III
ou véritables, plaisent à tout le monde, parce que leur personne plaît ' ».
C'est enfin le représentant d'une presse plus spéciale, le « nouvelliste galant ». Poupin et parfumé, il se glisse dans le boudoir. « La guerre seule ne fait pas des nouvellistes, constate le rédacteur du Mercure'2. On en voit de galants dans les ruelles et qui ont encore plus d'occupations, parce que l'Amour a plus de sujets que Mars. »
Tous d'ailleurs s'accordent sur un point : nouvellistes d'État comme nouvellistes de Parnasse, nouvellistes enjoués comme nouvellistes galants, n'ont égard qu'à l'actualité. Et c'est encore un des traits caractéristiques de ce journalisme de conversation, qui se répand partout et que rien ne saurait fixer : le souci de la question du jour, de l'affaire dont chacun s'occupe, de « l'affaire en règne », pour se servir de l'expression qui courait alors.
« L'affaire qui est en règne, dit Donneau de Vizé, est toujours le principal sujet de leurs conversations et ils s'en disent tous les jours les nouvelles les uns aux autres3. »
Il n'est pas jusqu'à la quatrième page de nos journaux, dont ils ne devancent la publicité et les réclames. Les annonces même de la nature la plus délicate, et qu'on pourrait croire toutes modernes, trouvent leur place dans le milieu que nous étudions.
Mme Caquet fait les mariages :