TUYAUTAGE D'ÉPUISEMENT DE CALE. — N
Le débit de la pompe a été inférieur de 700 mètres cubes au chiffre men* tienne au cahier des charges. Cest un mécompte qui provient simplement de ce que les cames à vapeur n*ont pas été assez largement proportionnées.
V. Expériences de Brest, —Des expériences ont été entreprises au port de Brest pour comparer les machines alimentaires du système Behrens avec les machines alimentaires de Tancien type réglementaire connues sous le nom de petits chevaux. Ces essais, commencés en 1874, continués en 1875, ont été terminés en 1877.
La conclusion de ces expériences est une infériorité marquée des Behrens sur les petits chevaux, tant au point de vue du débit réel par rapport au débit prévu, qu'au point de vue du travail utilisé par kilogramme de vapeur dé^ pensée.
Nous ne citons ces expériences que pour mémoire, cap les Behrens essayés étaient dans de mauvaises conditions de fonctionnement ; le rapport signale, en effet, des fuites au repos de 2^,4 de vapeur par minute pour le Behrens n* 3, et de 4^, pour le Behrens n* k. D'autre part, les résultats des essais présentent des anomalies inexplicables : ainsi, le Behrens n<» 3 dépense 234^' de vapeur par heure à Tallure de 198*,4, tandis qu*il n*en dépense que 321^ à Tallure de 2ôS*,9 dans les mêmes circonstances d*aspiration et de refoulement. Le Behrens n'' 2 dépense 122^',3 de vapeur à Fallure de 226*,7, et seulement IIV',2 à Fallure de 276^5. — On comprend qu*en présence de ces résultats, dont les anomalies ne peuvent pas être expliquées parles fuites de vapeur, toute nouvelle conclusion doit être ajournée; nous nous en tiendrons par suite aux conclusions des essais cités précédemment.
Conclusions générales tirées des expériences, •— Dans de bonnes conditions de fonctionnement, le Behrens est, sous tous les rapports, supérieur aux petits chevaux. Néanmoins, dans son état actuel, c'est un appareil dépensier. Mais en y apportant les mêmes perfectionnements (n"* 64,), au point de vue thermodynamique, qu'aux meilleures machines ordinaires d'aujourd'hui, nous avons la ferme conviction qu'il deviendrait aussi économique que ces dernières.
ir 88. — I. VnjmaiMf^ général poor épnlMinént 4m o«l«. — 9. Poupaa à yrmpmaw diYsrsM poor InoeDdle. — S. Treuils et cebeeUas à Tapeur. — 4. Appareils à va* peur peur oianœiiTrer le gowernail. — 6. Aératloa des clMmbrea de macUaes.
HT 66^ Tayautaf^ Ig^énéral pour épuisement de oale. —
Ce tuyautage comprend :
1*» Pour les pompes mues par la machine, un tuyau d'aspiration et un tuyau de refoulement. Le premier est muni d'une crépine (n* 63,) ; le second est muni d'un robinet obturateur, et débouche presque toujours au-dessous de la flottaison.
2* Pour l'injection à la cale, applicable avec les condenseurs par mélange, un seul tuyau avec crépine et robinet obturateur, débou-
à52 POMPES A VAPEUR. — N* W,
chant dans Tintérieur du condenseur, mais sans passer par Tinjection ordinaire pour ne pas obstruer cet organe,
3* Pour les pompes de circulation, un tuyau avec crépine et robinet obturateur, s'embranchant sur l'aspiration de la pompe de circulation. 4* Pour les pompes spéciales de cale, quel que soit leur système, petit cheval, Behrens, pompe centrifuge ou giffard, un tuyau d'aspiration avec crépine, çt un tuyau de refoulement avec robinet obturateur, mais débouchant souvent au-dessus de la flottaison. F'«. 12, La/î^. 12,p/. VIII, dont la description se trouve au n^GOg, représente PI. vni la disposition complète du tuyautage qui nous occupe pour le cas où le bâtiment est partagé en plusieurs compartiments étancbes, afin qu'on puisse vider à volonté, l'im quelconque de ces compartiments. Au lieu de vider la cale, il peut être utile de la remplir pour faire couler le bâtiment, soit dans le cas d'incendie dans un port ou sur une côte, soit dans le cas où le bâtiment est désemparé et à la disposition d'un ennemi. — Sur les anciens navires, aucune disposition spéciale n'avait été prise dans ce but ; on pouvait seulement faire sauter les brides des prises d'eau, ou bien démonter les portes des bâches et ouvrir Tobturateur de décharge. — Avec les pompes de circulation munies d'une aspiration à la cale, il suffit d'ouvrir le robinet de cette aspiration en même temps que la prise d'eau. Sur quelques bâtiments, outre cette aspiration, la cale peut être mise en communication avec la mer par une tubulure munie d'un gros robinet et placée sur le tuyau de décharge. On a ainsi pour chaque pompe de circulation deux larges voies au moyen desquelles la cale peut être remplie en un temps très-court.
N^ 66, Pompes A vapeur diverse!» pour inoendie. — Les
pompes à vapeur employées dans la marine sont fixes, flottantes ou locomobiles.
Pompes À vapeur fixes. — A bord, les petits chevaux du type ordinaire ou du type Behrens, sont toujours munis d'un tuyau de refoulement qui s'élève jusqu'au pont; des tubulures sont placées sur ce tuyau à la hauteur du faux pont et de chaque batterie, pour recevoir les manches d'incendie. Les Behrens et les pompes centrifuges employées comme pompe de cale, peuvent. également avoir une tubulure de refoulement pour l'incendie, et présentent cet avantage de permettre de jeter sur le foyer d'incendie des masses d'eau considérables. Enfin, la pompe Leed et Leamed{ïf 63^) peut être utilisée dans le même cas.
Sur quelques bâtiments américains, on rencontre, employée comme petit cheval, ou comme pompe de cale, et pouvant par suite servir contre Tincendie, la pompe à vapeur Tangye Brothers et Holman qui est représentée par la fig. 8,p/. IX. Cette pompe n*a pas de transmission de mouvement par bielle et ^^* ^* manivelle ; le piston à vapeur P, et le piston à eau sont montés sur la même ^i- 1^* tige T ; les couvercles en regard des deux cylindres, Tun à vapeur G et Tautre à eau, font partie d'une môme pièce en fonte F, qui sert d*entretoise, de sorte que les cylindres sont parfaitement reliés Tun à Tautre. — La pompe à eau ne présente rien de particulier ; elle est à double effet.
Le tiroir D, placé sur le dos du cylindre moteur G, est h, double coquille ; son mouvement est alternatif intermittent. Gbacune des courses de ce tiroir précède la course correspondante du piston P, et se fait en sens contraire de cette dernière. — Aux deux extrémités de la boîte à tiroir 0, sont rapportés deux petits cylindres c, c', recevant des pistons sans garniture p.p', qui déterminent le mouvement du tiroir D. Ces pistons sont venus de fonte avec une tige commune <, qui forme cadre en son milieu pour embrasser le tiroir D et le conduire. Ces pistons p, p', ont la forme de pistons plongeurs à fourreau ; chacun d*eux porte, dans son fond, un petit trou 1, et à la génératrice inférieure, un orifice 2. Lorsque le piston p ou p' est à fin de course dans le fond de son cylindre, Porifice 2 communique avec un canal 3 qui aboutit à la paroi, et en dedans, d*un petit cylindre Ci, ou c'i, pratiqués d*un côté dans le fond et de Pautre dans le couvercle du cylindre moteur G. Les cylindres C| et c'j, sont munis de piston Q, Q' dont les tiges g, q% peuvent faire saillie dans Tintérieur du cylindre C. Des canaux particuliers 4,4, font communiquer les fonds des cylindres c,, &i, avec l'intérieur de la botte à tiroir 0.
Voici comment fonctionne cet appareil. Le piston moteur P descendant, par exemple, Tintroduction du cylindre G est ouverte pour le haut, par rorifice 0% et l'évacuation est ouverte pour le bas par l'orifice o. Le tiroir D est au haut de course, et les pistons Q, Q', occupent la position delà figure. — Dans son mouvement, vers la fin de sa course, le piston P rencontre la tige g, et repousse le piston Q jusqu'au fond de son cylindre. Ce piston démasque alors le canal 3, et bouche au contraire le canal 4. La vapeur qui est dans le fond du cylindre c, passe par le canal 3 devenu libre, et par l'espace annulaire ménagé autour de la tige q. Cette vapeur s'évacue ensuite par l'orifice o. La dépression que produit cette évacuation derrière le piston /?, ne peut être contre-balancée par l'introduction de vapeur qui se fait par le trou 1, dont la section est trop faible, et la vapeur de la botte à tiroir repousse le piston p dans le fond de son cylindre. Ce piston entraîne le tiroir D au bas de sa course, et la distribution de vapeur pour le cylindre C est changée.
Dans le déplacement du tiroir D et de ses pistons moteurs, le piston p met son orifice 2 en communication avec le canal 3 ; la vapeur aflïue sur l'avant du piston 0, et ce piston reste immobile au fond de son cylindre. Pour le haut, le piston p* bouche le canal 3; la vapeur qui est en dedans du piston Q' s'évacue par l'espace annulaire ménagé autour de la tige q\ et la vapeur de la boîte à tiroir pénétrant dans le fond du cylindre ^i par le canal 4, le piston Q' est repoussé; sa tige vient faire saillie dans l'intérieur du cylindre C, et ce
piston Q' bouche Porifice 3. — Le petit trou 1 du fond des pistons pjp', permet à la vapeur de la botte à tiroir d^établir l'égalité de pression sur les faces de ces pistons, afin que le tiroir D ne soit pas manœuvré accidentellement, si les pistons Q, Q' n'obturent pas bien exactement les orifices 3.
Un changement de distribution semblable s'effectue quand le piston F arrive près du haut de sa course.
Le cadre du tiroir D porte deux oreilles qui emprisonnent un levier /, dont Taxe horizontal porte, à Textérieur, un levier L pour manœuvrer le tiroir à la main et mettre en marche. — On règle la quantité de vapeur dépensée au moyen de la soupape v. L'évacuation se fait par le canal E et le tuyau E\ •— Cette machine a l'inconvénient de fonctionner à pleine introduction, et d'occasionner à chaque coup de piston la dépense inutile, au point de vue du travail, du volume de vapeur que renferme le cylindre c ou c\ Elle présente une particularité qu'il est bon de noter : le conduit d'évacuation E', débou* che pendant la marche, dans le tuyau d^aspiration de la pompe; ce dernier tuyau fait par suite l'office d'un condenseur; mais il est probable que le rendement de la pompe en est diminué.
Pompe à vapeur Hayward et TeyUr. — La pompe ne présente rien de particulier ; elle est à double effet : le piston est plein avec garnitures, les clapets sont en caoutchouc.
Le moteur à vapeur, fig, 9, pL IX, est composé de trois cylindres logés *^' ^* l'un dans l'autre. Le cylindre proprement dit C, est fixe. Le deuxième cylin- PI. IX. dre P, logé dans le premier, fait l'office de piston et reçoit la tige T qui conduit le piston de la pompe. Le troisième cylindre D, logé dans le second, fait l'office de tiroir. Le cylindre P vient buter à ses points morts, contre les rondelles en caoutchouc 1, 1, qui amortissent le choc et réservent un espace libre pour la vapeur d'introduction. Les courses du cylindre-tiroir D, sont également limitées dans le piston P, par les rondelles en caoutchouc 2, 2; ce tiroir est complètement libre. Les deux cylindres mobiles sont guidés en ligne droite par des clavettes longitudinales.
Sur le cylindre-enveloppe G, se trouvent deux tubulures : l'une V pour l'introduction, l'autre E' pour l'évacuation. — La tubulure V aboutit à une cavité Y pratiquée dans la paroi du cylindre G, et jusqu'aux génératrices intérieures de ce cylindre. Sur le piston P, se trouve une cavité semblable, qui perce les génératrices extérieures de ce piston, et qui communique avec la capacité V, quelle que soit la position du piston P dans le cylindre G. La cavité du piston P est prolongée, au-dessus, par un canal v, qui conduit la vapeur dans la coquille V| du tiroir D. Dans l'épaisseur du piston P, sont pratiqués deux orifices o,o, qui aboutissent d'une part aux extrémités de ce piston, et d'autre part à sa paroi intérieure; la coquille 0| met alternativement chacun des orifices o en communication avec l'arrivée de vapeur v, ce qui détermine l'introduction dans le cylindre C.
L'évacuation se fait par les mômes orifices o, o, mis en communication avec les canaux o^, o,, pratiqués dans le tiroir D. Ges derniers débouchent alternativement dans l'orifice E, pratiqué dans l'épaisseur de la paroi du piston P; cette cavité est toujours en communication avec la cavité E' du cylindre C, et
le conduit E' amène la vapeur d'évacuation dans la condenseur ou dans Fat* mosphère.
Le changement de distribution de la vapeur s'effectue de la manière suivante : De la cavité \' partent deux petits canaux 3, 3, qui viennent aboutir à la paroi intérieure du cylindre C; des fonds intérieurs ' du piston P partent les canaux 4, d, qui viennent aboutir à la paroi extérieure de ce piston, et qui sont mis en communication, à tour de rôle, avec les canaux 3, 3, lorsque le piston P arrive à fin de course. D'autre part, de la cavité d'évacuation E', partent deux canaux 5,5, qui aboutissent à la paroi intérieure du cylindre G; des fonds intérieurs du piston P, partent les canaux 6, 6, qui viennent aboutir à la paroi extérieure de ce piston, et qui sont mis alternativement en communication avec les canaux 5, 5, lorsque le piston P est à fin de course. Les communications des canaux k et 3, et des canaux 6 et 5 sont alternées, de manière à déterminer l'introduction pour une des faces du cylindre-tiroir D, et l'évacuation pour l'autre face.
Sur la figure, le piston P approche de son point mort haut ; le tiroir D est au bas de sa course dans le piston P, de sorte qu'il y a introduction pour le bas du cylindre G et évacuation pour le haut de ce cylindre. A ce moment, le piston P continuant sa marche, les canaux d et 3 du bas vont être mis en communication, et la vapeur agira sur la face du bas du tiroir D ; les canaux 5 et 6 du haut vont également être mis en communication, et la vapeur qui est dans le haut du piston P va s'évacuer. Le tiroir D va se mettre en marche du bas vers le haut, et Tintroduction du cylindre G sera changée ; par suite, le piston P fera sa course descendante. Un changement semblable de distribution s'effectue au point mort bas du piston P.
Ge moteur a l'avantage d'une transmission directe; mais il a l'inconvénient d'exiger un cylindre très-long, eu égard à la course du piston, et d'être par suite exposé à des pertes considérables par refroidissement. Enfin, ce moteur ne saurait être économique sans le système Wolf ; il faudrait employer sa vapeur d'évacuation à faire marcher le piston à vapeur d'une deuxième pompe.
Pompe à vapeur de J. Stannah, de Liverpool, — Le cylindre à eau est placé au-dessus du cylindre à vapeur, comme dans nos petits chevaux; la pompe est aspirante et refoulante; et comme le travail de refoulement est généralement bien supérieur au travail d'aspiration, le piston moteur est à fourreau simple du côté de la pompe, et le prolongement de ce fourreau forme le piston plongeur de cette pompe. Le tiroir du cylindre moteur est en coquille simple, et il a la forme d'un secteur oscillant sur un axe perpendiculaire à celui du cylindre. Les orifices ont la même forme. Sur l'axe du tiroir est monté un levier portant à son extrémité, un tourillon qui s'engage dans le trou central d'un volant. Sur le plongeur de la pompe, entre les deux cylindres, est monté un tourillon qui s'engage dans un trou excentré du volant précité. Dans le mouvement de va-et-vient du piston, ce deuxième tourillon décrit une courae rectiligne alternative, d'où résulte un mouvement d'oscillation du levier qui porte le premier tourillon, et par suite du tiroir lui-même. En réalité, dans ce mouvement d'oscillation, le volant tourne autour de son axe. Le tiroir est à fin de course quand ce tourillon est à mi-course, et inversement. Les passages du
S56 POMPES A VAPEDR. — N« M,
tiroir à mi-course sont excessivement rapides, et en donnant un léger découvrement au tiroir, les avances sont suffisantes, puisqu'il n'existe aucune articulation pour la transmission de mouvement des pistons. Le volant est nécessaire pour aider à franchir les points morts du tiroir.
Cette pompe est extrêmement simple comme disposition de mécanisme, et son encombrement est très^faible.
Pompes flottantes. — Quelques petits canots sont munis d'une pompe Behrens, que la machine met en mouvement après que Phélice a été désembrayée. Ces pompes sont utilisées comme appareils d'épuisement, aussi bien que comme pompes à incendie. Nous les avons décrites aux n** 6k et 65.
Pompe à vapeur fiùUante de M. Jay. — Cette pompe est en service au port de Brest; elle est montée sur un chaland. Le moteur comporte deux cylindres à vapeur horizontaux, placés tribord et bâbord du plan diamétral, avec les axes parallèles à la quille. Sa machine fonctionne à haute pression sans condensation. Les bielles sont directes; elles agissent sur un même arbre transversal supporté par quatre paliers placés très-près des cylindres. Les manivelles sont calées à 90* sur les extrémités de Tarbre moteur, en de^ hors des paliers.
Les tiges de piston sortent des cylindres, suivant leur axe, du côté opposé à l'arbre ; chacune se fixe sur une traverse conduite en ligne droite par des glissières. En dehors de ces dernières, la traverse porte, du côté en abord, le tourillon de la grande bielle, et le levier d'en dedans conduit une pompe alimentaire à piston plongeur. Les deux grandes bielles sont par suite extérieures aux cylindres. Les tiroirs sont placés sur les côtés intérieurs des cylindres, et sont conduits par des excentriques à calage fixe; par suite, l'arbre ne peut tourner que dans un sens.
Les pompes, au nombre de deux, sont à double effet et du système ordinaire à piston plein ; les axes de ces pompes sont dans le prolongement de ceux des cylindres, derrière ces derniers, de l'autre côté de l'arbre, et les corps de pompe sont reliés aux cylindres moteurs par les glissières. Les tiges de piston viennent se fixer sur les traverses des pistons à vapeur.
Les clapets sont rectangulaires et en caoutchouc. Les corps de pompe n'ont pas de communication; chaque pompe possède sa prise d'eau à la mer et une botte de refoulement. Cette botte est surmontée d'un grand récipient d'air, à la base duquel se trouve un large manchon en bronze portant quatre tubu-> lures également espacées, sur lesquelles se montent les manches de refoulement. Chaque tubulure est munie d'un robinet. L'appareil total peut par suite recevoir huit manches de refoulement. — Un robinet d'air est placé à chacune des extrémités du corps de pompe, et ces robinets sont ouverts lorsque la machine est employée à la propulsion du chaland.— Chaque tu^^au d'aspiration est muni d'un robinet obturateur, et porte une tubulure qui permet d'employer la pompe comme appareil d'épuisement; dans les circonstances ordinaires, cette t'ib'jliirp ost forniùc par un bouchon taraudé, avec joint étanche.
I (M .î ! \: \ c;L:'. !n'".i(c. e! c. • pi ?ruî? ■?::'."• rnt af^linnuô par l'arbre moteur au n'.u <■:•. i:"'.:n >•..'•' i.j..'MlV:!ii'r.v':i':u\ \.'iiv..r'j il? riir;îico, qui csî, pcrpemiicuîairo
à Tarbre moteur, passe entre les deux corps de pompe et les cylindres moteurs; il est supporté par deux paliers, dont l'un forme butée. Sur Textrémité avant de cet arbre, est claveté un pignon conique en bronze, qui engrène avec deux roues folles montées sur Tarbre moteur. Un manchon d'embrayage à empreintes, placé entre ces deux roues, permet de donner alternativement à Tune ou à Pautre, le mouvement de rotation de Tarbre, et par suite de marcher à volonté en avant ou en arrière. Lorsque la machine fonctionne pour conduire les pompes, le manchon d'embrayage est placé entre les deux roues coniques, et celles-ci restent libres sur Tarbre. La manœuvre de l'embrayage se fait à Paide d'un petit volant k moyeu fileté, qui actionne une bielle de rappel; on vire au besoin Tarbre de Thélice, pour mettre les empreintes de l'embrayage en coïncidence.
La chaudière est du système BellevUle (n* 6l4et{), à deux fourneaux; elle pos« sède un gifiard pour Talimentation pendant les arrêts. L'eau d'alimentation est prise dans un réservoir où puisent également les pompes alimentaires. L'eau de la cale s'enlève au moyen d'un éjecteur-pompe, comme ceux des canots.
Pompe flottante de Merry-Weaiher, — La pompe est du système décrit comme pompe locomobiie du même auteur, mais elle est double. Le spécimen le plus remarquable est celui qui a été construit pour le port de Sunderland^ et qui est monté sur un canot à double hélice de 12' de long. 2'',90 de large et 1*,45 de creux, avec un tirant d'eau moyen de O^fôd. Ce canot est pourvu de ma-^ chines motrices indépendantes de la pompe. A l'avant est une cabine pour trois ou quatre hommes; à Tàrrière se trouve une bobine à manettes, sur laquelle on peut enrouler une très-grande longueur de tuyaux. Des caisses à eau pour la chaudière sont installées sous le pont et sous les banquettes.
Diamètre des cylindres moteurs 0'*,225
Diamètre des cylindres des pompes 0'",165
Course commune des pistons 0'",610
Débit par minute 5" «'"*,000
Les clapets sont en bronze, avec garniture en caoutchouc retenue par des vis en cuivre; leurs sièges n'ont ni cloison ni grillage, afin d'éviter l'engorgement lorsque la pompe est employée comme appareil d'épuisement.
Pompe à vapeur locomobiie de M. Mangin, — Cette pompe, construite par M. Petau, k Paris, est représentée par la fig, 10, pi, IX, dont voici la légende :
Vue r Élévation de cété, avec déchirure dans le réservoir d'eau.
Vue 2* Coupe verticale par l'axe d'un cylindre. W.IX.
Vue 3» Coupe verticale par l'axe d'un corps de pompe.
A arbre de la machine, reposant sur trois paliers que forment les bâtis, et qui sont venus
de fonte avec les cylindres.
A/ tubulure d'aspiration de la pompe ; l'extrémité est filetée pour recevoir la manche
d'aspiration pendant le fonctionnement, ou bien un bouchon quand la pompe est
au repos. Cette tubulure d'aspiration est commune aux deux corps de pompe. A' chambre d'aspiration commune aux deux corps de pompe et dans laquelle déboache
la tubulure Af.
6 grandes bielles avec articulation simple au pied, et chape à la tète.
238 POMPES A VAPEDR. — N* 66^
G cylindres à vapeur à fourreau au nombre de deux, dont les pistons conduisent chacun
une pompe.
c excentrique et bîelle conduisant la pompe alimentaire P«.
Vf trois tubulures de refoulement de la pompe communiquant avec la chambre de refoulement DV et sur lesquelles se vissent les manches. Chacune de ces tubulures est
munie d*un robinet obturateur.
I>7 chambre de refoulement commune aux deux corps de pompe. E tuyau d'évacuation des cylindres, débouchant dans lacheminée pour activer le tirage.
Ce tuyau est terminé par une tuyère.
« excentriques conduisant les tiroirs. F cheminée à rabattement.
f tuyau muni d'un robinet, et terminé par une tuyère pour injecter directement de la
vapeur dans la cheminée lors de Pallumage. G bâtis en tdics et cornières, formant le chariot sur lequel sont montés les pompes et
leurs moteurs.
H chaudière du système Belleville {n? 6I4 et s)k épurateur de vapeur de la chaudière. H' réservoir d'eau d'alimentation pour la chaudière. h* giflard pour alimenter pendant les arrêts. I cylindre>niveau de la chaudière.
t robinet régulateur de l'alimentation. K soupape de sûreté, chargée par un ressort à boudin agissant à Pextrémité d'un
levier.
L deux caisses destinées à contenir les ustensiles et accessoires de Tappareil. L*une de
ces caisses est au-dessous du chariot ] l'autre est placée au-dessus de la machine. l lances d*mcendie, à leur poste de route sur la caisse supérieure L : elles sont au
nombre de quatre, deux de chaque bord.
M manivelles des vilebrequins de l'arbre de couche. N volant pour régulariser le mouvement. 0 bottes à tiroir placées sur les cdtés extérieurs des cylindres. P pistons à vapeur à fourreau.
p pistons de pompe, du système à plongeur. Ces pistons sont conduits par deux tiges T
fixées sur les pistons moteurs.
P« corps de pompe à double effet, au nombre de deux, faisant face aux cylindres. P« pompe alimentaire, à piston plongeur et à simple effet, conduite par la machine. Q tiges des tiroirs.
g tiges ou bielles d'excentrique des tiroirs. H roues à larges jantes dont les essieux supportent le chariot par l'intermédiaire des
ressorts r.
f ressorts à lames dont il est parlé en R.
IV réservoir d'air pour le refoulement des pompes Pa. Ce réservoir est conmiun aux
deux pompes.
8 freins pour rendre les roues immobiles quand les pompes doivent fonctionner.
« Vérins à vis, qui permettent de placer le chariot horizontal, et qui remplacent les ressorts r pour supporter le chariot quand la machine fonctionne. L'emploi de ces vérins donne plus de fixité à l'appareil, et fait éviter les vibrations qui se produis raient infailliblement si le chariot restait suspendu sur les ressorts r.
T tiges de piston à vapeur dont les prolongements servent de tiges aux pistons des pompes.
t contre-tiges des pistons des pompes.
Y tuyau de vapeur des cylindres. La soupape d'arrêt qui sert de valve de prise de vapeur, est placée sur le côté de l'épuraleur A, qui, sur la figure, masque cette soupape.
V communication du tube diviseur de la chaudière avec Tépurateur h.
1,1' tuyaux d'aspiration au réservoir H' pour la pompe alimentaire Pf et pour le giffard A'. 2yV tuyaux de refoulement dans le cylindre-niveau I, pour la pompe alimentaire et pour le giffard.
2' tayan de prise de vapear du giffard.
3, 3' réservoir d'air et ressort du clapet de trop-plein de la pompe alimentaire.
4 tuyau de prise de vapeur du cylindre-niveau I.
5 botte d'alimentation faisant communiquer le bas du cylindre-niveau avec le collec-
teur inférieur de la chaudière.
5' robinet de purge de la boite 5, servant aussi pour vider la chaudière.
6 manomètre de la chaudière et tuyau de prise de vapeur de cet instrument.
7 tuyau et robinet de purge de l'épurateur h.
8 robinet de purge de la boite à soupape de sûreté K.
9 tubulure de remplissage du réservoir d*eau H'.
10 robinet de vidange du réservoir H'.
](K portes de visite ou de nettoyage du réservoir H'.
11 manomètre de la pompe, communiquant avec le réservoir d'air R'.
12 soupape de sûreté des pompes.
13 soupape d'introduction d'air à l'aspiration des pompes, lorsque ce fluide n'est pas
en quantité suffisante dans le réservoir R', ce que l'on reconnaît aux grandes oscillations de l'aiguille du manomètre 11. Au repos, cette soupape est contretenue par un ressort que l'on desserre pour laisser introduire l'air. Une soupape semblable est placée sur la pompe alimentaire.
14 clapets des pompes : ces clapets sont circulaires, en bronze, et montés libres sur
une tige qui les traverse à leur centre ; ils sont garnis d'une forte rondelle en caoutchouc. Ces clapets se lèvent parallèlement à eux-mêmes; la tête de la tige fait butoir. Un ressort à boudin renvoie le clapet sur son siège, pour éviter les retours d'eau.
15 robinets de vidange des divers compartiments des pompes.
16 graisseur des pistons de pompe.
17 robinet permettant de s'assurer si les pompes refoulent dans do bonnes conditions.
18 caisse à charbon^ placée sous le chariot, entre les roues de l'arrière, à eûté du
réservoir H'.
19 robinets de purge des cylindres à vapeur. 30 graisseurs divers de la machine.
La pompe à incendie locomobile système Mançiny est très- bien conçue et exécutée avec beaucoup de soin; elle offre des garanties sérieuses d*un bon fonctionnement; elle a d'ailleurs déjà rendu de notables services. Les vilebrequins de la machine étant calés à angle droit, le refoulement des pompes est très-régulier, et la pression de refoulement ne varie pas beaucoup, parce que Tun des pistons est à demi course ou à peu près, et possède son maximum de vitesse quand l'autre est au point mort. L'allumage se fait avec une grande rapidité, comme dans toutes les chaudières Belleville, et dans moins de 13 minutes la pompe est prête à fonctionner. — Voici les dimensions principales de cet appareil :
Diamètre de chacune des deux pompes 0*}17&
Course des pistons 0",230
Diamètre Actif des cylindres moici'.rs 0",248
Course des pistons 0'>,230
Diamètre du tuyau d'aspiration 0",I20
Diamètre des trois tuyaux de refoulement 0'*,060
Surface de chauffe de la chaudière Belleville 18"",7&
Surface de grille é 0"'%63
Charge de la soupape de sûreté 8^*,00
Mombrede tours prévu de la machine par minute 115