‹ Les nouvellistesChapitre 136 sur 139 · Rivarol, Jour, ml politique, n · texte numérisé non relu

Rivarol, Jour, ml politique, n

de gloire aux nouvellistes illustrés par Camille Desmoulins et par Bordier, qui tenait aux Variétés amusantes avec tant d'éclat le rôle d'Arlequin dans la lune.

Voisins du Palais-Royal, ceux de leurs confrères qui se groupaient sur la terrasse des Feuillants ne laissèrent pas, quoique moins bruyants, de jouer leur rôle, eux aussi. Et ce rôle devint important quand l'Assemblée nationale fut venue siéger aux Tuileries.

Le café de la Terrasse, qui avait servi durant le xviii0 siècle aux gaies rencontres d'amoureux , se transforme en une manière de club '. Les nouvellistes, après y avoir lu les feuilles du jour, en dissertent avec animation. D'autres surviennent avec des informations inédites qu'ils ont reçues, qui de province, qui de l'étranger.

Ces discussions se déroulent surtout devant le café, à l'extérieur, à la terrasse, comme- nous dirions aujourd'hui. L'auteur de la Tasse de café sans sucre, en a esquissé l'amusant tableau.

Des nouvellistes arrivent, apportant des détails sur l'aventure de l'évêque de Châlons, qui avait été conduit au corps de garde et de là au district, sous les insultes du peuple. Puis la conversation changea. « Un petit homme, à perruque ronde, appuyé sur une canne à bec de corbin, ayant le costume, le maintien, et le style d'un habitué de café », déclare d'un ton important :

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