Bibl. île l'Arsenal, ms. -.'7Ô4. p
dors en sont voûtés correctement, dit Germain Brice f, et les ouvertures en cintres grillés, où l'on n'a pas manqué de mettre les armes de plusieurs personnes. »
Les bureaux des nouvellistes qui se tenaient aux Cordeliers doivent retenir notre attention; du moins ils préoccupaient fort la police de l'ancien régime en raison de l'esprit qui les distinguait des autres cercles. Nous lisons dans un rapport d'exempt adressé au lieutenant de police, Racot d'Ombreval, et daté de 1725 :
-> Mahudel — c'est le nom d'un nouvelliste à la plume, de qui il sera question dans un ouvrage ultérieur — empruntait ces bruits diffamatoires, qu'il envoyait au ministre du roi d'Espagne, à un inconnu qu'il rencontrait au cloître des Cordeliers »; « où se tiennent, ajoute notre rapport, les plus mauvais bureaux d'adresses ». Cette dernière expression est elle-même intéressante. On sait que les salles de rédaction des gazettes s'appelaient, depuis Renaudot, « bureaux d'adresses », et c'est sous ce même nom de « bureaux d'adresses » que sont désignés ici nos pelotons de nouvellistes.
Or, les rapports de la police secrète nous ont conservé le spécimen des propos qui se redisaient dans le préau verdoyant, autour du bassin, ou sous les galeries éventées du cloître. Voici, par exemple, un rapport du 23 août 1725 :
Le blé est rare, le pain est cher, les depuis de grains que le lieutenant de police a t'ait aménager dans la campagne sont insuffisants. Faut-il s'en étonner?