‹ Les nouvelles machines marines. Supplément au Traité des appareils à vapeur de navigation mis en harmonie avec la théorie mécanique de la chaleur. Ouvrage rédigé pour l'introductionChapitre 46 sur 85 · APPAREILS A VAPEUR POUR GOUVERNAIL. — N · texte numérisé non relu

APPAREILS A VAPEUR POUR GOUVERNAIL. — N

chon E tourne à droite de l'axe a ; les centres des excentriques se déplacent sur un arc de cercle qui a pour centre a, et pour rayon aA = 21"". Les rayons d'excentricité deviennent successivement Ax, Ay, A2, AL Dans cette dernière position, l'angle de calage <AM vaut 110*, et la course des tiroirs vaut 41<»». Les machines se mettent en route, et font tourner l'arbre A dans le sens du déplacement subi par les excentriques. Il en résulte que le mouvement se continuera si, pendant que la machine tourne, on agit sur le volant de manœuvre pour maintenir Técrou F à son poste sur le bout fiieté de e, car Tangle de calage MAi conservera sa valeur. Mais si Ton arrête le volant de manœuvre à l'indication qui correspond à l'angle de barre que l'on veut avoir, le mouvement de Tarbre A, et par suite du bout fileté de e, fera rétrograder sur la droite Técrou F; ce dernier entraînera le manchon «' qui, à son lour, fera tourner le manchon E des excentriques sur la gauche. L*angle de calage et le rayon d'excentricité diminueront peu à peu, jusqu'à ce que le centre des excentriques étant revenu sur l'axe de l'arbre A, le tiroir n'ait plus de course; la machine sera alors stoppée. — La même manœuvre, mais en sens inverse, se produit lorsqu'on veut porter la barre de l'autre bord.

Frein, — Le servo-moteur fait lui-même l'office de frein lorsque le gouvernail reçoit un coup de mer. La poussée est transmise par les drosses au treuil a\ h la roue R et par suite au pignon r. En temps ordinaire, l'élasticité des drosses suffit à amortir le choc, et la machine motrice a très-peu de mouvement. Mais si le pignon r et par suite l'arbre A tournent, il en résulte un mouvement du servo-moteur qui ouvre la distribution pour corriger cet écart. Le mouvement à gauche, par exemple, de l'arbre A, fait que le bout taraudé e tire sur l'écrou F, et il se produit le même déplacement angulaire que lorsqu'on faisait tourner cet écrou à droite au moyen du volant de manœuvre; c'est-à-dire que les centres des excentriques viennent successivement enx, y^ 2..., etc. Dès que les orifices des cylindres sont suffisamment démasqués par les tiroirs, la machinerie met en marche dans le sens de la flèche, c'est-à-dire que l'arbre tourne à droite, et ramène la barre au point où elle était. L'écrou F étant tenu immobile par la roue de manœuvre, le mouvement de l'arbre ramène les centres des excentriques en A. Les écarts de la barre sont diminués par le serrage du frein N.

Embrayages. — Quand le moteur à vapeur fonctionne, le treuil a' est engrené avec la roue R. Quand pour une raison quelconque, on veut manœuvrer à la main, il suffit d'agir sur le volant k^ pour tirer le treuil a' en arrière, et l'embrayer avec le manchon G, en ayant la précaution de faire tourner ce manchon pour que les empreintes se présentent bien. 11 va de soi que si cette opération se faisait à la mer, il faudrait mettre la barre droite et serrer fortement le frein N. La manœuvre inverse s'effectue pour embrayer le treuil a' avec la roue R, et par suite avec le moteur à vapeur.

Cet appareil est très-bien compris et d'une manœuvre commode et prompte; on passe très-facilement de la manœuvre par le moteur à la manœuvre à bras d'hommes, et cela, sans démonter quoi que ce soit, ce qui est un très-grand avantage. Mais il nous semble présenter un point faible sur lequel Texpérience prononcera : les coups de mer sur le gouvernail sont supportés par les dents

AERATION DES MACHINES. — N* 66. 255

en contact da pignon r et de la grande roueR. Or, eu égard à la disposition de la transmission de mouvement, ces dents doivent subir un effort considérable avant que le pignon r tourne, et il sera toujours prudent de donner au gouvernail de petites inclinaisons par mauvais temps.

N^ 66s Aération des chambres de machines. — La réalisation d'une bonne aération des chambres de machines est très importante, tant au point de vue de la santé du personnel que de la bonne utilisation du combustible et de la surveillance efficace exercée sur Tappareil moteur. — Dans Taération, il faut réaliser deux conditions : facilités d'arrivée de Pair frais, et dégagement de Tair chaud. Le plus souvent, Tappareil moteur est complètement couvert : le panneau de la cheminée, autour de cette dernière, est le seul conduit par* lequel la machine communique directement avec le pont. L'air frais arrive par les cales avant et arrière, et par les manches à vent que Ton installe le long de la cheminée. L'air chaud se dégage en partie par !es cales, en partie par le panneau de la cheminée, par l'espace annulaire compris entre la cheminée et son enveloppe, et quelquefois par une lame d'air ménagée dans la cheminée elle-même, entre les cloisons de ses compartiments inférieurs.

Dans ces conditions, Tair se renouvelle sufQsamment pour la chaufferie, et la partie inférieure de l'appareil moteur ; mais Taération fait complètement défaut au parquet supérieur, où la température s'élève quelquefois au-dessus de 60* dans le voisinage de la mise en train et des boites à tiroir. Une circulation plus active de l'air frais ne remédierait pas à cet inconvénient : il faut ménager l'écoulement de l'air chaud, soit par des manches directes placées audessus de la machine, soit par des manches coudées aboutissant au panneau de la cheminée ou bien dans cette cheminée elle-même. Toutefois, cette dernière installation nuit au tirage, et il est mieux que les manches de dégagement d'air soient indépendantes de la cheminée.

Pour les bâtiments actuels munis de cloisons étanches, l'aérage des chambres de machine devient de plus en plus difficile. On pratique, sur l'avant de la chaufferie et sur l'arrière de la machine, le long des cloisons étanches, des puits d'arrivée pour l'air frais; mais les soutes rétrécissent considérablement le passage de cet air de l'appareil moteur aux chaudières*, la circulation de Fair frais se fait toujours par le bas, et s'il n'existe pas de dégagement d'air chaud, les parties hautes de la chambre de la machine sont inhabitables.

Les manches en tôle, munies de trompes que l'on oriente au vent, et placées le plus souvent à côté de la cheminée, fournissent une quantité notable d'air frais quand il y a de la brise ; mais elles sont insuffisantes par calme. Une des dernières installations de ce genre est représentée par la fig. 24, pi. VIII. Elle comporte, outre la manche à vent, le système de montage des sceaux à escarbilles, auxquels la manche sert de guide.

Le manchon cylindrique A, construit avec de la tôle de 3"*, a un diamètre |^''^- "^*' de 1",70. Ce manchon traverse le pont sur lequel il est fixé par une collerette, et sMlève à 1 mètre au-dessus de ce pont-, puis il se rétrécit, en c, où il prend un diamètre de 0*,85. D'autre part, le manchon A descend jusqu'à 1",Ô0 audessus du parquet de chauffe. A la partie supérieure du manchon A, vers l'ex-

n. viii.

254 AÉRATION BES MACIDIRES. — N» «B,

trémité du grand diamètpe de ce moBohon, se trouve une forte traverse en fer I, rivetée au moyen de pattes qui foaranent ses estrémilés, et qui portent les poulies â pour les vértnes des seaui à esearbUles. — Les seaux B sont hissés dans le manchon A, qui les nunntient an Toulis,'et sortent par les portes a pratiquées sur ce manchon, au-dessus du pont.

La trompe C est construite en tdle de â miUimèkes d'èpaîssMr. l^e est en trois morceaux, avec couture longitudinale sur le dos. — Le diamètre xx de rentrée est de l",7ôô \ cette entrée est bordée par un boudin de 27*" de diamètre. La couture yy, a un grand axe, mte 2% de ]*,600, et un petit axe de l^j^OO. La couture :» a un grand axe, vue S"", de l'^lGO et un petit ane de 1*,060. — La section horizontale de la partie qui s'^mbolte en c sur le manchon A, est cylindrique ; cette partie repose sur une collerette 8 rivetée sur le manchon A ; elle est bordée par un boudin cylindrique de SO*" de diamèttre. D'autre part, la partie C de la trompe porte, fixé à un croisillon, un axe qui s'engage dans une douille formant le centre d'un double croisillon riveté au moyen de pattes sur le manchon A. -> Enfîn, Taxe repose sur une traverse fixée au même manchon A. — Il résulte de Tensemble de ces dispositions que la trompe peut 6tre facilement orientée. — La boucle 4,plaoée près du sommet de la trompe et dans la direction de son axe, sert à frapper Textrémité d'an cartahu pour démonter la trompe et pour la remettre en place.

Sur quelques bâtiments, l'air est envoyé dans les chambres des machines par des ventilateurs: ces appareils agissent le plus souvent par refoulement, et présentent Tavantage d^activer la combustion des foyers, dans des proportions plus ou moins notables suivant leur mode de fonction aement. En priocipe, l'air refoulé parles ventilateurs, ne doit pas pénétrer dans le lieu où se tiennent les hommes, avec une vitesse supérieure à 2" par seconde. D^auire part, il conviendrait que la veine d^air refoulée fut divisée de façon à déboucher par un grand nombre de canaux placés le long de la muraiUe, quelques uns étant dirigés vers les hauts, surtout pour la chambre de la machine, afin de balayer l'air chaud qui sans cela, reste stationnaire dans ces parties.

Sur les Tornya'ofi, où il faut brûler une grande qliantHé de charbon sur une grille relativement restreinte, les chambres de madiine n'ont de oommuoication avec l'atmosphère que par le conduit d'arrivée de Pair éa ventilateor et par la cheminée. Pendant la marche, le panneau de descente dans la machine esA. fermé. Une installation semblable a été faite sur le La Bom-âonnak et a donné de bons résultats. Dans les deux cas, Tair de la chambre, des machines étant tenu, par le refoulement du ventilateur, à une pression supérieure à celle de l'atmosphère de 75 à 100 centimètres d'eau, la tempéarature n a pas dépassé 30*. .— Une installation sen^blable serait non seulement ntile^ mais même nécessaire sur nos grand cuirassés à cloisons étandies; Les portes de communîcatioR qui existent sur ces cloisons restent ouvertes en navigation courante; le& essais de consommation et de vitesse sont même faits, dans ces iCoiidttion&. .C'est là une mauvaise manière de procéder; d'abord, ces portes. seront foiv^ément closes pendant le combat, et l'aérage n'étant plus suffisant, la- machtn^ ne pourra plus développer toute sa puissance au moment oà on en aurait le plus grand besoin; en second lieu, quelque soin que l'on prenne, quelque surveU-

AÉRATION DES HAGIILNES. — N* 66. 255

lance que Ton exerce, il peut se présenter tel accident de mer qui mette dans la cale une quantité d'eau capable d'éteindre les feux avant que Ton ait pu fermer les portes des cloisons. Ces portes ne deyraieut être ouvertes qu'au mouillage pour faciliter l'aération de Tensemble du bâtiment ; mais à la mer elles devraient être rigoureusement fermées. L'exemple du Yanguard est une leçon qui ne devrait pas être perdue.

CHAriTRE V.

TRAVAIL BT RÉGULATION DBS MACHINES. - COUPLES DE ROTATION. - COMPTEURS DES NOMBRES DE TOURS ET INDICATEURS DE LA VITESSE.

CiiAP. V, § 1 . — Travail des machines.

H* «7. — 1. iBdUoateor Paal 6«rDl«r BovvMm modèle. — 2. Indicatoar RIcharA. — 3. Plaoamant de l'Iedioatevr et relevé des ooarbee. — 4. ladicalear ooatiaa, oomptear enrefflstreat de Aehton.

IV^ 67^ Indl(»àteiir Paul Garaler nouveau modèle. —

L'indicateur Paul Garnier nouveau modèle, applicable aux machines à haute pression et à grande vitesse, est représenté par la fig. H, pi. IX. Il diffère de lancien modèle (n" 223, et fig, 1, pL XXVII du G* Traité) sur les points suivants : les deux ressorts sont remplacés par un seul, qui agit alternativement par compression et par extension; il n'existe également qu'un seul cylindre porte-papier au lieu de deux; enfin, le petit mécanisme qui, sur l'ancien modèle, servait à mesurer le développement du papier, a été supprimé. La légende adjointe à la pi. IX, donne une description détaillée de toutes les parties qui composent l'indicateur Garnier nouveau modèle ; nous ajouterons les explications suivantes relatives à son hislallation et à son mode de fonctionnement.

Pour changer le ressort D, on commence par enlever le portepi. ix! crayon, en le retirant tout simplement pom* dégager sa fourchette; on dévisse ensuite le couvercle 6, et on Tenlève en sortant en même temps le piston de l'indicateur. Cela fait, on enlève la petite vis 4', vue 5"*, et le talon d! peut alors être dévissé. La tige a! est dégagée

Fip. n,

en enlevant le bouton qui la tennine, puis on enlève les vis 3,3. Poui* mettre un autre ressort en place, on fixe le talon d sur le couvercle b au moyen des vis 3,3 ; la tige est ensuite enfilée, et le talon d' vissé sur cette tige, après quoi, la petite vis 4', vue 5®, est mise en place Le couvercle b est alors remis à son poste, en même temps que le piston a est enfoncé dans son cylindre ; puis la tige est garnie de son bouchon. L'échelle £ qui convient au nouveau ressort est ensuite mise en place, et on emmanche le porte-crayon. Pour cette dernière opération, il peut être nécessaire de faire tourner la tige a\ en agissant sur son bouton, de manière que le croisillon G' se présente bien devant la fenêtre de la boite B.

Pour donner au ressort de rappel A:, une tension convenable, il faut faire tourner le cylindre H, ou bien le cylindre 6' si le premier est enlevé, de manière que la vis t' présente sa tête en dehors de la plate-forme F ; cette vis peut alors être enlevée, -ce qui permet de faire tourner tout le système, à la main, pour donner au ressort k la tension jugée convenable. La vis f étant ensuite remise en place, permet au ressort k de rappeler en arrière, jusqu'à ce que la tête de la vis t' vienne porter sur la tête de la vis t\ l'instrument est alors au repos.

Lorsque le ressort A; est suffisamment tendu, la petite corde à boyau g est mise en place; un bout de cette corde est engagé dans un trou pratiqué dans la gorge de la poulie G, et qui débouche dans l'évidement intérieur ; on fait un nœud sur cette extrémité, puis la corde à boyau est enroulée de gauche à droite en passant sur l'avant, entre la garde 7 et la poulie 6. La deuxième extrémité de la corde g est engagée dans le trou pratiqué sur l'arbre L, et on fait un nœud pour l'arrêter. La longueur de la corde g doit être réglée de manière qu'elle n'ait pas de mou et qu'elle sente un peu l'action du ressort de rappel k.

Le diamètre de la poulie M, montée sur l'extrémité de l'arbre L, est généralement déterminé pour que cette poulie fasse 8 tours pour une course du piston de la machine. L'arbre L pourrait à la rigueur faire 10 tours en enroulant la corde à boyau, pendant que la vis d'arrêt t passe de la position /' vue 2**, à la position t"; la poulie M pourrait par suite avoir un diamètre plus petit que celui dont nous venons de parler, ce qui donnerait à la courbe une ligne atmosphérique plus longue. Mais en ne comptant que sur 8 tours de la poulie M, on se donne une marge suffisante pour éviter les

aW TRAVAIL DES MACHINES. — N» «7,

petits dérangements qui résultent de l'allongement éa cordon m pendant le fonctiomieinent.

La longueur du cordon m doit être réglée pour que, lorsque le {»9ton moteur est au point mort bas, la petite corde à l)oyau g ait commencé son enroulement siu* Tarbre L, et pour que le piston moteur arrive au point mort haut avant que la vis f soit v^ue en i"^ vue V. — D'autre part, iO tours du cordon m sont généralement enroulés sur la poulie M, lorsque le piston moteur est au point mort bas. Le cordon m est actionné par la tige du piston de la machine pendant la course montante de ce piston; ce cordon se déroule de dessus la poulie M, celle-ci tourne et donne son mouvement à Tarbre L. Ce dernier enroule la corde à boyau g^ et force la poulie à gorge G, à tourner de gauche à droite en passant sur Tavant. La tension du ressort k augmente pendant cette course du piston moteur. — A la course descendante du piston moteur, le ressort k rappelle tout le système; la poulie à gorge G eniïoule la corde à boyau 9; celle-ci forœ Tarbre L et par suite la poulie M à tourner; la poulie M ramasse alors le mou que la tige du piston de la machine donne au cordon m.

D'après la manière dont le cylindre porte-papier H tourne, la courbe du bas se trouvera toujours à droite de la ligne aitmosphérique, et la courbe du haut à gauche, c'est le contraire qui a lieu avec l'indicateur Richard (n^ 67,).

L'indicateur Gamier nouveau modèle possède, ^m l'ancien, les avantages suivants :

L II est beaucoup moins volumineux et d'une construction moins dispen> dieuse.

II. En raison de ce que le ressort de rappel n'a qu'un cylindre à mettre en action, rinertie de Tinstrument est moins considérable, et l'action du ressort est par suite plus efficace.

III. Le changement des bandes de papier s'effectue avec beaucoup plus de facilité sur le nouvel appareil que sur Tancien, et sans qu'il soit besoin de se préoccuper de redonner une nouvelle bande au ressort de rappel.

IV. En cas de rupture de la corde li boyau, le papier ne subit aucun dérangement; la poulie à gorge vient tout simplement porter sur son arrêt, et le ressort de rappel jreste bandé« Il suffit de remplaœr la corde à boyau, et Tinstrumeni est prêt à fonctionner. Avec l'ancien appareil, la rupture de la corde à boyau amenait l'enroulement complet du papier sur le cylindre du ressort de rappel, et le papier était déchiré le plus souvent. Il fallait par suite effectuer une double opération pour mettre l'indicateur en état ; la première relative à la corde à boyau, et la seconde au papier lui-même.

TRAVAIL DES MACHINES. — K« «7, 2f>9

V. Uemploi d'un ressort unique tenu par les deux extrémités, fait diminuer Tamplitudeet la durée des oscillations qui se produisent au moment de Tavance à l'introduction, et les courbes sont plus régulières.

^installation de Tindicateur Garnier nouveau modèle n^est réellement défectueuse que sur un seul point ; il lui manque un système qui permette d'abaisser le crayon et de le relever sans qu'il soit besoin de le toucher. —Avec TinstallatioQ existante, il faut avoir la précaution d'abaisser le crayon pendant la course d'évacuation, et en eifectuant cette opération par une simple pression exercée avec le doigt sur la tête du porte-crayon, de manière que le crayon puisse glisser si le piston de l'indicateur remonte avant que le crayon soit en contact avec le papier. L'opération n'est pas très-difflcile avec les machines dont la vitesse de rotation ne dépasse pas 65 à 70 tours; mais avec des vitesses supérieures, il arrive souvent que la tète du porte-crayon échappe avant que le crayon soit en contact avec le papier. Dans ces conditions le crayon poussé par le ressort k tombe brusquement sur le papier, s'y incruste et le déchire. Il ne serait pas difficile d'installer un petit cadre très-allongé, dans lequel se mouvrait librement le bras du porte-crayon, le cadre étant articulé aux deux extrémités et sur les côtés de la fenêtre pratiquée sur la botte à ressort, et étant muni d'une petite poignée pour la manœuvre. On pourrait ainsi, abaisser ou relever le porte-crayon sans courir le risque de le fausser ou de déchirer le papier.

N* «*7, IndlisaÉear Richard. — L'indicateur Richard peut être employé sur toutes les machines, mais il convient particulière- pi. ix. ment aux machines à très-grande vitesse. Cet appareil est représenté par la fig. 12, pi. IX, et la légende adjointe à cette planche en donne une description détaillée. Voici quelques explications relatives à aoa installation et à son mode de fonctionnement.

Pour changer le ressort D, on commence par dévisser le couvercle 6 de la boite B, puis on. enlève du même coup, le bras C, le couvercle 6, le piston a et son ressort. Gela fait, on démanche la douille flj et on dévisse le talon inférieur d' du ressort D. Le piston et sa tige sont alors libres. Le talon supérieur d est ensuite dévissé. Pour remettre en place le nouveau ressort, il faut suivre la mai-che inverse : passer le ressort dans la douille du bras C, et visser le talon supérieur dsur le couvercle b; enfiler la tige de piston, et visser sur ce dernier, le talon inférieur d'; emmancher la douille a^ sur la tige a'; enfin, mettre le piston de l'indicateur dans son cylindre, en même temps que Ton capelle la douille du bras C sur le cylindre B, et visser le couvercle 6. Dans cette dernière opération, il faut prendre garde que les balanciers C",G" soient bien orientés, le balancier extérieur étant en bas.

Pour donner au ressort de rappel k une bande convenable, il

Fig. 12,

suffit de desserrer la vis t et de faire tourner de droite à gauche en passant sur Tavant, le cylindre H ou le cylindre G' si le premier est enlevé ; la vis t est resserrée lorsque le ressort k possède une bande suffisante. — Avec les indicateurs dans lesquels la vis t est remplacée par un toc fixe, faisant corps avec la plate-forme F, l'opération qui nous occupe n'est pas aussi commode. Il faut commencer par desserrer Técrou H, d'un tour environ, puis remonter tout le système de la poulie à gorge G et de son axe I, de manière à faire franchir le toc t par le butoir f ; c'est seulement alors qu'on peut faire tourner le cylindre 6' et donner au ressort k la bande qui convient ; puis on serre à demeure l'écrou 1 1 .

Lorsque le ressort k est suffisanmient tendu, le cordon g est mis en place ; un bout de ce cordon est engagé dans le trou pratiqué sur la gorge de la poulie G, qui débouche dans l'évidement intérieur, et on l'arrête par un nœud. Le cordon est ensuite passé sur la poulie G, puis entre les galets 15,15. Si le cordon était déjà en place quand on veut donner de la bande au ressort fc, il faudrait rendre libre le bout qui passe entre les galets 15,15, et le repasser ensuite quand le ressort k est suffisamment tendu. -^ L'extrémité du cordon g doit être attachée à un levier qui réduira convenablement la course du piston de la machine pour que le mouvement du cylindre H correspondant à cette course, se fasse entre les deux arrêts de la poulie G, sans que ces arrêts soient touchés.

D'après la manière dont le cylindre H tourne sous l'action du cordon 9, la courbe du bas du cylindre moteur est tracée sur la droite du papier, tandis que la courbe du Jiaut est tracée sur la gauche. C'est le contraire qui a lieu avec l'indicateur Paul Garnier nouveau modèle {rf 67J.

L'indicateur Richard présente les avantages suivants :

I. C'est le moins volumineux de tous les instruments en usage.

II. L'inertie de Tinstrument est faible, puisque le ressort de rappel k n'a qu'un cylindre à mettre en mouvement.

III. Le changement de la bande de papier sWectue avec facilité.

IV. En cas de rupture du oordon, le papier ne subit aucun dérangement, et l'instrument est prêt à fonctionner dès que ce cordon est remplacé.

V. L'emploi d'un ressort unique d'une très-grande résistance, fait diminuer l'amplitude et la durée des oscillations qui se produisent au moment de Tavance à l'introduction et qui rendent les courbes irrégulières.

VI. Le système d'installation du porte-crayon permet d'abaisser ce dernier sans qu'on soit obligé de le toucher avec la main, ce qui supprime les chances

d'avaries. — La double entaille réservée au petit galet du ressort r, permet d'avancer rapidement le crayon près du papier, et indique le moment où il faut le pousser lentement pour qu'il ne s*incruste pas dans le papier en le déchirant. Ce point est très-important, parce que dans les machines à très-grande vitesse, il est presque impossible d^abaisser le crayon en un point donné de la course du piston de la machine.

VIL Cet instrument est applicable quelle que soit la vitesse de rotation. Il sultit, lorsque la vitesse est considérable, d'employer un ressort de grande résistance, et de réduire dans de grandes proportions la course du piston de la machine.

On ne peut reprocher à l'indicateur Richard que les trois défauts suivants :

I. Le mouvement du porte-crayon étant amplifié, les erreurs de flexion du ressort de l'indicateur sont triplées sur la courbe. D^où il résulte qu'il ne faut employer que des ressorts d'une grande exactitude.

II. Lorsque la douille a, prend du jeu, le crayon se trouve toujours en retard d'une quantité égale à trois fois ce jeu. Cet inconvénient est considérablement diminué par Tinstallation de la nouvelle douille a| que représente la vue 5«, parce que les butées ont une portée infiniment plus grande que dans Tinstallation primitive, et par suite l'usure est insignifiante.

III. Cet instrument exige une installation spéciale pour réduire la course du piston de la machine. Cette installation n'est pas toujours commode à effectuer, et on a souvent recours & un système semblable à celui qui est usité pour l'indicateur Garnier nouveau modèle, mais monté sur un support spécial.

N^ 67, Placement de l'indlcatear et relevé des (sonrbes.

— Les installations de tuyautage sont communes aux deux indicateurs dont il vient d'être question. Lorsqu'on n'a qu'un appareil par cylindre, on emploie un tuyau unique portant en son milieu un robinet à deux voies, sur lequel se monte le robinet de purge de l'indicateur, puis l'indicateur lui-même. Les deux branches de ce tuyau, munie chacune d un robinet obturateur à son extrémité, aboutissent à des conduits percés dans la paroi du cylindre et de manière à aboutir dans l'intérieur des orifices. Lorsqu'il n'est pas possible de faire aboutir ces conduits dans les orifices mêmes, et qu'on est obligé de les percer en plein dans la paroi du cylindre, il faut au moins les faire aboutir dans l'espace libre, afin qu'ils ne soient pas bouchés pai* le piston pendant les derniers instants de sa course.

Une dépêche ministérielle du 28 décembre 1867, prescrit que les deux indicateurs Garnier nouveau modèle et Richard, pourront être employés indistinctement pour des allures comprises entre 50 et 100

toui-s par minute; cpie Findicateur Gamitfr[9era seul employé pour des allures inférieures à 50 tours et que Tindicateur Richard sera seul employé pour des allures supérieures à 100 tours par minute.

Toutes les recommandations spécifiées au n" 222^ du C Traité^ sont ici applicables. Notamment, il faut que les renvois de mouvement du cordon de l'indicateur soient installés pour : 1* que ce cordon s'enroule bien sur la poulie en bois M, fig, H, p/. IX, de l'indicateur Gai-nier ; et avec les deux indicateurs, pour que de la dernière poulie de renvoi au point d'attache sur le crochet de la tige du piston ou de la pièce qui a le même mouvement que cette tige, le cordon de l'indicateur soit bien parallèle à cette tige ou à cette pièce.

Nous donnerons un exemple de l'installation de l'indicateur Richard monté sur une machine à très-grande vitesse. Cette installation est représentée par la fig. 55, elle a été faite sur les machines de Thomycroft ; voici la légende de cette figure :

A indicateur Richard, type aaglais, ne différant du type décrit an n" 67,, qoe par

des détails dont le plus important consiste en ce que le crayon s'akMÛsae de

gauche À droite, au lieu

Fig. 55. — InsUllalion de l'indicateur Richard sur une machine <*« s'abaisser de droite à

à trè»-grande vitesse. gaucbe^le mouvement du

Vue !•. ÉléTation trans- Vue 2«. Vue de bout de TinsUl- cylindre porte - papier

v^rsale de l'installation. laiion. étant d'ailleurs aussi de

gauche à droite pour la course montante du piston de la machine .

A' robinet de purge de Tindicateur monté «or la tubulure L.

A| robinet à deux Toies pouvant établir, à tour de rôle, la communication de l'indicateur avec chacun des bouts du cylindre de la machine au moyen des tuyaux L',L'', et du tuyau L.

C cylindre à vapeur de la machine ; cette dernière est à pilon.

c crayon de l'indicateur.

c'^e^yC'' parallélogramme du crayon. Avec cet instrument, les deux balanciers r'' ne sont pas égaux, et, par suite, le crayon c n'est pas placé au milieu de la bielle c' {n" 53, du G* Traiié), D bras fixe monté sur une des colonneUes n du cylindre à vapeur, et destiné à

porter l'articulation du levier M, au moyen duquel on réduit la course du piston.

d cordon destiné à sospendre le fenctioDnement de Tindicataur. Ce cordon eei am^nr sur l'anneau double », du cordon § ; il passe en retour sous le support D, et va se fixer en un taquet D^ On donne du mou & ce cordon pour que l'indicateur fonctionne. Quand la courbe est relevée, on haie sur le cordon d, le ressort de l'indicateur est tendu, le cylindre porte*papier ff est près de son arrêt sapé^ rieur, ei le piston de la machàiie fonctioiuie sans actionner l'indicateur, car le' eordoa. m a un mou suffisant.

ÏV taquet d'attache du coixlon d.

e anneau double fixé à Pextrémité dn cordon g, et recevant d^une part^ le cordon m qui transmet le mouvement du piston, et d'antre pari; le cordon d qui sert à suspendre le fonctionnement de rindicateur.

F plate-forme de l'indicateur.

G poulie à gorge dé l'indicateur.

g cordon de l'indicateur, enroulé de gaucha à droite sur la poulie G, en passant sur Tavant.

n cylindre porte-papier de l'indicateur.

L tubulure de communication de l'indicateur avec le robinet à deux voies A|^

L'.l/' tuyaux à la jonction desquels se trouve le robinet à deux voies A| ; le tuyau L' communique avec le bas dn cylindre de la machine et le tuyau L" avec le haut de ce même cylindre.

M levier articulé en o à l'extrémité dn support D, et actionné par un boulon flsé sur l'axe du pied de bieUe. Ce boulon passe daaa une rainure que porta l'extra mité du levier M.

m cordon amarré sur l'anneau double e, et venant se fixer à une boncle m', tenue sur le levier M par un petit boulon. La course du piston de la machine ast réduite dans le rapport de om' à oO. Cette réduction doit être d'autant plus grande que la vitesse de rotation est plus rapide. Sur les Thomycroft, dont les machines donnent plus de 400 tours par minute, le rapport de omf à oO vaut environ 1/8*.

n colonnelte de support du cylindre de la machine, sur laquelle est monté le brasD.

0 boulon monté sur l'axe du tourillon de pied de bielle, et actionnant le levier M. Ce boulon se meut librement dans une rainure que porte l'extrémité de ce levier.

o articulation du levier M sur le bras D.

T tige de piston de la machine.

Sur la fig. 55, Tindicateur est en fonction, et les communications sont ouvertes pour relever une courbe du haut. Le piston moteur monte et se trouve vers le milieu de sa course. Le cordon d a assez de mou pour ne pas gêner le fonctionnement. Quand les deux courbes sont relevées et la ligne atmosphérique tracée, on haie sur le cordon d; toute la transmission de mouvement est actionnée comme si le piston moteur tirait lui-même, et le cylindre porte-papier arrive au haut de sa course. Le cordon d est ensuite amarré au taquet D', et l'indicateur reste immobile, le cordon m ayant assez de mou. Le cylindre porte-papier peut alors être enlevé et le papier changé. — Pour prendre de nouvelles courbes, il suffit de donner du mou au cordon if ; le ressort de Fiidicateur rappelle, le cordon m étant raidi, et Finstrument fonctionne.

Si le cordon m était rompu, il faudrait arrêter la machine pour le remplacer. Pour éviter cet accident, le cordon m est une corde à boyau très-forte, qui tout en ayant une flexibilité suffisante pour se plier et se tendre quand rindicateur ne fonctionne pas, ofiFt^ cependant une grande résistance.

Ijo système de cordon dy qui sert à suspendre le fonctionnement de

Tindicateur, pourrait être remplacé ayantageusement par une simple rainure pratiquée sur le levier M, parallèllement à Taxe de ce levier, au-dessus de la ligne actuelle om'^ et portant deux encoches à sa partie supérieure pour recevoir le boulon de la boucle m'. L'une de ces encoches serait à la hauteur du point fixe o, et Tautre,. au point que Ton voudrait, suivant la réduction convenue de la course du piston de la machine. Cette disposition permettrait de remédier, en marche, à toute rupture du cordon de Tindicateur, dont la longueur serait réglée sur le point fixe o. Il va de soi que le point d'attache m' du cordon, pourrait être placé de l'autre côté de Taxe d'oscillation o.

Relevé dets (sourbes d'indicateur. — L^indicateur étant monté et réglé, le cordon m, /îj. H, pi. IX, n'est attaché à la tige du piston de la machine qu'au moment où on se dispose à prendre des courbes. Ce cordon est terminé par un anneau allongé, que Ton capelle sur le crochet de la tige du piston, au moment où ce dernier achève sa course descendante. Dans cette opération, la main doit suivre le mouvement de la tige du piston, et Tanneau du cordon de l'indicateur est abandonné au point mort. Ceci fait, on s'assure que le cylindre porte-papier fonctionne bien entre ses deux arrêts sans les toucher. Pour le cas particulier de l'indicateur Paul Gantier, il faut s'assurer en outre, que la corde à boyau n'est pas trop courte ; car ce défaut ferait prendre du mou au cordon de l'indicateur à l'arrivée au point mort bas, et pour l'autre point mort, la corde à boyau ne resterait pas tangente à la poulie à gorge.

L'instrument fonctionnant bien, on établit sa communication avec l'un des bouts du cylindre, le bas par exemple ; on laisse faire deux ou trois tours, puis on abaisse le crayon pendant la course d'évacua tion. La courbe est tracée dans un tour de la machine et le crayon est relevé. — La communication étant ensuite établie pour Tautre bout du cylindre, on trace de même la courbe correspondante. — Pour tracer la ligne atmosphérique, la communication de l'indicateiuavec le cylindre de la machine est supprimée, et le robinet de purge A', fig. H, pL IX, est ouvert à l'atmosphère. On fait jouer le ressort de l'indicateur en appuyant sur sa tige ou sur son porte-crayon, pour s'assurer que la communication est bien établie; puis on abaisse le crayon pour tracer la ligne atmosphérique, opération qui se fait dans une seule course, et on met ensuite l'indicateur au repos.

A cet effet, il faut décrocher son cordon. Cette opération s'effectue de la manière suivante : le cordon étant pris à la main, mais sans

être serré, on avance la main de manière que Ton puisse saisir l'anneau allongé un peu avant la fin de coui*se, et dès qu'on tient cet anneau, on le décroche vivement, par un mouvement effectué dans le sens de la course montante du piston.

Pour les machines à très-grande vitesse, l'installation dont il est parlé dans ce numéro est indispensable.

Quoiqu'il en soit, quand l'indicateur est au repos, le cylindre portepapier est démonté, le papier est enlevé et remplacé par un autre. On inscrit ensuite sur la feuille des courbes relevées, les indications d'usage, savoir : nom du bâtiment^ — numéro ou repère du cylindre^ — date et heure^ — pression de ta vapeur aux chaudières et au tuyau de vapeur^ — ouverture des valves^ — introduction fixe ou par Vorgane de détente variable, — vide au condenseur^ — nombre de tours, — pression barométrique^ — flexion du ressort de V indicateur.

Les feuilles de papier sont préalablement coupées de longueur; voici comment il faut procéder pour en mettre une en place. Commencer par engager un des angles sous la plus longue branche de la fourchette hyfig. M et 12, pi. IX, puis enrouler cette feuille de papier sur le cylindre H, et venir engager l'autre angle sous la petite branche de la fourche; joindre alors les deux bouts de la bande de papier, tirer pour bien appliquer ce papier contre le cylindre H, en maintenant la tête de la fourchette de la main gauche, et faire glisser le papier jusqu'au bas. Le papier est ensuite plié contre les branches de la fourchette et se trouve ainsi maintenu. — Quelquefois, pour plus de facilité, on forme d'avance l'onglet de la grande branche de la fourchette. — Le cylindre porte-papier est ensuite remis en place à son repère, et on est prêt à relever une nouvelle courbe.

N^ 674 Indioatenr cMmtina, c^mipteap enregistrant de Ashton. Les diagrames relevés avec les indicateurs ordinaires, à des intervalles plus ou moins grands, ne donnent la puissance exacte de la machine que pour les instants où on a relevé les courbes. On peut, il est vrai, tenir compte du nombre moyen de tours correspondant à la période entière des expériences; (n* 68^; mais il n*en résulte pas moins beaucoup dUaléa dans la mesure de la puissance des machines. MM. Ashton eiStorey ont imaginé un indicateur continu, compteur enregistrant, qui permet de totaliser le travail effectif d*une » machine pour une période quelconque de fonctionnement. Cet indicateur est Fig. is, représenté par la/i(/. 13, j»i. IX, dont voici l'explication : pj j^

A petit cylindre de rinstrament, dont les extrémités sont mises en communication avec les beats du cylindre de la machine par les tubulures 1^1', munies de robinets.

Sur ces tabulures se raceordent les petite robineU 2, «lui peraiettent de mettre le cylindre A en communication avec Tatmosphère.

a piflton de Tindicateur. La tubulure 1 communiquant avec le haut du cyKndre melear et la tubulure V avec le t>a« de ce cylindre, le piston a monte ou descend ea vertu de la pression effective exercée sur le piston de la machine.

B botte rectangulaire qui renferme tout le mécanisme, et sur laquelle sont montés les supports des diverses pièces mobiles.

h tige du piston de l'indicateur. Sur Textrémité de cette tige est fixé le talon 3 du ressort R ; le talon 3' du môme ressort est fixé au couvercle de la botte B, an moyeo d'une tige taraudée, serrée par oa éeroa et un centre-écrou.

C disque en bronze, à bords arrondis, fixé sur la tige 6, et que l'on nomme roue intégranie,

c long pignon faisant corps avee la roue intégrante C, et actionnant le compteur enregistrant. Le mouvement de rotation de la roue C et du pignon c est indépendant de la tige b ; mais ces pièces sont entraînées dans les mouvements de montée et de descente de la tige 6, par les colliers 4,4 qui sont fixés sur cette Uge par des vis.

D disque en bronze tournant sur un axe perpendiculaire à la tige b dd piston de Tindicateur, et actionnant la roue G par frottement. Le contact est assuré par la poussée du ressort 5, dont on règle la tension au moyen d'une vis de pression.

d pignon denté droit, recevant le mouvement d^une pièce actionnée par le piston de la machine. L'axe de ce pignon est emprisonné, avec un certain jeu, dans les supports 6,6, dont les extrémités forment palier.

E roue droite actionnée par le pignon c. L'axe de cette roue est supporté par le petit montant 7 fixé à la botte B. Sur les vues 1" et 2% les deux bras du montant 7 ont été coupés, et tout le système E,e, a été reporté vers la paroi de la botte B, afin de montrer sa disposition et de rendre la figure plus claire.

r,e' axe de la roue £, et transmission de mouvement de cet axe à l'enregistreur .Les deux parties e^e^ sont reliées par un joint à la cardan. L'extrémité de e' est taillée en vis sans fin pour actionner la roue F. Sur les 9ue4 l" et 2*, les axes e.e^f devraient se projeter sur la tige b.

F roue hélicoïdale recevant un mouvement de rotation de la tige e', et transmettant ce mouvement au compteur.

G compteur enregistreur. Ce système est formé d'une série de pignons et de roues dans le rapport constant de 1 à 10, de telle sorte que chaque roue fait un tour pour 10 tours du pignon qui l'actionne. Sur Taxe de chaque roue se trouve une aiguille qui indique sur un cadran, les tours accomplie en sue des dizaines accusées par l'aiguille du cadran suivant.

Il cylindre porte-papier pour relever des courbes camme à Tordinaire, et muni d'une poulie à gorge pour recevoir le cordon qat, d'autre part, est actionné par le piston de la machine. Ce cordon passe sur la poulie de retour 8.

h support du cylindre porte-papier H. Ce support est ajusté à quene d'aroo^ dans la glissière 9 fixée à la botte B, de telle sorte que tout le système peut avancer ou reculer dans le sens perpendiculaire à la me 1*.

K porte-crayon pour le cylindre H. Ce porte-crayon est fixé à demeure sur le collier supérieur 4 près duquel se trouve une articulation; le bras 10, monté avec articulation sur le support A, sert à appuyer le crayon K contre le cylindre porte-papier H, sans qnt Ton ait besoin de toucher ce porte-crayon avec la main.

Voici maintenant comment fonctionne Tinstrument.

Chacun des bouts du cylindre A étant en communication avec une des extrémités du cylindre de la machinerie piston a est soumis aux mêmes pressions que le cylindre moteur, et la tension du ressort R mesure la diflférence de ces pressions. Lorsque cette différence est nulle, le piston a est à demi-course, et le plateau G est juste à la hauteur du centre du disque D. Ce dernier recevant son mouvement du piston moteur, à Faide d'une transmission convenable,

tourne tantôt dans un sens et tantôt dans un sens contraire. Lorsque le plateau C ne se trouve pas à la hauteur de Taxe du disque D, ce plateau reçoit un mouvement de rotation qui est ensuite transmis au compteur.

Partons du point mort bas du piston moteur , rintroduction a lieu par le bas du cylindre A, et Févacuation a lieu par le haut. Le piston a est repoussé vers le haut de son cylindre, jasqu^à ce que le ressort R étant suffisamment comprimé, sa tension fasse équilibre à la pression effective sur le petit piston a. Le plateau C s'élève, et vient occuper, par exemple, la position pleine de la vue S: Ce plateau reçoit alors un mouvement angulaire de rotation proportionnel à celui que le piston donne au disque D, multiplié par la distance du plateau C au centre de ce disque. Or, cette dernière distance est proportionnelle à la pression effective sur le piston a et par suite sur le piston moteur. Donc le mouvement angulaire du plateau C, est proportionnel au travail effectif développé sur le piston moteur.

Quand rintroduction cesse et que la détente se produit, la pression effective sur le piston a diminue ; le ressort R est moins comprimé, et le plateau C descend. Pendant la période d*évacuation, et juste au moment où la pression est égale sur les deux faces du piston moteur, par suite de la compression du haut, au point où se croisent les deux courbes d'indicateur, le plateau G se trouve Juste au centre du disque D. Puis la pression effective devient négative jusqu'à la fin de course *, le plateau C passe alors au-dessous du centre du disque D, et comme le sens du mouvement de ce disque n'a pas encore changé, le plateau C prend un mouvement de sens contraire au premier, et le compteur retranche du travail effectif déjà enregistré, tout le travail négatif qui est produit jusqu'à la fin de course.

Au point mort haut du piston moteur, le piston a est renvoyé dans le bas de son cylindre, le ressort R agit par extension pour résister à la pression effective, et le plateau G prend la position pointillée vue '3*. A ce même point mort, le mouvement du disque D change de direction ; maïs le. plateau C étant audessous de Taxe de ce disque, ce plateau tourne dans le même sens que précédemment pour enregistrer le travail effectif.

Cet instrument, déjà répandu en Angleterre, n'est pas encore employé en France ; rexpérience a montré qu'il fonctionne bien et que l'usure du plateau C est inappréciable. Sa graduation est faite pour que chaque unité du grand cadran corresponde «i 1000 pieds-livres par pouce circulaire. La transmission de mouvement du piston moteur au disque D, est telle que ce disque fait un tour par pied de course du piston moteur. Le rayon du plateau C étant de 1 pouce, et la flexion du ressort R étant de 1 pouce pour 25 livres par pouce circulaire, le plateau C fait un tour en même temps que le disque D, et ce mouvement angulaire correspond à 25 pieds-livres par pouce circulaire de la surface du piston. Il n'y a plus qu'à régler la transmission de mouvement du plateau C au compteur, pour que la grande aiguille de celui-ci parcoure une unité de son cadran pour 1000 pieds-livres par pouce circulaire.

Pour évaluer le travail enregistré au bout d'un certain temps de fonctionnement, on a :

Travail total en pieds-lÎTree =1000(N-n)D»

Travail moyen en chevaux J __ (N-h) D«

de 33.000 pieds-livres par minute 1 337n"

Expressions dans lesquelles les lettres ont les significations suivantes : D diamètre du piston moteur en pouces.

n nombre lu au compteur à Torigine de la période d'observation. N nombre lu au compteur à la fin de la période d'observation, m nombre de minutes écoulées entre les deux lectures.

Il serait facile de faire une graduation semblable exprimant des kilogrammètres.

La transmission de mouvement du piston de la machine au disque D peu t être faite d*une manière quelconque, pourvu que les mouvements soient proportionnels. La vue 5* repésente une disposition que Ton peut employer. La crémaillère Q, actionnée parla tige du piston moteur, actionne à son tour une roue dentée U, dont Taxe porte un pignon qui engrène avec la roue cf, (ig. 13, pi. IX.

Quand on veut relever des courbes, comme k l'ordinaire, sur le cylindre H, on supprime la transmission de mouvement du piston moteur à Tindicateur continu, et on rétablît sur le cylindre H. Le cylindre A de Pinstrument est mis en communication, alternativement avec le bas et le haut du cylindre moteur, et on opère comme d'habitude.

H* 08. — I . DétermlaatioB de Teffort moyen sur les pUlons d'après les oowIms dlndicatonr. — 2. Calcul da travail sur les pistons dans les machines ordinaires, à l'aldo do l'olfort saoyondédoit des oonrbos d'indloatonr. — 3. Cakml da travail développé sur les pistons dans nno bmmUbo Woolf. — 4. Calonl da poids do vapoar dépensés par choval ot par hoaro dans les machines ordlaairos. — 5. Calonl da poids do vaponr dépensée par choval ot par honro dans les nuMhinos Woolf.

N* 68^ Détepinlnation de l'eirort moyen sur les pistons d'après les c^rarbes d'Indicateur. — Actuellement, relTort moyen qui entre dans le calcul de la puissance des machines, s'exprime toujours en kilogrammes par centimètre carré. La flexion des ressorts de l'indicateur (n*" 67^^,) est fixée d'après la même unité, et d'autre part, pour les nouvelles machines, la pression effective aux chaudières est aussi exprimée en^m par Cm.C.

Nous avons déjà expliqué au n'' ÎSS^ du Grand Traité, la manièi-e de déduire l'effort moyen sur le piston d'une machine; il ne nous reste qu'à faire connaître la méthode pratique aujourd'hui en usage.

Appareil Masson pour diviser les dlaipraummes. — M. Maason^

contre-maître aux ateliers des machines du port de Brest, a imaginé, pour

diviser les diagrammes, le petit appareil représenté par la fig. 56 dont voici la description :

Vue 1*. Plan de Tappareil, les courbes d'indicateur et le diviseur en place.

Vue 3<». Rabattement à droite de la planchette.

Vue 3*. Élévation du diviseur (dans la déchirure de la vue V).

Sur l'un des bords de la planchette A, parfaitement dressée, se trouve flxéc la lame métallique a, formant ressort : cette lame a est articulée par son extrémité 1, et serrée contre la

planchette par l'autre extré- f,^. ,,. ^pp^,., ^^^^ ^^^ ^.^.^^ ,^^ ^^^^^

mité, au moyen d'un boulon d'indicateur.

articulé 2, pénétrant dans une Vue i* Vue r

entaille de la lame a et retenue par un écrou à oreilles.

— La feuille de papier B sur laquelle sont tracées les courbes d'indicateur, est pincée sur un de ses bords par la lame a, et cette feuille est orientée, au moyen d'une équerre appliquée contre la lame a, de manière que cette dernière soit tangente aux courbes et normalement à la ligne atmosphérique 66.

Le diviseur C est formé de deux lames parallèles maintenues à distance par les douilles et vis 3; il porte 11 styles en laiton, semblable à celui

de l'indicateur. Ces styles sont mis en place avant que les deux lames du diviseur soient fixées l'une à l'autre; ils portent une embase qui, au repos, appuie sur la lame inférieure ; et entre cette embase et la lame supérieure se trouve un petit ressort à boudin destiné à appuyer le style sur le papier. Ces styles sont espacés des quantités qui correspondent aux ordonnées extrêmes d'un diagramme, et aux ordonnées menées par les milieux des divisions égales de la ligne atmosphérique. Il manque un douzième style, à droite, qui tracerait la ligne du bord de la lame a, laquelle ligne est tracée directement à la main. — Le diviseur C est monté avec articulation sur une traverse c, façonnée comme le rebord d'une équerre à chapeau ; cette traverse s'applique contre la lame a, et sert de guide & l'instrument. Une deuxième traverse c", articulée à Textrémilé de C, vient se fixer sur la traverse c, au moyen de la vis k taraudée dans cette dernière, et passant dans une mortaise pratiquée sur l'extrémité de c\ Par cette disposition, on peut régler le diviseur pour que la traverse c étant appliquée sur la règle a, le dernier style de gauche passe par l'extrémité de la ligne atmosphérique.

L'instrument ainsi disposé, il n'y a plus qu'è le faire glisser sur le papier des courbes, en tenant la traverse c appliquée contre la lame a, et les courbes sont divisées.

Pour déterminer Pordonnée moyenne, on enlève la feuille de papier en desserrant le boulon S, puis on rectifie les courbes si les ondulations sont trèsprononcées [ïi^ 223g et 224, du G^ Traité) \ on peut alors faire la somme des ordonnées. A cet effet, on se sert d'une règle graduée en demi-millimètres et qu'on munit d'un curseur. Le zéro de la règle étant placé sur l'extrémité de la première ordonnée, on amène le curseur sur l'autre extrémité et on le fixe ; la règle est ensuite posée sur la deuxième ordonnée de manière que la pointe du curseur soit sur une de ses extrémités, puis, en maintenant la règle immobile, on desserre le curseur et on le porte sur l'autre extrémité de l'ordonnée et ainsi de suite. On ajoute de cette manière toutes les ordonnées, et le nombre lu en regard de l'index du curseur dans sa dernière position, en donne la somme que l'on écrit en millimètres ; le simple déplacement de la virgule d'un rang sur la gauche, donne l'effort moyen, exprimé en millimètres de flexion du ressort de l'indicateur, que l'on transforme ensuite en kilogrammes par centimètres carrés.

BT 68, CUeal du travail sur les plstoiia dans les machlaes ordinaires, d l'aide de l'effort moyen déduit des eourbes d'indicateor. — Soient : p^ p,, p,,.*-- Pn^ les efforts moyens en Kg par Cm.C déduits des courbes d'indicateur pour chacun des cylindres ordinaires que possède la machine. Chacun de ces efforts étant le résultat de la moyenne entre la courbe du bas et celle du haut du cylindre correspondant, on a, en désig:nant par P Teffort moyen général :

P-.Pi+Pi+P» + — y* n

Soient :

A le nombre des cylindres égaux de la machine.

D en mètres, le diamètre de ces cylindres.

C en mètres, la course des pistons.

P en Kg par Cm.C, Teffort moyen déduit comme ci-dessus des courbes d'indicaicui .

N le nombre de tours de la machine par minute.

On a évidemment :

Pression totale effectiye \ ^ lo.OOO î?! x P kilogrammes, sur chaque piston ) ^ «

Travail par course ' ,rv /././^'^l^*CP, ., ..

\ . ^ J . . . = 10.000 — ' — kilogrammètres.

sur chaque piston J 4

TRAVAIL DES HAOUNES. — N« 68, ili

La machine faisant N tours par minute, chaque piston fait ^

courses par seconde. Dès lors, le travail par seconde, dans chaque cylindre vaut :

,.-=io.ooo'!5^>yN,

II suffit de multiplier cette expression par A pour obtenir le travail total de la machine par seconde, et en divisant par 75, on aura ce travail en chevaux indiqués réalisés. En représentant ce travail par F, il vient :

. p, . 10.000 X ffP'C X P X 2N X A AD'CNP *X 60x75 0,28647"

Cette expression ne diffère de Texpression {1^') que nous avons donnée au n"* 112^ du Grand Traité j que dans la manière d'écrire le coefficient numérique, et le changeaient d'unité pour Tèffort moyen P, qui est ici exprimé en Kg par Cm.C^ au lieu d'èCre exprimé en Cm de mercure.

BétevBÉUMitian àm Ul palsaaaoe Htoy ome développée i les pistoae pendmiài les essais. — Les essais d^un bâtiment ont toujours lieu le long d'une base mesurée, et on effectue plusieurs parcçurs, deux à deux de sens inverses, pour obtenir la vitesse moyenne. Pendant la durée de chaque parcours, on relève, à intervalles égaux, deux courbes par cylindre, une pour le bas, Tautre pour le haut. On obtient ainsi pour chaque intervalle, une série, de diagrammes qui correspondent tous au même nombre de tours de la machine par minute. Mais outre que ce nombre de tours peut n'être pas le même pour toutes les séries d'un même parcours, il arrive rarement que le nombre de tours moyen déduit du compteur, pour tout le parcours, soit égal à la moyenne des nombres de tours inscrits sur les diagrammes. Dès lors, la force moyenne déduite des diagrammes doit différer de la force moyenne réellement développée.

Dans ces conditions, on ne calcule pas la force indiquée qui correspond à chaque série de diagrammes d'un même parcours, mais seulement les efforts moyens P|, P„ P»..., etc. P., qui correspondent & ces séries, pour lesquelles on a constaté les nombres de tours Ni, Ng, N,..., N» par minute. Ces valeurs servent à déterminer, pour chaque parcours, la valeur P de Teffori moyen qui correspond au nombre N de tours par minute déduit du compteur. Le moyen le plus exact de déterminer P, consiste & tracer une courbe ayant pour abcisses les diverses valeurs N|, Ni, N,..*, N„ et pour ordonnées les valeurs correspondantes P», P„ P,..., P». L'ordonnée qui correspond sur cette courbe à Fabcisse N, est la valeur de P pour le parcours que Ton considère, et Ton

peut calculer le travail correspondant en chevaux de 75^" développés sur les

La puissance réelle moyenne développée sur les pistons pendant la durée totale de Tessai, se déduit de la puissance développée pendant chaque parcours et de la durée de ce parcours, soient :

F|, Fs, Fsv'- P> les puissances développées dans les divers parooars, Ut ^si ^s;*"* ^'} les durées de ces parcours.

On a:

Si par suite des circonstances on n*a pu faire qu*un nombre impair de parcours, Tavant-dernier doit entrer deux fois dans la moyenne, afin d*égaliser autant que possible l'influence des circonstances favorables et des circonstances défavorables.

On détermine de la même manière la vitesse moyenne du bâtiment.

N® 68, Calcul du travail développé sur les plstona dans vne machine "Woolf» — Dans les machines Woolf en usage, tous les pistons ont généralement la même course; les cylindres admetteurs et les cylindres détendeurs diffèrent seulement par leurs diamètres. L'effort moyen étant déduit des courbes d'indicateur qui correspondent à chaque catégorie de cylindres (n** 68^), on a, en affectant de l'indice 1 ce qui se rapporte aux cylindres admetteurs :

AD«CNP

La puissance totale de l'appareil sera exprimée par :

Eflbrt moyen pratique. — On sait (n* 105, du Grand Traité) que théoriquement, dans les machines Woolf, les choses se passent au point de vue du travail de la vapeur, conune si les cylindres détendeurs existûent seuls, et qu'on admit directement dans ces cylindres, la quantité de vapeur de la chaudière qui entre à chaque coup de piston dans les cylindres admetteurs. — L'effort moyen qui aurait dû agir sur les pistons des cylindres détendeurs, pour produire dans ces cylindres tout le travail de la machine fonctionnant au Woolf, se nomme Veffort

TRAVAIL DES MACHINES. — N« 68, â75^

înoyén pratique propre à la machine ordinaire équivalente. Cet effort moyen pratique a pour valeur :

n A,DVP,+AD'P A>D%P, p ^"-^ ÂD^ ^"" AD« "^

Effort moyen fictif. — L'effort moyen fictif est la valeur qu'aurait dû avoir l'effort moyen sur tous les pistons pour produire le même travail que les efforts [moyens réels. Cet effort moyen fictif a pour valeur :

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