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années qu'il régente au Palais et qu'il est le doyen des nouvellistes de France, encore qu'il n'en soit pas le plus vieux '. » Il parait ainsi avoir joué au Palais le même rôle que le comte de Lionne devait tenir aux Tuileries. Après cet homme de robe, les trois nouvellistes du Palais les plus estimés portaient des noms qui commençaient chacun par un G. En sorte que leurs confrères, tout en s'inclinant devant leur autorité, les appelaient, par manière de taquinerie : les trois geais -.
Les « pelotons » de nouvellistes se grossissaient des gens du Palais qui passaient.
L'avocat, en ce temps, suivi du procureur. Vient augmenter la foule avec beaucoup d'ardeur. En passant, gravement, le conseiller s'arrête ;.
Si bien que les groupes de discoureurs, avec les nouvellistes écoutants, formaient des masses compactes, encombrantes. C'était un embarras dans la Galerie : ils entravaient la circulation, gênaient plaideurs et avocals. « Le marchand est bloqué x>, dit Du Camp d'Orgas. L'accès aux devantures devient difficile et l'activité des affaires s'en ralentit.
Cependant par ces e,ens le libraire investi,
Des livres les plus beaux trouve un méchant parti.
Sans débit, -ans galants, la coquette lingère,
Voyant cel embarras montre en vain sa colère :
t >u les voit à l'envi s'écrier ~ans succès
Qu'à divers acheteurs on prête quelque accès.
Pour les faire déguerpir les clercs de la basoche leur jouent des lours. Le groupe des nouvellistes