‹ Les nouvellistesChapitre 121 sur 139 · Mémoires d'Argenson, cdi Rathery, V · texte numérisé non relu

Mémoires d'Argenson, cdi Rathery, V

tement au gouvernement, écrit bien : « les personnes les plus sensées » — disent que la monarchie française tombera et que le royaume se gouvernera comme les républiques. » Telle était, en 17.32, l'opinion des nouvellistes « les plus sensés », au témoignage d'un agent de l'autorité royale.

Bosc du Bouchet, dans son Conseil de Momus publié vers la même époque, divise les nouvellistes en deux camps, les royalistes et les républicains, qui discutent avec ardeur :

J'aperçois mes chers nouvellistes, Luxembourgeois el Tuileristes

(ceux du Luxembourg et ceux des Tuileries),

Qui s'occupent toujours si bien De tout ce qui ne leur fait rien :

Républicains el royalistes, Plus échauffes pour leurs partis Que les whigs et que les torys '.

A un autre point de vue, l'auteur anonyme des Mœurs de Paris divise en 1747 les nouvellistes, qu'il appelle les « politiques », en trois catégories : en premier lieu les anciens officiers; c'étaient ceux qui, durant les campagnes, suivaient passionnément les opérations militaires. Puis les bourgeois. Enfin les ouvriers. On a déjà rencontré ces derniers aux Cordeliers et aux Grands-Augustins. A mesure que se déroule le xvuie siècle, leur nombre augmente. Ils deviennent de plus en plus « patriotes », au témoignage de l'avocat Marchand. Ils deviennent de plus en plus ardents, au témoignage de d'Ardène. « Ces

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