretien par cheval nominal.
Colonnes 16, 17, 18. — Ces coefGcients doivent être déterminés en terme
courant et par calme. Quand on veut faire ces expériences, il faut régler le
nombre de tours de la machine, le maintenir aussi exactement que possible, et
à défaut de bases pour mesurer la vitesse, jeter le loch à plusieurs reprises.
On a alors :
-«-.., , pas de Vhdice — avance du navire pour un towr
Coefficient de recul = . „,.,. •
pas de rhéltce
Remarque. L'avance du navire pour un tour se calculera à Taide de la formule : A= —2 — j^ ; dans laquelle on représente par :
À ravance pour un tour.
V le nombre de milles à l'heure.
N le nombre de tours d'hélice par minute.
Si Thélice est à pas variable, c^est le pas de sortie qu'il convient de prendre pour la détermination du coefficient de recul, à moins qu'il ne soit spécifié qu'on a opéré différemment dans les essais officiels. Si dans ces essais l'on a pris le pas moyen, il fandra agir de la même manière en service courant.
Colonne 19 (observations). — Former dans cette colonne le petit tableau suivant :
KUHÉROB
des colonnes.
DépsnsKs.
Huile.
Suif.
CharboD.
ft • ■ B ■ ■ •
Trav» extraordinaires.
Nota. — Il faut indiquer succinctement dans la colonne 19, le motif du fonclioooement du canot et des machines auxiliaires. S'il y a plusieurs machines aiuiliiif^> il faut indiquer celle à laquelle ont été rapportées les heures de fonclionnemeol.
N^ 774 Ofiefflciente de rendement.— Cc^efficienC de rendement de la machine seule.
Rbgto, au bas du tableau, — T* ligne : la valeur de H s'obtient en frisant U somme des totaux des colonnes 9, 11 et 13 du recto. 2' ligne: La valeur de H' s'obtient en faisant la somme des trois produit? •
l'g multiplié par le total de la colonne 8. c'« — — 10.
Cp — — 12.
3* ligne: La valeur normale de ce coefficient = 1. (Voir les observations, ciîiprès, relatives à ce coefficient).
4* agne: Ce rapport s*obtient en faisant :
gomme des totaux des co/onne» 20 ef 21 du recto somme des totaux des colonnes 9, 11 «M 3 =: H
l^a valeur normale de ce rapport est donnée au registre descriptif, pago 21.
Remarque, Si le rapport obtenu surpasse notablement celui inscrit au registre descriptif, il y a lieu de mentionner succinctement dans la colonne 2^ des observations, les causes qui ont déterminé Faugmentation de ce rapport.
5* ligne : Ce rapport s'obtient en faisant
total de la colonne 22 du recto
dou%e fois le nombre total de tonneaux de charbon introduits dans les fourneaux'
La quantité de charbon, formant le dénominateur de ce rapport, s'obtient en faisant la somme des totaux des colonnes 9, 11, 13, 15, 16, 17, 18 et 19.
La valeur normale de ce rapport est 0,12.
Pour le rapport de GR à CN, inscrit à la main dans la colonne observaii&nn^ les valeurs de CN sont :
Four la marche auxiliaire, 0jl5G X total de la colonne 14.
Pour les foyers allumés^ Tallocation ( multipliée par la somme des nombres
réglementaire (n* 76i) \ inscrits au repère 10 des journaux.
Pour les feux remis en activité^ Fallo- C multipliée par la somme des nombres
cation réglementaire (n* 76|). . , , \ inscrits au repère 11 des journaux. our les feux entretenus, Tallocalion i multipliée par la somme des nombres réglementaire (n* 76i) | inscrits au repère 12 des journaux.
. „ 1- j-if^ ^c^^cae S multipliée par la somme des nombres
Pour Veau dutillée. 16'»,666 < ;^«^;;,„ „„ ^^^^ i/ ^^„ ;«„,.„„„^
' ' ( mscrits au repère 14 des journaux.
Observations relatives aux coefficients de rendement. — Toutes les fols qu'un coefficient de rendement atteint ou surpasse 1,2 de sa valeur normale^ il faut justifier son augmentation. — Cette augmentation peut être justifiée :
r Pour les matières grasses : par leur mauvaise qualité, par des échauffements, ou par Tétat des portées exigeant un graissage plus abondant.
2* Pour les escarbilles : par la mauvaise qualité du combustible, par son état en poussière, ou par Timpossibilité motivée de les repasser au feu.
3* Pour Vallumage : par la mauvaise qualité du charbon, par son état en poussière, par la durée des appareillages ou des mouillages.
40 Pour la marche auxiliaire^ la remise en activité des feux ou leur entretien : par la mauvaise qualité du charbon ou Tinsuffisance des allocations réglementaires.
50 Pour la di$HUation : par la mauvaise qualité du charbon, par le fonctionnement du petit cheval refoulant de Peau dans le réfrigérant, par rallumage d'une chaudière exclusivement affectée à la distillation.
4r.i RAPPORT SEMESTRIEL. — N» ^^^
6^ Pour le coefficient de rendement économique 07, il faut d'abord comparer
les coefficients de recul obtenus pendant les essais officiels aux trois allures de
marche sous vapeur, aux coefficients de recul trouvés dans les essais faits en
service courant, pendant ce semestre, et qui sont inscrits aux colonnes 16, 17 et
18 (verso du rapport semestriel). Si les premiers sont plus grands que les seconds,
c'est que Tétat de la mer et Faction du vent ont contribué à augmenter le rap-
ij port |7>. Si les coefficients des colonnes 16, 17 et 18 sont supérieurs à ceux des
essais officiels inscrits au registre descriptif, page 35, c'est que la carène est
sale ou Parrimage défectueux; d*où une augmentation du rapport |p. — Enfin,
si le coefficient de recul pour tout le semestre diffère peu du coefficient moyea de recul des essais officiels, toute la responsabilité de Taugmentation du coefficient de rendement économique retombe sut la machine, car rinfluence du vent de la mer ou de Tétai de la carène a été sensiblement nulle.
Cette augmentation peut être justifiée :
1* Par la mauvaise qualité du charbon ; 2* par des fuites abondantes d'eau ou de vapeur aux chaudières; 3* par des fuites de vapeur intérieures ou extérieures dans la machine; k* par un mauvais vide au condenseur déterminé par des rentrées d*air ou par un mauvais fonctionnement des pompes à air; ô« par une accumulation de sels sur les surfaces de chauffe.
Ck>mme le coefficient moyen de recul pour tout le semestre est presque toujours supérieur au coefficient moyen de recul des essais officiels, il est bon de se rendre compte de la part de responsabilité qui incombe à la machine, en ramenant le coefficient de rendement économique à ce qu'il aurait été avec un recul moyen égal à celui des essais. A cet effet, on multiplie le coefficient de rendement économique du semestre par le rapport :
coefficient moyen d'avance du semestre, coefficient moyen d'avance des essais*
on trouve ainsi le coefficient de rendement économique de la machine seule *.
En effet,, pour un chemin parcouru de E milles, la dépense réelle est
H et la dépense normale H'; d'où coefficient de rendement économique
s^ljp. — Si nous désignons par A le coefficient moyen d'avance des essais,
par a le coefficient moyen d'avance du semestre et par E le nombre de milles parcourus, nous aurons : E = pas de Thélice X a; chemin pour lequel nuus prenons la consommation normale égale à H'.
* Le coefficient d'avance s'entend du rapport de !*avanoe du navire au pas*
avance
coefficient d^ avance ^
pas
iRAPPORT SEMESTRIEL. — N» 77, 455
Si le coefficient moyen d'avance avait été A comme lors des essais, le che-
parcouru par le navire eût été: E'=EX— (^n désignant ce chemin par E^,
et la consommation normale H' afférente à ce chemin E' serait donnée par Tex-
pression suivante en fonction de H' : H"= H'X -» la consommation réelle
restant toujours H.
Le coefficient de rendement économique ramené aux circonstances des essais serait:
H Hxg n ^£
Remarque. — Ce petit calcul doit être fait fréquemment par Je mécanicien chargé pendant le semestre, lorsque le charbon est de bonne qualité, et plus particulièrement lorsqu'il lui arrive de fonctionner à un nombre de tours pour lequel le recul est inscrit au registre descriptif. Il pourra ainsi s'apercevoir de bonne heure des dérangements intérieurs qui pourraient se produire dans le fonctionnement de l'appareil moteur.
N<^ 97m Résumé des oonsonunatioiis de houille. — HVotiee SOI* les eharbons employés* — Compte rendu des cireonsÉAUces qui ont pu modifier d'une manière sensible le rendement de l'appareil moteur»
Au VERSO. — Résumé des consommcUions de houille en kilogrammes,
V* ligne, — Somme des totaux des colonnes 9, 11 et 13 du recto.
2* ligne. — Total de la colonne 15 du recto.
3* ligne, — Somme des totaux des colonnes 16, 17 et 18 du recto.
4* ligne. — Total de la colonne 19 du recto.
5* ligne. — Nombre de la colonne 3 du verso.
6« Ugne, — Nombre de la colonne 5 du verso.
7* ligne, — Nombre de la colonne 7 du verso, augmenté, s'il y a lieu, de la quantité inscrite dans la colonne observation sous la rubrique Travaux exlra^ ordinaires.
Le total de toutes ces consommations est la quantité de houille réellement dépensée pendant le semestre pour tous les services réunis.
Remarque. — Si on avait fait un versement à un service quelconque étranger au bâtiment, la quantité versée ne devrait pas figurer en consommation dans le rapport semestriel.
Notice sur les charbons employés. -^ Indiquer la provenance et la qualité des charbons employés pendant le semestre. Mentionner la manière dont ces charbons se comportent sur la grille -, 8*ils encrassent peu ou beaucoup ; si la crasse est adhérente ou non; s'ils exigent peu ou beaucoup de tirage. Indiquer également Taspect de la flamme, de la fumée et de la suie; Tépaisseur de la couche nécessaire pour obtenir le meilleur rendement ; ainsi que la proportion de menu ou de poussier- à la sortie de la soute.
45G ENTRETIEN DES CHAUDIÈRES. — N» 78i
Transcription des ordres. — Compte rendu abrégé des circonstances 'pcarticulièi^es qui ont pu modifier d'une manière notable le rendement de Ut machine. — Cette note est rédigée par le capitaine. En ce qui concerne la machine, le mécanicien doit fournir les éléments nécessaires, diaprés les observations qui ont été faites dans le cours de cette instruction, et, surtout, dégager le coeflicient de rendement économique de la machine du coefficient de rendement économique du semestre, afin que le capitaine puisse se rendre compte de riniluence sur le coefficient de rendement économique général, des trois termes : vent et m^r, coque, machine.
Les bulletins de voyage dressés à la fin de chaque traversée sont les pièces à consulter par le capitaine, pour la rédaction de cette partie du rapport semestriel.
Remarque. — En vue de tenir les ports au courant de toutes les circonstances, incidents ou accidents qui ont pu survenir dans les machines des bâtiments armés, et afin de fournir les moyens efficaces d'apprécier les qualités et les défauts des appareils et d'arriver à les perfectionner, une dépèche du 28 octobre 1872 prescrit aux commandants des bâtiments de joindre aux rapports semestriels une copie des annotations inscrites pendant le semestre sur les registres descriptifs et historiques. Cette copie doit être approuvée par les commandants, et elle est conservée dans le port auquel appartient le bâtiment
Chap. YI, § 5. — Entretien des chaudières et des machines.
H* 78. — 1. EflMis à froid des chandières. — 9. EBlAreuMOt dM dépâto mHm oo ffraiMMttx. — Chaîne Jonblin. — Cinirrole lAmbert. — AppareU Ilawlluid. — 8. CoaaervatioB daa ohandi^rea sur les bâUmaato ddsarmëa.
N^ 78^ Essais A ttold des chaudières. — Dès leur achèvement et avant leur mise à bord, les chaudières doivent être soumises à une épreuve à froid au moyen d'une pompe de compression. La même règle doit être suivie à l'égard d'une chaudière réparée. Déplus, il est réglementaire de faire subir la même opération, chaque année, aux chaudières en cours de service.
Des ordonnances ministérielles règlent le mode de procéder à ces épreuves. Ces ordonnances peuvent se résumer ainsi qu'il suit * :
1* Toute chaudière neuve ou refondue doit être e^sayôe sous une pression effective double de la pression de régime pour laquelle elle a été construite,
• Voir, notamment, le règlement du 30 juilllet 1877 (B. 0., page 84), sur les essais des chaudières employées dans la marine .
toutes les fois que celle-ci n'excède pas 6 atmosphères. Lorsque la pression de rég'ime excède 6 atmosphères, la nurcharge d'épreuve doit être constante et éçale à 6^* par centimètre carré. — Il importe de se rappeler d'ailleurs, qu'en France, la charge des soupapes de sûreté est toujours réglée sur le grand diamètre de ces soupapes.
2* Toute chaudière simplement réparée sera essayée, avant sa remise en service, à une pression effective égale k une fois et demie la pression de régime, toutes les fois que celle-ci ne dépassera pas 6 atmosphères. Pour des pressions supérieures à 6 atmosphères, la surcharge d'épreuve sera constante et égale h 3*6 par centimètre carré.
3® Une chaudière en service à bord, subira chaque année la même épreuve qu'*en 2« ci-dessus ; pourtant le premier essai n'est obligatoire que deux ans après la mise en place de la chaudière, si elle était neuve ou refondue au moment de son montage à bord.
d* Dans toutes les épreuves, la pression sera maintenue pendant le temps nécessaire à l'examen de toutes les parties de la chaudière ; on surveillera avec soin les déformations et on les mesurera. Le temps nécessaire k cet exa* men pourra varier de 5 k 10 minutes.
5* Toute chaudièr<^~d^n bâtiment armé ou en première catégorie de réserve subira Fessai k Teau froide une fois par an. — Tout corps de chaudière d'un bâtiment en deuxième ou troisième catégorie de réserve subira l'essai k l'eau froide une foie tous les deux ans, — Si le bâtiment passe de la deuxième ou de la troisième catégorie de réserve k Tétat d'armement, l'essai des chaudières sera obligatoire au commencement de l'armement, k moins que les chaudières n'aient subi Tessai depuis moins d'un an.
Les essais sont obligatoires pour tous les corps de chaudière, y compris ceux des machines auxiliaires.
Dans le cas où Ton concevrait quelques doutes sur l'état des chaudières d'un bâtiment, on pourra devancer l'époque de l'essai annuel, et on rendra compte au ministre du résultat de cet essai.
6* Il est recommandé de visiter les chaudières en service, aussi souvent que les circonstances le permettront, par les moyens généralement usités, tels que le marteau, l'inspection minutieuse par la vue, le percement de trous quand la présence d'un personnel expérimenté le permettra. Ce dernier procédé devra toujours être conduit de manière k ne pas affaiblir les chaudières. Toutefois, et sauf des cas exceptionnels, la visite par percement de trous ne doit avoir lieu pour les chaudières neuves ou refondues, qu'après la deuxième année ; et pour les chaudières réparées qu'après la première année de leur mise en service. A partir de ce moment, ce mode de visite peut être utilement renouvelé.
7<* Quand dans les épreuves k l'eau froide d'un corps de chaudière, on apercevra des indices de fatigue avant d'arriver k la pression égale k une fois et demie la pression effective, on arrêtera l'opération, et les soupapes de sûreté de ce corps et des autres corps du même groupe seront chargées de manière que la pression effective de service soit les deux tiers de celle k laquelle on s'est arrêté.
Si Fessai k Feau froide conduisait k l'emploi d'une pression inférieure aux
deux tiers de la charge maximum assignée à la chaudière lorsqu'elle était neuve, ce serait Tindication qu'il faut réparer, refondre ou changer Tappareil évaporatoire. Cependant il sera possible d'abaisser encore la charge des soupapes soit en cours de campagne, soit même au moment de la mise en service, lorsque, par la suppression de la détente variable, on pourra compenser Teffet résultant de la diminution de pression, en augmentant la durée de Tintroduction dans les cylindres.
Dans ce dernier cas, comme dans les précédents, les chaudières devront être essayées à une fois et demie la pression de régime adoptée.
d^" Après chaque essai on dressera un tableau qui sera joint au devis dVmement et dans lequel on consignera : les résultats des essais pour chaque corps; les observations recueillies pendant la visite faite en 6"* ci-dessus, lorsque cette visite aura eu lieu ; le nombre d'heures de chauffe de chaque corps, depuis que les chaudières sont à bord.
Ce tableau sera dressé et tenu à jour, par les divers services auxquels le bâtiment sera successivement confié. Il sera disposé conformément au modèle ci-joint :
Toute chaudière neuve ou refondue portera un timbre poinçonné indiquant le nom du constructeur et la pression maximum de la chaudière.
Pour mesurer les déformations, dont il est parlé en '4<> ci-dessus, que peuvent éprouver les chaudières pendant Tessai à froid, on prendra à l'aide de jauges, alors que les chaudières sont sans pression, Técartement des faces en r^ard des foyers et des boîtes à feu, ainsi que la distance des faces extérieures des eor^ loppes à des points fixes du bâtiment, telles que les murailles ou les cloisons des soutes. On mesurera également cet écartement pendant Pessai, et le rapprochement des faces en regard des foyers et des bottes à feu, ou celui des enveloppes aux points de repère fixes pris sur le bâtiment, donnera la mesure des déformations. On consignera sur le tableau des essais, la valeur de ces déformations ainsi que la pression à laquelle elles se sont produites.
Lorsque dans la visite dont il est fait mention en 6*> ci-dessus, Ton aura pratiqué des trous pour mesurer les épaisseurs des tôles -, ces trous seront ensuite légèrement fraisés extérieurement, puis bouchés soit au moyen de rivets, soit par des goujons taraudés; les rivets devront être préférés s'il n'y a pas liei de craindre que le choc occasionné par le rivetage détermine des fuites ultérieures. Si les chaudières sont fortement affaiblies il sera préférable d'employer des goujons.
Si après un essai fait en cours de campagne, une chaudière est reconnue affaiblie au point de ne pouvoir supporter une pression égale aux deux tien de la pression primitive, on pourra la consolider en augmentant le nombre des tirants, des entretoises et des armatures ; ces dernières pourront d'ailleurs être maintenues au moyen de boulons, si Ton craint que le rivetage ébranle la chaudière au point de déterminer des fuites. Après cette réparation, la chaudière sera essayée de nouveau, mais en ayant soin d'agir avec prudence, principalement à partir du moment où la pression aura atteint la valeur sous laquelle la chaudière avait préalablement cédé.
Le mode de procéder aux épreuves des chaudières dans la marine anglaise,
ENTRETIEN DES CHAUDIÈRES. — W 78i
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