Dufon comte i heverny, Mémoires, Paris
Ils étaient engagés et rétribués par le gouvernement pour se mêler aux « politiques » et discoureurs de toute sorte qui fréquentaient les promenades, les cafés, les tripots, les spectacles, et se faire recevoir même dans les maisons particulières où se donnaient des réceptions. Ces fonctionnaires devaient adresser leurs communications au lieutenant de police, qui les transmettait au ministre de Paris, lequel les faisait passer sous les yeux du roi lui-même. Celait le résumé des propos tenus par les mille <• raisonneurs » de la capitale. On y trouvait les nouvelles de date récente avec les commentaires qu'elles avaient inspirés. « Je joins à cette lettre un extrait des nouvelles qui occupent depuis quelques jours la politique des cafés », écrit d'Argenson au ministre de la maison du roi, le 'S juillet 1702 '. Ces notes formaient des bulletins qu'on déposait par la suite dans les archives de la lieutenance de police, d'où ils passèrent dans les Archives de la Bastille. Malgré que les vainqueurs du 1 ï juillet les aient peu respectés, il en reste à la Bibliothèque de l'Arsenal une série importante, correspondant aux années 1725-1748 -.
Ces nouvellistes officieux avaient donc mission de se répandre dans Paris, de fréquenter les jardins, surtout le Luxembourg, les Tuileries et le Palais-Royal, de se promener dans la Salle et dans la Galerie du Palais, aux Vieux-Augustins et sous le cloître des Cordeliers, de s'arrêter à la Banque ou dans les églises, d'entrer dans les cafés, à l'Opéra, à la Comédie-Française, à la Comédie-Italienne et même aux théâtres forains. Partout leur rôle était de prendre
1. Bibl. nat., nis. nouv. acq. Irai]'-. 5314. •>. Bibl. dt \ mss L0155-10170.
langue, de provoquer les confidences des nouvellistes, au besoin de se risquer à lancer eux-mêmes des informations plus ou moins sûres, pour en recueillir de précises; surtout ils devaient éviter de se laisser découvrir. A peine est-il besoin de dire que les vrais nouvellistes, flairant l'ennemi, ne les aimaient pas et s'efforçaient, autant que possible, de les tenir à l'écart.
Du Camp d'Orgas met en scène un peloton, réuni autour des « chefs les plus fameux ». Ceux-ci, après que les nouvelles du jour ont été jetées sur le tapis, se sont retirés à l'écart, pour en faire entre eux l'examen. Fuis ils reviennent. C'est le prélude, dit Du Camp,
De ce que dans le jour se dira d'authentique.
Tout le monde se presse, mais
Alors, pour écouter le mouchard qui se «lisse,
es! reconnu par l'un des chefs nouvellistes, nommé le « Commandeur ». Celui-ci, pour écarter l'intrus, lui présente l'aumône, ce qui l'ait battre en retraite le pauvre diable penaud et confus.
>»ous devons au lieutenant de police Hérault un état, rédigé en 1725, de ces nouvellistes aux gages du gouvernement, avec l'indication des postes assignés à la surveillance de chacun d'eux.
Courla, qui demeure en chambre garnie, rue de Perpignan, chez une dame Caillet, a pour mission de fréquenter les cafés de la rue Saint-Antoine et des nies adjacentes. Verdais, qui loge rue Pagevin, a dans son ressorl le Palais-Royal et le quartier qui s'étend jusqu'à la place Vendôme. Lestang doit exer-
cer son activité rue Saint-Honoré et dans les rues voisines. Celui-ci est un personnage d'importance. 11 demeure hôtel d'Anjou, au premier, chez un tailleur nommé Lœillet. De fait, ce Lestang avait de belles relations parmi les Parlementaires; aussi son nouvellisme officieux doit-il se faufiler jusque dans leurs salons.
On trouve ensuite sur la liste d'Hérault un certain Malter qui, lui, a pour tâche de se glisser partout. Verdun — rue Guisarde, au quatrième, chez Roger, marchand de fruits, — parcourt la rue Saint-Denis, traverse le Marais, et vient se mettre aux écoutes parmi les nouvellistes des Célestins. Dauphiné a pour district le Pont-Marie, l'île Saint- Louis, la place Maubert. Un certain Charpentier est tenu d'envoyer des rapports sur les on-dit de la Galerie et de la Salle du Palais. Enfin, un nouvelliste de profession, Vanneroux, frère d'un exempt de robe courte qui joue un grand rôle dans les faits et gestes de la police à cette époque, a dans son « itinéraire », la Comédie -Française et le cloître des Cordeliers. C'est de ce mot, « itinéraire », que nos gazetiers de la police désignent les bulletins où ils rapportent au Lieutenant général les propos qu'ils ont recueillis dans les diverses promenades et dans les cafés de Paris.
A celte liste le secrétaire du lieutenant de police ajoute encore, sans autre indication : « Hamonnière, l'abbé Bazin, Pommereuil, Coudé », puis les noms de deux femmes, la Couturier et la Béninville1.
1. Bibl. dp l'Arsenal, Archives de la Bastille, ms. 10155, f. 30-31; notes de Duval, premier secrétaire de la Lieutenance de police.
Hamonnière était à cette date exempt, el devint dans la suite inspecteur de police.
Quelques-uns de ces « itinéraires » sont bien écrits. Ils fourmillent d'anecdotes piquantes. Parfois, et pour cause, ils sont laconiques, comme celui-ci du 24 novembre i~i7 :
« La pluie qu'il a fait ce matin a interdit aux nouvellistes la promenade du Palais-Royal et des cafés des environs, de sorte que je n'ai rien pu apprendre, si ce n'est qu'il y a actuellement à l'Académie de chirurgie à Saint-Cosme, un enfant que Ion dit être resté trente-trois ans dans le ventre de sa mère et que l'on y a trouvé mort après en avoir fait l'ouverture. »
On voit, d'après cette note, prise entre bien d'autres semblables, le caractère de la tache qui incombait à chacun de ces agents : elle consistait essentiellement à fournir le gouvernement de nouvelles.
Parmi les policiers qui viennent d'être cités, l'exempt Pommereuil occupe le premier rang. Saint- Simon lui a consacré une page de ses Mémoires : « Argenson s'était souvent servi sous l'autre règne, et quelquefois depuis, d'un drôle, intelligent et adroit, qui était fort à la main, et qui se nommait Pomereu
— le nom est écrit d'après la prononciation du temps
— pour des découvertes, pour faire arrêter les gens el quelquefois les garder chez lui quelque temps ' ». C'était ce qu'on appelait une détention en charte privée.
Pommereuil l'emporte sur ses collègues par l'imprévu, l'originalité et la rapidité du style, par la
1. Saint-Simon, Mémoires, éd. Cliéruel, XIII, 179-80 (année 1716 .
finesse du flair, par son esprit judicieux et son doD d'observation. II suit les nouvellistes pas à pas, il connaît leurs habitudes, leurs caprices et jusqu'à leurs misères.
Il se promène avec eux, sous le cloître des Cordeliers, dans la galerie du Palais et au Luxembourg, dans l'allée des Carmes; il fréquente leurs cafés. C'est à la politique qu'il s'attache surtout et il semble que ses nouvelles publiques — pour conserver le titre dont il décore ses rapports, — soient presque une leçon aux ministres du jour. Pommereuil a des lettres. Quand il veut fixer l'attention des autorités auxquelles ses mémoires sont destinés, il met le mot hic en regard d'une accolade embrassant la nouvelle qu'il croit digne d'intérêt. Ou bien l'humble exempt, écrivant pour le lieutenant général et pour le ministre de Paris, place au seuil du passage qu'il faut méditer, ces deux mots : « Siste viator » ; invitation qu'on lisait jadis sur renseigne des joyeux cabarets désignés aux ébats des escholiers.
Il est très intéressant de noter que ces errements du lieutenant de police, les ambassadeurs étrangers, de séjour à Paris, les pratiquaient également. Bien mieux, on voit que, dès le xv" siècle, diverses puissances de l'Europe entretenaient en France des agents dont la seule mission était d'écouter les discours des nouvellistes et d'en transmettre la substance à leurs gouvernements respectifs1. Les Cours étrangères, elles non plus, n'avaient pas de journaux; elles aussi se montraient désireuses d'être renseignées sur les événements récents, et, pour y parvenir, ne trouvaient
1. Léon-G. Pelissier, Nouvellistes italiens, à Paris, 1 198, dans le VmV. de la Soc. de l'histoire de Paris, 1891, p. 1 16-158.
pas de meilleur moyen que d'avoir des oreilles à leur dévotion parmi les nouvellistes de Pari-;. Mais, aux ycu\ du gouvernement français, c'était déjà une manière d'espionnage; préoccupation qui explique cette note du nouvelliste policier Vanneroux, en date du 16 mars 172(3 :
« Je commencerai demain à m'introduire chez le prince Kourakin '. pour tâcher de découvrir les personnes que M. Pommereuil dit lui rendre compte de ce qui se passe dans Paris 2. »
Après Pommereuil, il faut nommer cet exempt Vanneroux. Le lieutenant de police Hérault, puis le gendre et successeur de celui-ci, Feydeau de Maiville, remployèrent longtemps. Vanneroux a, lui aussi, des instincts d'homme de lettres et l'ail le métier de gazelier. Moins instruit que Pommereuil, il esl plus vif, plus combatif. On se divertit à le voir défendre le gouvernement, comme le ferait dans la presse moderne un fougueux polémiste. Au point que son ardeur, au fort des querelles jansénistes, faillit lui jouer un mauvais tour. Pu de ses collègues raconte, en 17.5^. qu'au cimetière Saint-Médard, les convulsionnâmes et leurs amis avaient pris leurs mesures pour l'assommer, s'il osait se montrer. « Ils étaient là plus de quarante personnes qui cherchaient à le tuer, et ces personnes ne sont point des gens du commun. 11 y avait même là dv< soldats aux gardes qui étaient disposés à seconder les dits particuliers en cas de nécessité3. » Mais ce jour-là Vanneroux crut préférable de demeurer chez lui*.
1. ambassadeur de la Cour <le Russie auprès du roi de France.
2. Bibl. de F Arsenal, ms. l*iir>o. p. 116 verso. :;. Bibl. d« l'Arsenal, ms. 10161.
I. C'est à la Bibliothèque de l'Arsenal, dans le carton 10170, que se trou-
2o2 LES NOLVELLISTES.
Pommereuil et Vanneroux, en leur qualité d'exempts, avaient une situation assurée et se trouvaient à l'abri du besoin. Il n'en était pas ainsi delà plupart des agents que le gouvernement employait à la chasse aux nouvelles. La plupart étaient de pauvres hères, encore très irrégulièrement payés par le lieutenant de police qui les employait.
Comme modèle du genre, il importe de citer Dubois. Nous avons de lui un nombre de bulletins considérable sur les nouvelles mises en circulation aux Tuileries, au Luxembourg, aux Cordeliers et dans la galerie du Palais. Il s'occupe surtout de ce qu'on appelait alors les « Affaires du temps », c'est-à-dire de la question janséniste. Voici la lettre lamentable qu'il adresse à Hérault le 17 juin 1732 :
« Monseigneur, je vous supplie très humblement de vous souvenir qu'il m'est dû mars, avril et mai, que je n'ai pas un sol pour vivre. C'est pourquoi je me flatte que vous aurez la bonté de me signer des ordres sur M. Lartois, afin que je puisse toucher de l'argent le mois de juillet prochain. C'est la grâce que j'attends de Votre Grandeur, comme celle de me permettre de me dire, avec un -profond respect.... »
Lestang, le nouvelliste chic, qui a de si grandes relations dans le monde du Parlement, ne paraît d'ailleurs pas avoir été plus régulièrement payé. Il expose ses doléances dans une lettre du 3 décembre qui mérite d'être analysée. Il a eu un entretien avec le lieutenant de police le dimanche passé; mais la présence du « Magistrat •> l'intimide si fort qu'il n'a pas
vent surtout les bulletins .le Vanneroux. Il faut les consulter avec attention parce que, tout en étant du môme auteur, ils sont d'écritures différentes, lui outre, quelques-unes des feuilles qui portent son nom sont des « nouvelles à la main » de son frère Vanneroux le jeune.
osé dire ce qu'il avait sur le cœur. Lestang spécifie bien nettement son rôle et celui de ses confrères : transmettre des nouvelles au gouvernement. Il écrit : « Je conviens avec vous, monseigneur, que les nouvelles que j'ai eu l'honneur de vous mander n'égalent point les bontés que vous avez eues pour moi. Tout m'engage à servir Votre Grandeur plus par affection que par intérêt; car lorsqu'on a l'honneur de vous approcher, vos manières bienfaisantes et affables savent si bien s'attacher les cœurs qu'on ne peut s'empêcher de se dévouer entièrement à votre ser\ ice. Pour moi, monseigneur, je souhaiterais de pouvoir vous en donner des marques aux dépens de mon sang, trop heureux si, en le répandant, je pouvais vous convaincre de la vérité de ce que j'avance1 ». Sur ce début le lieutenant de police pouvait s'attendre à une sérieuse demande d'argent. En effet, déclare Lestang, si mes •• mémoires » ne sont pas aussi intéressants qu'ils pourraient l'être, cela tient à mon « peu de pouvoir ». 11 faut entendre par là que cela tenait au peu d'argent qu'on lui donnait. N'a-t-il pas dû « s'habiller pour se mettre dans le monde ». La « déroute du papier » lui a fait perdre sa fortune, qui s'élevait à quatre cent mille francs — un million d'aujourd'hui, — et, par surcroît, a mis en déroule ses aniis. Mais, grûce au ciel, il a toujours été « assez bien faufilé ». El si le lieutenanl de police veut bien lui donner une provision suffisante, il se sent capable de faire merveille. Il faut d'ailleurs beaucoup d'argent. Le jeu est l'âme des compagnies où fréquente la magistrature. « Et, en paraissant deux fois dans une
1. Bibl. de l'Arsenal. Arch. de la Bastille, ms. 10155, f. 162.
même maison sans jouer, on vous regarde comme un meuble inutile. »
Ce Lestang élait un prolestant converti, ruiné par la faillite du système de Law, et qui, accusé par sa femme de l'avoir volée, avait dû se sauver de Hollande pour se réfugier en France, sa patrie d'adoption. Le due d'Orléans l'avait pris sous sa protection. Cependant Hérault ne parait pas l'apprécier à sa valeur. Il lui reproche précisément de ne pas savoir « se faufiler ». 11 réduit ses appointements à deux francs par jour. Maigre salaire. Et à quelles avanies son métier ne l'expose-l-il pas? Un certain Tournon le traite publiquement d' « espion »; injure d'autant plus désagréable qu'elle est méritée; aussi Lestang écrit-il au Magistrat qu'il est décidé à ne plus se laisser « outrager dans son honneur ».
Parmi ces « itinéraires » de Lestang, qui sont presque tous d'une banalité désespérante, il s'en trouve un cependant qui est un document de premier ordre. C'est un mémoire, déjà publié par Ravaisson, qui toutefois en ignore l'auteur, où sont courageusement dévoilées les turpitudes du comte de Charolais, ce Bourbon dégénéré, digne frère du duc de Bourbon, alors premier ministre. Notre policier signale la méchanceté, la fourberie, les amours crapuleuses de ce misérable prince, cl sa manie sanglante (ressayer sur les couvreurs et sur les paysans la portée de ses fusils de chasse.
Oue si Lestang opère dans le monde de la magisrature, Hardouin, lui, manœuvre dans les milieux ecclésiastiques. 11 fréquente les promenades, les cloîtres, les petites chapelles où se trament les pieux complots du jansénisme. Il est un hôte assidu
de l'archevêché/ où, pour reprendre sa pittoresque expression : « il allonge son nez où les valets de chambre se mettent ». « Dans la grande salle où Son Eminence donne ses audiences, assis sur un banc entre deux fenêtres », il est habile à soutirer des interviews aux. domestiques de confiance. Mercredi dernier, écrit-il, « j'ai vu et conversé longuement avec plusieurs personnes de la maison. Je m'y suis moi-même prié à dîner avec Chabat et Du val, deux valets de chambre de Son Eminence, auparavant d'en venir au dîner dans la chambre du Suisse ' ».
Ce prudent informateur vit, comme ses confrères, dans des transes perpétuelles. S'il allait être reconnu pour un espion de police et outrageusement démasqué'.
« Ceux qui voudront bien considérer mon sort, écrit le pauvre Hardouin, me considéreront comme très malheureux, car je ne puis plus paraître, je ne sais plus où aller; je crains de rencontrer ce que je veux éviter. »
Au reste, il est consciencieux en son métier de nouvelliste secret. Du moins il le dit, et, ma foi, en assez bons termes. Il interroge, plaisante, bavarde, fait rétourneau pour happer les confidences. 11 feint, parmi les jansénistes, d'entrer dans leurs idées, si bien qu'il en devient suspect au magistral même qui l'emploie. Pas de zèle! dira Talleyrand. Il écrit alors des lettres désespérées au secrétaire de la lieulenance qui le connaît de longue date. Puis voici la misère qui l'étreint; on ne le paie pas, ou mal. « Monsieur, écrit-il à Duval, secrétaire du lieutenant général, vous
1. Bibl. de l'Arsenal, Arch. de la Boitille, m-. 10158, f. 362.
avez dû apprendre hier par ma femme, à neuf heures du soir, dans quelle situation je suis; et cette femme ne souffre pas moins, puisqu'elle était encore à jeun lorsqu'elle vous a parlé l. »
Fort au-dessus de ces nouvellistes occasionnels sans cesse en quête d'un petit écu, se tenaient les agents qui, comme Yerdais et Bazin, se trouvaient par surcroît revêtus de la charge lucrative d'inspecteur de police. Ceux-ci ont eux-mêmes sous leurs ordres des exempts et des mouches. Ils n'en crient pas moins famine. « Je supplie très respectueusement Votre Grandeur, écrit Yerdais à Hérault, de signer un ordre pour mes appointements du mois d'avril, j'ai un extrême besoin d'argent pour le courant, dans ma fonction. » Yerdais a pour mission spéciale de fréquenter chez les plus « fameux traiteurs », où viennent dîner les gentilshommes et la grande bourgeoisie, puis d'assister aux représentations de la Comédie-Française. Il est entré dans ce théâtre le -1-1 février 17:26. On y donnait Démocrite. Il y a compté au juste cinquante personnes « dans le respect ». L'expression fait tableau.
Le style de ce nouvelliste policier présente d'ailleurs un véritable intérêt, souvent incorrect, parfois obscur, mais toujours imagé et pittoresque. Il lui arrive, assisté de ses agents Auvray et Pannelier, d'organiser des tumultes à la Comédie, car il déteste les comédiens et vit sur le pied de guerre avec eux. Rôle inattendu pour un agent de la police! mais, à chaque tournant de l'ancien régime ne doit-on pas s'attendre à de ces jolies surprises?