‹ Les nuits d'hiver poésies complètes Henri MurgerChapitre 22 sur 43 · LE VIN BLEU · texte numérisé non relu

LE VIN BLEU

Au cabaret.des bruyantes barrières.

Avec des gens qui n'ont ni feu ni lieu, Et qui bavaient l^oubli de leurs misères Dans les flots noirs du vin qui tache en bleu Au fond d'un pot de faïence vernie.

Plein jusqu^aa bord d'une épaisse liqueur, Pour oublier ce quMl faut que j'oublie.

J'ai, l'autre soir, été noyer mon cœur.

LËS .NOUS D H1V£R.

Ce n*était pas cette i?res8e joyeuse Qui fait sourire à travers les cristaux Le sang pourpré de la vendange lieureuse Où la Bourgogne a manqué de tonneaux.

Amëre au cœur aussi bien qu'à la bouche, Triste à navrer, douloureux à mourir, Dans cette ivresse inquiète et farouche, Je n^ai pas pu n^yer mon soutenir.

A UNE DAME JNGOiNNLE

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