‹ Les nouvellistesChapitre 12 sur 139 · L'Antiquité des larrons (Paris. 1621), p · texte numérisé non relu

L'Antiquité des larrons (Paris. 1621), p

apprenez-moi ce qui s'y est conté de nouveau aujourd'hui l. »

« Si quelqu'un, sans y penser, dit qu'il sait quelques nouvelles, Cloranle ne le laisse jamais en repos qu'il ne les lui ait fait savoir et le presse tellement de dire ce qu'il sait, qu'il est contraint, s'il se veut délivrer de lui, de lui dire quelques nouvelles fausses ou véritables; car, sans cela, Clorante ne pourrait se résoudre à le quitter 2. » Et c'est ainsi que le nouvelliste s'en va tout le long- du jour quêter des faits divers « pour les redire le soir aux lieux où il passera son aprèssouper ». Ce sont surtout les hommes « en place » et les personnes « en crédit > qu'il s'efforce d'approcher. Là sont les meilleures sources d'informations. Car il désire, afin d'authentiquer son récit, pouvoir ajouter : « C'est d'un tel que je le tiens. »

Chacun d'entre eux sait bien quel besoin d'un patron, Pour courir en tous lieux, ont toutes les nouvelles,

Et que l'on les croit peu fidèles

Dès qu'on les débite sans nom.

Fier de celui du duc dont Lubin s'autorise... 3.

« Une nouvelle, dit Dorifile, a toujours son patron *. » Il lui faut un détail dont quelqu'un nous réponde.

C'était la « source ». Et Menin, ancien conseiller au Parlement de Metz5, dans son portrait du nouvelliste : « Il y en a qui fréquentent les grands et les ministres, affectent de tout savoir de bonne part et

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