III
pour lubrifier les tiroirs et les cylindres, sont en partie décomposées par la chaleur en acides gras et en glycérine. L'eau d'alimentation apporte par suite aux chaudières im mélange de matières grasses, d'acides gras et de glycérine. — Sous l'influence de la chaleur, la décomposition commencée aux cylindres s'achève dans la chaudière, et, finalement, l'eau des chaudières renferme uniquement de la glycérine (corps neutre) et des acides gras. Ces derniers ne tardent pas à attar quer les tôles en formant des dépôts noirs et onctueux qui sont un mélange de savon de fer (oléate, stéarate ou margarate, suivant l'acide), et d'oxyde de fer en proportion variable. Ces dépôts sont très adhérents, s'enlèvent difficilement, et les tôles qu'ils recouvrent sont exposées à de dangereux coups de feu.
Si les tubes du condenseur, qui sont en laiton ou en cuivre rouge, ne sont pas étamés, ou bien ne sont pas recouverts d'une couche suffisante de matière grasse non décomposée, les acides gras, devenus libres dans le cylindre, attaquent les tubes du condenseur et forment des sels de cuivre. Ces derniers étant transportés aux chaudières par Teau d'alimentation, sont décomposés par la tôle qui s'empare de l'acide et met le cuivre en liberté. Ce cuivre peut alors former pile galvanique avec la tôle et ajouter son effet destructeur à celui des acides gras.
M. Hétetj pharmacien en chef de la marine, et M. Risbec^ ingénieur de la marine, ont imaginé de neutraliser les acides gras au moyen d'un lait de chaux mélangé àl'eau d'alimentation. La chaux forme avec les acides gras des sels insolubles (oléate, stéarate ou margarate de chaux, suivant l'acide), que la chaleur ne décompose pas, et qui sont sans action sur le fer et sur le cuivre. — Un litre d'eau dissout en quelques secondes, environ 0*,80 de chaux chimiquement pure. En présence d'un acide gras déjà rendu libre, cette eau de chaux forme immédiatement un savon de chaux qui est insoluble et se précipite. En présence d'un corps gras, l'action est un peu plus lente; il se forme d'abord une matière un peu gluante, qui est un empàtage de chaux et de matières grasses, puis, peu à peu, la chaux expulse la glycérine du corps gras et se substitue à elle pour former un savon de chaux avec le corps gras, comme précédemment. — Si l'eau d'alimentation dans laquelle on introduit le lait de chaux, contenait déjà des savons de cuivre ou de fer, ces savons ne seraient pas décomposés. D'un autre côté, si l'eau additionnée d'un lait de chaux arrivait aux chaudières avant que la réaction chimique fût complète, le fer et le cuivre de la chaudière participeraient à cette réaction chimique pendant son achèvement, et y se
fonnerait des savons complexes plus ou moins adhérents. — Il convient donc d'une part, de n'envoyer Teau d'alimentation aux chaudières que lorsque la réaction chimique est terminée, et d'autre part, d'étamer les tubes du condenseur du côté de la vapeur, et en général, tout le tuyautage que parcourt l'eau d'alimentation jusqu'au point oii la réaction peut être regardée comme complète.
Jlflf. Hétet et Risbec n'emploient pas de la chaux chimiquement pure. La chaux éteinte ordmaire suffit; mais il en faut naturellement une plus grande quantité. — En général, on dissout 1 gramme de chaux éteinte dans un litre d'eau. — L'eau de chaux s'obtient d'une manière continue en faisant agir sur la chaux ordinaire, en poudre tamisée, un courant d'eau dérivé du courant, d'eau d'alimentation, après que celle-ci a subi la réaction qui neutralise les graisses et les acides gras. De cette manière, on n'introduit aucune quantité d'eau additionnelle dans la circulation générale. — L'installation mécanique ima^née par MM. Hétet et Risbec pour l'application de leur système sur le croiseur le Dupetit-Thouars, est représentée par la fig. 87, dont voici la description sonmiaire.
Toutes les pompes à air refoulent par le tuyau A, dans une bâche commune Bd, qui est le récipient où s*efféctue la réaction. Cette bâche est surmontée du tuyau de décharge accidentelle D„ sur lequel s'embranche le tuyau E par lequel aspirent les pompes alimentaires. Enfin la bâche Ba est munie à sa partie inférieure, d'un robinet de purge 5. — Le lait de chaux se prépare dans le récipient B. Ce récipient est desservi par deux pompes a et ^, mues par la machine elle-même; elles sont à piston plongeur et de course variable, de manière h pouvoir régler à volonté leur débit. Les deux pistons ont d^ailleurs même course, mais la section du piston de b est les 3/2 de la section du piston de a. La variation de la course commune des deux pistons s'obtient en faisant varier la position de Taxe d'oscilation o du levier qui conduit ces deux pistons, et qui reçoit son mouvement d'un excentrique monté sur Parbre. La pompe a prend de Feau vers le sommet de la bâche Ba, par le tuyau 1, et la refoule dans le récipient B, par le tuyau 2, au sommet d'un entonnoir 6, dans lequel on verse de la chaux en poudre tamisée. L'eau entraîne la chaux et l'amène, par le tuyau 6', dans le fond du récipient B. Le niveau s'élève dans ce récipient, et le lait de chaux est pris par la pompe fr, qui aspire par le tuyau 3, vers le sommet du récipient B, et est envoyé par cette pompe par le tuyau 4, dans Taxe du tuyau de refoulement A des pompes k air, et de là dans la bâche Ba.
Sur le tuyau d'aspiration 1 de la pompe a, se trouve un récipient D, avec ro« binet régulateur do niveau, pour empêcher le fonctionnement continu de la pompe a, car l'eau tend à circuler naturellement dans le tuyautage, la pression en Ba étant plus forte que celle de Tair qui agit k l'extrémité libre du tuyau de refoulement 2«
La pompe b débitant par coup de piston, un volume égal au 3/2 de celui que débite la pompe a, il en résulte que la pompe 6, tend à faire le vide dans le sommet du récipient B. L'air est alors appelé par Tentonnoir 6 et le tuyau 6' ; cet air monte ensuite à la surface et produit des remous favorables à la prompte
Fig. 87. Appareil à dégraisser Teau d'alimaoUtion, sysUma Hélet et Aûftec : figure démonatratiTe.
dissolution de la chaux. Le chapeau conique 7', oblige l'air à monter par le tuyau 7 concentrique au tuyau de descente. L'eau refoulée par cet air s*échappe par les petites fenêtres rectangulaires qu*on aperçoit sur le tuyau 7. Enfin, l*air est aspiré par la pompe fr, en même temps que le lait de chaux, et renvoyé dans la bâche Ba, d*où il s'échappe par le tuyau de décharge accidentelle D«. La quantité de chaux éteinte à verser dans l'entonnoir 6 du récipient B, doit être le quart, en poids, des matières grasses employées pour les cylindres, et on en verse tous les quarts d'heure, la quantité proportionnelle. Il est bon de graisser dans la vapeur d'une manière aussi régulière que possible. — A l'aide de petites, mesures contenant 25 ou 50 ou 100 grammes de chaux éteinte, on puise la chaux à même dans une caisse, et on verse en temps voulu, la quantité nécessaire dans le récipient B. La quantité de chaux éteinte indiquée ci-dessus, un quart en poids des matières grasses, est environ double de celle qui serait théoriquement nécessaire. Mais un grand excès de chaux favorise la réaction, et ne peut être nuisible en aucun cas. Le récipient B se purge une fois par jour au moyen du robinet 8. ^ La capacité du récipient à réaction B«, est telle, qu'à l'allure maximum de la machine, l'eau d'alimentation y séjourne au moins 1"*,3, tout en étant constamment brassée et agitée par l'air refoulé, et provenant soit directement de la pompe à air, soit du refoulement de la pompe h, H en résulte que la réaction est complètement terminée quand la masse li-
quide atteint la partie supérieure, soit pour aller aux pompes alimentaires, soit pour fournir à la fabrication de Teau de chaux. Les premiers dépôts formés et les plus épais, se ramassent dans le fond du récipient B., d^où on les extrait toutes les six heures par le robinet de purge 5.
Dans la formation des savons calcaires, la chaux remplace à peu près la glycérine à poids égal. Par suite, le poids total de savons calcaires formés est sensiblement égal au poids des matières grasses employées. Un sixième environ du poids de ces matières calcaires est expulsé par le robinet 5 ; le reste, c'està-dire les cinq sixièmes, va aux chaudières avec Peau d'alimentation, et y forme des dépôts non adhérents, mais quMl faut enlever de temps à autre. Bien que toutes les chaudières en fonction ne produisent pas le même poids de vapeur par foyer, à cause des différences de tirage, on peut calculer grono-modo^ quel est le poids de dépôts que renferme une chaudière après un certain nombre d'heures de fonctionnement, en divisant, pour chaque période de marche, le poids des matières grasses employées par le nombre de foyers en fonction. La quantité de dépôts que Ton peut laisser accumuler sans danger dans une chaudière, dépend principalement du volume d*eau que cette chaudière renferme. En attendant que Fexpérience ait donné des indications plus précises, on peut fixer à 40 ■» au moins par foyer du type bas, et par suite à 50^ par foyer du type haut (chaudières à faces planes), la quantité de dépôts que Ton peut laisser accumuler avant de procéder au nettoyage. Pour les chaudières cylindriques à haute pression, et à deux foyers, il convient de ne pas dépasser pour chaque foyer (calculé proportionnellement à la surface de grille), 70** pour le type haut, 64 *k pour le type moyen, 57 *« pour le type bas.
Le système de dégraissage de Feau d'alimentation dont nous venons de parler, a été essayé à bord du Dupetit-Thouars et a donné de trèsbons résultats ; ce système est aujourd'hui réglementaire sur tous les bâtiments de la flotte munis de condenseurs à surface. Mais Tappareil pour fabriquer le lait de chaux a été simplifié. La fig. 88 représente la dernière installation faite sur le RigatUt de Genouilly.
Le tuyau a, qui est greffé sur le refoulement de la pompe alimentaire, amène Peau dans le récipient A qui sert de régulateur d*écoulement. Le niveau est maintenu constant dans ce récipient, au moyen du flotteur 1, qui manœuvre un robinet dans lequel débouche le tuyau a.
L*eau provenant du régulateur A, s'écoule par un robinet à ouverture graduée a', et tombe dans un entonnoir b que prolonge un tuyau ^ aboutissant au fond d^un récipient B. Le débit du robinet a' dépend uniquement de son ouverture; cette dernière est indiquée sur un cadran que parcourt une aiguille de la clef de manœuvre 3, et donne, d'après l'expérience, le nombre de litres par heure du débit. — On verse dans l'entonnoir fr, tous les quarts d'heure, la quantité de chaux nécessaire. L'eau provenant du régulateur A entraîne cette chaux dans le fond du vase B, où le lait de chaux se fabrique. La crépine k empêche les corps étrangers de s'élever dans le liquide \ le robinet 5 sert à purger le fond du vase B.
L'eau de chaux fabriquée dans le vase B en sort par le tuyau c, pour tomber dans un deuxième régulateur à niveau constant C. Le flotteur 2 manœuvre un robinet à deux orifices, que prolongent les tuyaux Cj, c„ qui aboutissent chacun au sommet d^un condenseur.
La manœuvre de ce nouvel appareil est excessivement simple. Le poids de chaux à employer est le quart de celui des matières grasses
dépensées pour les
Fig. 88. Appareil à dégraisser l'eau d'alimenlation (système simplifié). tirOirS et ICS Cylîll- Coupo Hémonslratite. ^j^^^ ^^ y f^^^ ^ jj.
tre d'eau par gramme de chaux. Si on , dépense par exemple l^ d'huile par heure , il faudra O'SîôO de chaux, soit 62«,5 à verser tous les quarts d'heure par l'enton- Doir b, et il faudra ouvrir le robinet a' pour obtenir un débit de 250 litres par heure. La constance du niveau dans le régulateur A, assure le débit uniforme du robinet a'; d'autre part, le robinet à deux orifices que manœuvre le flotteur 2, laisse toujours passer toute l'eau que reçoit le régulateur G, mais il ne peut jamais être atteint par l'air, car son ouverture augmente ou diminue avec le niveau de l'eau dans ce r^ulateur
Chap. YI, § 4. — Journal de la machine et rapport semestriel.
i; rm» remis «i
M" 79. — I. Journal de U nachine. — Dm «11 ■arclM anziUalre. — JLUmnai^; fem entrelei dIatUMe. — 2. RédaotloB da Journal. ^ 8. Gaaamet 4. Bnllalla da Taya^a. — 6. Mambra da fbax à aMinlanlr an aoIlTilé; da naTlotton à la vapaar.
nr 76| JFoamal de la machine. — Trois casemets de couleurs différentes, l'un blanc, l'autre rose et le troisième chamois, sontaffec-
JOURNAL DE LA MACfflNE. — N« 76, 425
tés à la rédaction du journal de la machine. Chacun de ces casemets est tenu par le chef de quart. Le blanc est réservé au premier quart, le rose au deuxième et le chamois au troisième quart.
Le recto de chaque page est divisé en deux parties dans le sens de la hauteur, et sert pour deux quarts ou poin* un jour.
Dans le sens de la largeur, chaque page est divisée en deux parties; Tune fait souche et l'autre se détache en bulletin. A la fin de chaque quart, le bulletin et la souche sont remplis de chiffres identiques par le chef de quart de la machine, et ce dernier fait remettre le bulletin à l'officier de quart.
Le mécanicien chargé surveille la tenue du casemet, et il tient la main à ce que chaque chef de quart le lui présente en quittant son service et en lui rendant compte de l'état de la machine. Ce casemet reste en dépôt chez le mécanicien chargé.
Chaque livre contient deux cents pages, et suffit pour un semestre. Le casemet de quart est tenu au mouillage comme à la mer, et Ton ne doit jamais écrire sur le verso. Chaque page présente d'ailleurs la disposition indiquée au n<> 76,.
Des allnpes de marelie Mm« vmpeor $ leur #ëtenMlit»iieii« Consammafions normales m elia€|ae aUnre. — On admet que les différentes allures auxquelles le bâtiment est susceptible de marcher en ter^ tice courmU, peuvent être classées en trois catégories de grande^ mf^fenne ei petite vitesse ; et Ton est convenu de représenter ces catégories, en îonction de la vitesse maximum V des essais, par les valeurs et les notations suivantes :
Grande vilesse en service courant V^ = 0,90 V Moyenne vitesse en service courant V„| = 0, 75 V Petite vitesse en service courant V^ = 0,60V
Pour savoir à quelle allure marche le navire, les viteuet réeUei doivent toujours être comparées aux vitesses étalons V^, Vm> Vp dites normales.
Par exemple, si V = 12 nœuds,
d'où : V, = 12 X 0,90 = 10«,8
On rangera :
1* Dans la grande viteue, toute allure supérieure à V« = 9 nœuds.
2* Dans la moyenne viteese, toute allure supérieure à Vp = 7»,2.
3^ Dans la petite viieMe, toutes les allures égales ou inférieures à Vp=:7*,2.
11 résulte de cette classification que :
Vp s 0^60 V est le maximum de la petite vitesse, V„:= 0,75 V est le maximum de la moyenne vitesse.
V^ == 0,90 V doit être, sauf le cas de nécessité absolue, le maximum de la grande vitesse en service courant.
On est convenu de représenter par C,, Cmi Cp, les consommations de charbon par heure correspondant aux vitesses V^ , Vm» Vp; et par des considératioDS tirées de la pratique *, on a adopté, pour ces consommations, les valeurs ci-après en fonction de la consommation C correspondant à la vitesse maximum V :
Cy =0,75G pour Tallure V^ de grande vitesse (1*) ci-dessus. C|» = 0,45 C — V„ de moyenne vitesse (2*) d»
C^=0,25C — V^ de petite vitesse (3«) d-
Blapclie auxiliaire. — Indépendamment des trois catégories de grande, de moyenne et de petite vitesse, qui servent à classer les différentes allures de marche du bâtiment pendant sa navigation à la vapeur, on reconnaît, sous le nom de mardie auztitatre, une quatrième allure pour laquelle la consommation de charbon par heure doit être constante et égale à 0,15 C. Dans ce mode de fonctionnement, la propulsion est due, non à la machine, mais à Timpulsion des voiles ou à un remorqueur. La machine n'est appelée qu'à vaincre ses frottements sans produire de force propuUive.
La limite inférieure de la vitesse de rotation de la machine, lors de la marche auxiliaire, est celle qui occasionne des battements au palier de butée, ce qui prouve que par intervalles la machine est entraînée par le bâtiment. Si on se propose de dépenser le moins possible de charbon, il faut régler la vitesse de la machine par Torgane de détente variable, ou par la fermeture partielle de la valve, s'il n'existe pas de détente variable, en maintenant toujours une forte pression aux chaudières, à moins que ces dernières ne présentent pas de garanties suffisantes de solidité. Le degré d'introduction, ou l'ouverture de la valve, doit être diminuée petit à petit jusqu'à ce que les battements se produisent
* On admet, d'après les expériences, que les puissances développées dans un temps donné, toutes choses égales d'ailleurs, sont proportionnelles aux consommations de charbon et aux cubes des vitesses.
Si donc, nous désignons par :
T et Tg les puissances développées.
C et Cg les consommations de charbon.
V et \g les vitesses réalisées.
faisant V, = 0,90V, il vient : Cg= 0,729C.
On obtient par un calcul semblable : C« = 0,422C; G^= 0,2I6C.
Les quantités allouées sous le nom de cansommaliont normaUê, sont un peu supérieures à celles déduites de ce calcul.
au palier de butée ; cette introduction, ou Touverture de la valve, est ensuite augmentée pour faire cesser ces battements. On règle alors le chauffage de manière à obtenir le meilleur résultat possible du combustible employé. Dans le cas où on veut profiter de tout le charbon qui est alloué pour la marche auxiliaire (si toutefois cette quantité n'est pas atteinte avec le fonctionnement que nous venons d'indiquer), le régime de la machine est réglé par la quantité de charbon à dépenser. Dans tous les cas, le nombre des feux à conserver en actilivité doit être tel que les cendriers soient au moins ouverts à moitié; sans cela, le fond de la grille manque d'air et la combustion est imparfaite.
Allninase) feux entretenmsj feux remis en activité! eau distUlée. Oonsommations normales afférentes aux divers eas. — Dans un but économique, et surtout en vue de la conservation des chaudières, il a été établi de règle que les feux doivent être conservés pour des temps d'arrêts égaux ou inférieurs à trente-six heures. — Les allocations de combustible pour allumage, entretien et remise en activité des feux sont in* diquées dans le tableau suivant :
ë I allumé à nouveau. .
^1 remis en activité. . .
j par heure d'enlrelien
^ f des feux
ciaudiIbbs a facbs plarbs.
Type haat.
Type bas.
CHADMiaiS CTLMDBIQUU.
Type haut.
Par tonneau d'eau distillée 166^*, 666
Type moyen.
7kf,3
Type bas.
* Les chiffires inscriu pour les chaudières cylindriques ont été calculés sur ceux des chaudières à bées planes, et proportionnellement à la surface de grille.
Remarque, Les chiffres réglant la vitesse du bâtiment pour les trois allures de marche sous vapeur, et les consommations normalei correspondantes par heure, ainsi que les consommations normalei pour ïnarche auxiliaire, pour entretien des feux, pour remise en activité des feux et pour eau distillée, doivent être inscrits sur un tableau placé en permanence dans la machine à portée du chef de quart. Seulement, les quantités que cet agent devra porter comme consommation sur ledit tableau et sur son casernet, sont celles réeUemeni effectuéeê. Elles devront, d*ailleurs, être réparties ainsi quMl est dit au numéro 76,.
fF 76, Rédaetlon du Joamal. — Voici le modèle d'un bulletin de quart, sur la rédaction duquel nous allons donner quelques explications :
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Sonolie. — Colonne db gauchi.
Article : Qualité du charbon, — Écrire suivant le cas : trôs bonne, bonne, médiocre ou mauyaise.
Article : Eipèce du charbon. — En roche ou en briquettes de telle provenance.
Article : Poids de ^hectolitre, — Tout le charbon employé doit être mesuré, et il doit être tenu un compte exact du nombre d*hectolitres dépensé pour les divers services, avec Taifectation de la part qui revient à chacun d'eux. Les hectolitres doivent être numérotés et doivent porter Pindication de leur tare. Il convient que ces hectolitres soient toujours également remplis, et que le charbon soit préalablement concassé avant le mesurage, chaque fois que la chose sera possible. Pendant le quart, on pèse un nombre d'hectolitres suffisant pour obtenir une moyenne exacte. Le nombre de pesées doit être d'autant plus grand que les morceaux de charbon sont plus irréguliers, et il faut faire en sorte que les divers hectolitres soient pesés le même nombre de fois.
Il importe de se souvenir que les seaux à escarbilles délivrés aux bâtiments sont de deux capacités différentes : un hectolitre pour les grands bâtiments, et un demi-hectolitre pour les petits. Avec ces derniers seaux, le poids moyen obtenu, tare déduite, doit être multiplié par deux pour avoir la quantité à porter à Tarticle dont il s*agit.
Article : Édiauffementê, accidenté, etc. -— Indiquer sommairement les accidents survenus pendant le quart, tels que: échauffements, chocs, projections d'eau, ébullitions, fuites, rentrées d'air, insu^isance ou manque d'alimentation, mauvais fonctionnement des pompes, avaries.... etc. Les causes et les suites de ces accidents, ainsi que les moyens employés pour les combattre, sont énumérés en détail sur le journal spécial, tenu par le mécanicien chargé. (Quoiqu'il n'existe pas encore d'imprimés pour ce dernier journal, le mécanicien chargé, doit tenir note sur un journal qu'il dresse à sa guise, de tous les faits intéressants relatifs à la machine.)
Article : Versements, consommations extérieures. — Tout le charbon sorti de la soute pour un service quelconque, autre que celui de l'alimentation des feux de la machine, doit être exactement pesé. Ce charbon ne doit être délivré que sur un bon fourni par le service compétent, savoir : pour les cuisines et le four, par le commis aux vivres; pour le canot à vapeur et la forge, par le mécanicien chargé; pour les machines auxiliaires, par le mécanicien chargé ou le mattre de manœuvre, suivant l'emploi de ces machines. — Dans ce dernier article doivent être comprises les consommations effectuées pour le fonctionnement des grandes pompes spéciales de cale, ainsi que pour le fonctionnement des petits chevaux faisant accidentellement fonction de pompes de cale. Dans le cas où les petits chevaux refoulent de l'eau sur le pont ou dans une partie quelconque du bâtiment, la consommation doit également être imputée à l'article du rapport semestriel (n* 77) intitulé machines auxiliaires, et doit figurer dans la colonne vei'sement, consommations extérieures du journal. Si le petit cheval fonctionne pour l'alimentation des chaudières, sa dépense incombe à l'appareil moteur.
Lorsque les machines auxiliaires ont une chaudière spéciale, la consommation est constatée en mesurant le charbon brûlé sur les grilles de cette chau-
dière. Mais lorsque la prise de vapeur des machines auxiliaires se trouTe sur les chaudières de Tappareil moteur, la consommation est déterminée au moyen du calcul ci-après, dont les éléments sont fournis par le journal descriptif, pages 17 et 18, où sont inscrits les résultats des expériences faites sur les machines dont il est question.
Pour ce qui concerne les pompes de cale ordinaires de la machine, qui, dans la plupart des cas ne se décïanchent pas, on doit les considérer comme faisant partie intégrante de l'appareil moteur.
Mais il n*en est pas de même pour les grandes pompes de cale, notamment pour celles des machines à trois cylindres, dont le piston est conduit par une tige de piston du cylindre milieu, et qu^on ne fait fonctionner que lorsque la cale est engagée. ~~ La consommation afférente au fonctionnement de cette pompe peut s'obtenir, avec une approximation suffisante, en multipliant la dépense de la machine pendant la durée de ce fonctionnement, par le rapport entre le travail absorbé par cette pompe et le travail moteur sur les pistons. — Ce rapport peut s'obtenir de la manière suivante :
Le travail utile, en chevaux de 75^, d'une pompe de cale de cette espèce, supposée à double effet, peut être calculé par la formule :
dH^NxHXO,!
Dans laquelle d représente le diamètre de la pompe en mètres.
— G — la course du piston —
— N — le nombre de coups de piston par minute.
— H *- la hauteur en mètres à laquelle Teau doit être élevée.
Le travail moteur emprunté à la machine s'obtiendra, en divisant cette expression par le coefficient de rendement K de la pompe, et par le coefficienl K' de rendement de la machine sur l'arbre.
Faisant K =: 0,60 et K'= 0,75, ce travail sera exprimé par :
dfCNxHxO,!
Or, le travail moteur sur les pistons est donné par la formule :
AD'CNP 0,28647 '
Dans laquelle A représente le nombre des cylindres.
— D — le diamètre des cylindres en mètres.
— C — la course des pistons —
— N — le nombre de coups de piston par minute.
— P — la pression en kilog. par cent, carré.
En désignant par R le rapport entre le travail absorbé par la pompe et h
Iravail moteur sar les pistons, et en remarquant que, dans la' machine qui nous occupe, la course du piston de la pompe est égale à celle des pistons à vapeur, on aura ;
u ^ rf*XiiXO,l
" AD»Px 0,60X0,75'
Comme les variations de H sont peu importantes, et que toutes les autres quantités littérales sont constantes, à Texception de P, on peut effectuer, une fois pour toutes, les calculs des quantités connues, et poser :
d*xHxO,l