‹ Les nouvellistesChapitre 65 sur 139 · Blbl de l'Arsenal, m-, 10155. f. r · texte numérisé non relu

Blbl de l'Arsenal, m-, 10155. f. r

pagnon taillandier, a répondu qu'ils étaient autant de tyrans et que l'on se passerait bien de rois, que les républiques se gouvernaient bien elles-mêmes, et qu'elles n'en étaient pas plus malheureuses. Le premier a répondu à celui qui a tenu ce discours, qu'il fallait se contenter de penser ce qu'il disait, parce que les murs avaient des oreilles. Le même, qui est garçon taillandier, qui demeure et travaille chez le taillandier de M. le Duc, sur les fossés de M. le Prince, où on l'a suivi, a continué de dire que tous les grands de la France étaient sans foi ni sans loi, que la religion n'était pas faite pour eux, qu'elle ne servait au prince que de masque et de frein pour contenir les peuples, qu'ils faisaient les lois, mais qu'ils ne les observaient pas '. »

« Accaparement, cherté du blé, mameuvres du gouvernement, mutinerie des gardes françaises, les rois des tyrans, les peuples capables de se gouverner en république, les grands sans foi ni loi, la religion masque pour le prince et frein pour les pauvres gens, » nous sommes Lien aux Cordeliers — en ÎT'.H); — non, en 1725.

Aussi pensa-t-on, dès lT2f>, à fermer ce club en plein vent, pour mettre fin à ces propos violents, mais on y renonça pour les raisons que dit très précisément l'exempt lia/.in : afin de ne pas indisposer le public et parce qu'il semblait moins dangereux « que ces sortes de nouvellistes s'assemblassent dans ces endroits-là que dans des lieux particuliers.... « Aux Cordeliers, on pouvait du moins les surveiller; et, dans le préau, ou sous les galeries du cloître, le club

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