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gers, obtînt l'encoirragement de la reine Anne et des rois ses successeurs. Elle est aujourd'hui réunie au collège de Darmouth; elle ne possède pas moins de soixante mille livres de rentes; mais cette association a n'a pas encore eu le » bonheur de pouvoir former des missionnai- » res » (i).
La société des misûon?, anabaptistes en fournit un assez grand nombre , et voici les détails qu'elle a publiés sur sa formation :
(( Notre bon frère, le révérend M. Carey, pré- » chait un jour sur le texte d'Isaîe, 1 1 . 3 : Ât- )) tendez de grandes choses et tentez de gran- » des choses. Ce discours nous fit penser que )) nous devions entreprendre la conversion des » païens. C'était l'Esprit qui nous conduisait, et » nous avons établi (par la gratuité du Béni) des » écoles lancastriennes àJava, Cuttwa, Calcutta, » Patlina-Bnlnsore ^ etc. Nos missionnaires ont
(1) Esprit des Missions Britanniques, chap. I, art. V.
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» obtenu du gouverneur-général des Indes des )) témoignages fort honorables et bien fl^,tteurs » pour leurs progrés dans l'étude des langues )) orientales, et particulièrement du chinois. Le » révérend M. Carey est devenu professeur de » sanskrit et de mahratte au collège de Fort- )) Williams ; deux autres missionnaires anabap- » tistes ont traduit les œuvres de Confucius en •>•> dialecte malayalim ; ils ont composé plusieurs » ouvrages intéressants sur la littérature bir- » mane et sur la chance des bénéfices commer- » ciaux dans l'Indoustan. Les chrétiens vérita- )) blés apprendront avec joie que notre frère, » M. Maarshmann, est depuis six mois président « de l'Académie siamoise , et que notre bon )) frère , M. Ward, vient d'être nommé direc- )) teur de l'imprimerie à Serangpore. Chacun )) de ces missionnaires gagne annuellement plus )) de mille louis. C'est un fruit de bénédiction )) pour les Bibles qu'ils ont traduites et pour » les leçons d'indhouslane qu'ils donnent aux » gentilshommes anglais. Nous avons la joie de
» pouvoir associer nos fils à leurs utiles tra- » vaux, etc. »
Continuons présentement nos recherches^ et voyons quelle est la suite de ces charitables établissements.
La société des jjiissiojis de Londres est une congrégation de théologiens , de commerçants, de géologues, d'astronomes, de botanistes et de phiiantropes de toutes les communions. Elle entretient quarante voyageurs, réputés missionnaires; ils sont défrayés avec une libéralité magnifique, et les dépenses de l'association se sont élevées l'année dernière h plus de quatorze mille cinq cents louis.
La société des missions de Rotterdam dilTère essentiellement de celle de I^ondrcs, en ce qu'il est prescrit dans son règlement de « s'appliquer )) aux movcns les plus efficaces pour annoncer » la bonne nouvelle du saint, et donner le con- » seil de Dieu avec la plus grande économie pos- )) sible. » Elle ne publie point la liste de ses mis-
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sionnaires , et les journaux hollandais ont annoncé que cette congrégation d'économistes ne voulait donner connaissance de ses écrits et de ses travaux édifiants qu'à ceux qui voudraient y souscrire pour la somme annuelle de io8 florins (environ deux cent seize francs).
La société des missionnaires weslejens^ ou méthodistes , s'applique particulièrement à détacher les calvinistes anglicans de l'église anglicane : elle avait des envovés dans les colonies britanniques^ où les gouverneurs ont mis beaucoup d'entraves à leurs prédications. Elle entretient deux missionnaires en France , et c'est apparemment pour y combattre le socinianisme en y prêchant la réforme aux réformés. Cette association méthodiste annonce avoir pour objet de ramener au christianisme ceux qui portent le nom, de protestants .
On sait combien il est facile de scandaliser ces reformés, mais l'on ne sait pas assez quel usage ils osent faire de la Bible.
Un prédicateur méthodiste nommé Sudher écrivait des Indes, il y a quelques années, qu'un Augustin , missionnaire espagnol , avait dit devant lui qu'il détestait les crocodiles ^ (( comme » si le terme infernal dont il s'était sersi devait » jamais sortir de la bouche d'un homme reli- » gieux ! )) Là-dessus il accumule textes sur textes, les uns pour les créatures de Dieu , les autres contre l'ire, la haine et la mauvaise volonté ; il en prend dans les Rois, les Prophètes, les Juges, les Nombres ; il court du Lévitique à l'épître aux Gala tes, pour y chercher des arguments favorables aux crocodiles et contraires aux Augustin s. Rien ne saurait égaler cet excès de folie^ si ce n'est la témérité de celte profanation. — A Dieu ne plaise qu'il prononce jamais : Je n^ aime point les fruits ! quand il peut s'énoncer avec une modération toute chrétieniic , en disant que son estomac ne s'en accommode pas; il conclut eniiu que notre bon missionnaire était un blasphémateur ; que l'on reconnaît toujours les prêtres catholiques au fiel de leurs discours,
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et qu'ils ne peuvent s'empêcher, si réguliers qu'ils soient, de proférer continuellement des malédictions. Tous ces protestants, réveillés ou régénérés , ne diront jamais d'un homme qu'il s'était converti, par exemple, qu'il est mort, et qu'on vient de V enterrer ; mais que le « déchu y> décédé avait entendu du père, que leur bon » frère en Cbfist est entré dans la joie de son » maître, et qu'il repose en lieu où il n'y a ni » bruit ni labeur. » Ils ne peuvent pas s'expliquer à moins, et toute autre manière de dire les clioses lem* paraît cavalière et libertine. Ils ont pris les uns les autres, de proche en proche, et dans tous les pays du monde, un même ton suffisant et pédagogique, une affectation samaritaine, avec un faux air de bénignité genevoise , et ce que Voltaire appelait le style réfugié.
Gomme nous ne voulons omettre aucune tentative des protestants pour établir leur doctrine, nous allons parler ici d'une prétendue mission fondée par trois hernuites au Groenland j si l'on
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en croit les écrivains calvinistes , aucun dévouement religieux n'a jamais été comparable à celui de ces frères de VJjnité. C'est un cénacle apostolique et c'est une merveille de bénédictions ! tous les associés bibliques et tous les 4;a-its du parti parlent continuellement de New- Hernhutt et de Grïmecklouf, comme on pourrait parler de l'établissement des jésuites au Paraguay. Nous avions cru d'abord une partie de ces prodiges ; mais le hasard nous a fait connaître un ouvrage de David Grantz , historien de la secte morave , et nous allons établir les faits avec plus de véracité.
Un prédicateur hussite a causé du trouble en Moravie : quatre ou cinq cents paysans se révoltent ; ils sont bannis des états de l'Empire ; trois d'entre eux obtiennent du Roi de Danemarck la permission d'aller au Groenland pour y cultiver la terre ; ils y passent sept ans sans avoir aucun rapport avec les habitants du pays ; ils y vivent de la chasse, de la pèche et d'aumônes ; ils è'en trouvent si bien qu'ils appellent auprès d'eux
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plusieurs familles de leur communion , et c'est alors seulement qu'un de ces réfugiés voulut rendre témoignage à la vérité.
Les Groënlandais répondirent d'abord :
« Vous êtes des ignorants, qui feriez mieux )) d'étudier que d'enseigner. »
L'année suivante on fit deux prosélytes. Ils disaient à leurs prédicateurs :
(( Vous n'étiez que des valets dans votre pays, )) vous êtes venus ici pour manger nos harengs ; » vous volez tous nos coquillages , et nous ne » viendrons jamais vous écouter si vous ne nous » donnez rien. »
Au bout de neuf ans, le frère Hachf avait déjà baptisé trois naturels: « Mais ils allèrent à la » chasse aux rennes, et revinrent aussi sauvages )) que les bêtes qu'ils avaient suivies. »
Enfin la colonie morave y montra la plus libérale et la plus efficace obstination ; les hommes, les femmes et les enfants se mirent à pré-
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cher la doctrine de Jean Hus et à distribuer des clous, de petites cruches et des harengs-saurs. Dans l'espace de trente années, ces missionnaires ont conféré le baptême à cent dix-sept enfants, soixante adultes et quelques vieillards. C'est bien peu sur une population de dix mille âmes, observe leur historien ; et voici les conclusions de son récit :
(( On ne peut pasVegarder comme une acqui- » sition pour le christianisme la conversion de » quelques-uns de ces sauvages. Dès que nos frè- )) res leur parlent du salut , ils s'endorment ou » s*en vont avec un rire moqueur. Loin de se » laisser convertir dans leurs assemblées de plai- )) sir où l'on vient leur prêcher la vérité, ils là- » chent toujours d'engager les prédicateurs à s'y » divertir comme eux, et lorsque ceux-ci veulent » conserver la décence et la gravité du ministère, ^> on contrefait leurs chants, leurs lectures et 1) leurs prédications. On ridiculise surtout leur » pauvreté. Si les missionnaires répondent qu'ils
ne sont pas venus au Groenland pour y cher-
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» cher à faire bonne chère , mais pour le salut » des ânmes , on leur répond toujours : — Nos » âmes ne sont pas aussi malades que les vôtres, )) car nous vous laissons vivre en paix , quoique » vous mangiez nos poissons. Il n'y a pas plus de )) phoques et de veaux-marins dans votre paradis » que dans votre pays , et nous aimons mieux )) croire à nos angekoks. — Enfin leurs cœurs j) sont impénétrables comme leurs rochers. La )) plupart des convertis désertent la mission ! » S'ils y reviennent parfois , c'est pour se railler » de nos frères. ))
Nous sommes fâchés d'avoir à démentir tant de sociétés bibliques et de magasins évangéliqucs. Nous ignorons si la mission de New-Hernhutt est devenue plus florissante , et, depuis la relation que nous venons de citer , personne n'a pu se procurer sur elle aucune espèce de renseignement (i).
Nous pourrions parler encore ici de plusieurs
(1) Miss. Regist. IV, chap. IX, p. 212.
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établissements des Moraves à qui l'on veut également donner le nom de mission ; mais nous sommes impatients d'arriver au grand-œuvre du protestantisme, aux missions de l'Église rovaleépiscopale d'Angleterre. C'est là du moins une confédération notable ; et toutes ces sociétés presbytériennes, dont nous venons d'exhumer les litres, sont tout au plus un portique en ruine , ou , si Ton veut , une espèce d'avenue mal alignée qui devait nous conduire à ce grand monument du protestantisme.
Cette association public dans tous ses écrits (( que le soin de faire connaître l'Évangile aux )) nations lointaines lui paraît être spécialement » confié par la divine Providence. »
Son origine remonte à l'an 1801, et ses revenus peuvent s'clevcr à 10,000 li\ . sterl. ; elle entretient au moins cent cinquante missionnaires ; mais comme il s'y trouve compris trentehuit femmes de prédicateurs, vingt-trois maîtres d'école , douze ou quinze lectrices indigènes, des
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imprimeurs bibliques et des correcteurs laïcs, enfin des militaires anglais aides-catéchistes ou moniteurs élémentaires aux institutions d'enseignement mutuel, on est conduit h penser que l'Église anglicane accorde avec facilité le titre de missionnaire; et, pour y prétendre, il parait qu'il est suffisant de pouvoir établir qu'on n'est pas catholique ou presbytérien (i).
On a remarqué dans ces nouveaux établissements de l'Eglise épiscopale une irrégularité singulière : c'est l'institution d'un archevêque de Bombay qui se trouve soumis à la juridiction de l'évéque de Londres. Si cette église métropoli-
(!) Les journaux bibliques ont souvent parlé de Vintéres^ santé Mistress Nylander, Missionnaire à la côte d'Afrique ; de Mistress King, de fllistress et des deux Miss Ivendait ; de Mistress ïhom surtout , qui vient de passer de l'Église militante dans l'Église triomphante ; enûn de jMMss. Harrison, Mayor, Hall, Horion. « Elles secondent toujours leurs vertueux époux, » ou leur vénérable père, avec autant d'intelligence que d'acti- » vite. » Elles reçoivent des appointements considérables : elles sont Missionnaires-Épiscopales et mentionnées comme telles sur toutes les listes imprimées et publiées par la Société.
Voyez les regrets élégiaques du Missionnaire Thom, sur la mon d'une épouse chérie. Esprit des Missions Britanniques ; Magasin Évangélique de Genève ; Tableau des Missions Anglicanes, etc.
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taine est assujétie, pour la discipline, à l'Église anglicane, on ne voit pas pourquoi elle ne relève pas de la couronne d'Angleterre parla médiation du siège de Cantorbéry, et l'on ne s'explique pas comment un évêque de Londres peut avoir des archevêques d'Asie pour sufTragants. On ose demander comment le monarque anglais peut être le chef de l'Église indienne ; si c'est en vertu de l'acte du parlement qui lui a conféré la suprématie religieuse en Angleterre ; si son droit de primauté peut être établi sur le droit de conquête ; s'il survit à la possession ; enfin , si l'on pourrait exiger des sujets indiens le serment d'allégeance , et si le bill des droits leur est applicable in liœreditate patriœ (i).
(1) « SaA'cz-YOus, Monseigneur, ce que les évêques ai»-
» gUcans répliquent à leurs réclamations? C'est que les calholi- » ques sont des intolérants , et que les dissidents sont des révol- » tés ! le corps épiscopal est fatigué de combattre ; on dirait qu'il ae » lui reste assez de force et de présence d'esprit que pour pouvoir » dicter ces deux phrases-là 1 aussi les trouve-t-on répétées dans » toutes les instructions pastorales, et c'est en substance un man- » dément de l'arclievêque de Cantorbéry. » ( Lettre d'un Catholique ù Monsit'uor C***)
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En attendant qu'on veuille répondre à nos questions, considérons toutes les missions des protestants dans leur ensemble, et tâchons d'évaluer premièrement quel peut être le nombre de leurs stations. Aucune société des missions ne s'explique à cet égard avec assez de clarté, et leurs journaux promettent toujours la fin du tableau des missions qui n'arrive jamais. En leur accordant qu'elles soient nombreuses, on en peut retrancher d'abord les stations établies dans les pays catholiques 5 comme celles de Paris, de Malte, de l'ile de France, etc.; ce seraient des missions infidèles in partibus Jideliuin , si ce n'étaient pas des sinécures, et l'on peut vérifier, en ce moment , que la mission méthodiste à Paris est un bénéfice si simple, qu'il n'oblige pas même à résider.
S'il est ridicule de donner le nom de missionnaires à tous les commis-vovageurs que la société biblique envoie pour vendre ses Bibles, il ne Test pas moins de porter sur la liste des stations tous les comptoirs des Indes où se trouve un chape-
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lain protestant, toutes les plantations qui sont cultivées par un anabaptiste, enfin tous les hameaux oii quelques paysans moraves ont trouvé moven de se réfuç^ier. Serons-nous obligés de compter pour une église l'école de Gori dirigée par madame Hughes? C'est cependant une des missions de l'Église épiscopale ; et celle de Batavia, oii l'on ne trouve ni maîtresse d'école ni prédicateur, est une des stations des missions de Londres! H n'est pas malaisé d'établir des missions pareilles à celles de Batavia, de Delhi, de Naïn, d'Orcake, de Goshen, de Fairfield, Springplace et tant d'autres; car il est de ces stations où l'on n'a pas envoyé de missionnaires depuis cinquante-quatre ans ; et , parce qu'on a déjà vu (hi tableau des missions protestantes, on est convaincu qu'elles n'en entretiennent un si grand nombre que de cette manière-là.
Nous allons néanmoins accorder aux sociétés des missions que leurs établissements sont au nom])re de cent cinquante-deux , en y comprenaiu les missions où il n'y a pas eu de caléchu-
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mènes, et les stations où l'on n'envoie pas de missionnaires : nous voulons que ces établissements soient desservis par trois cent soixante ouvriers évangéliques , savoir : cent quatre-vingts chapelains qui sont employés pour le service anglican dans les colonies; cinquante-trois femmes (y comprise mademoiselle Aï-Thoun-Api^ missionnaire et lectrice indigène au pays des Hottentots) ; un dignitaire de V Union prussienne évangélique avec deux étudiants brandebourgeois qui prennent les titres de diacres et de chanoines , soixante et dix-sept laïcs , planteurs et fabricants ou marchands, correcteurs ou proies, orientalistes ou copistes, missionnaires enfin : nous supposons que le reste de leurs confrères^ au nombre de quarante-sept, sont des hébraïsants, des hellénistes, des traducteurs ou tout au moins des imprimeurs de la Bible. On n'aura pas à nous reprocher d'avoir manqué de condescendance, et si nous pouvons démontrer que toutes ces missions sont moins utiles au christianisme qu'au protestantisme , ce sera du moins II. 14
après leur avoir accordé qu'elles ne manquent ni de souscripteurs, ni de stations, ni de collaborateurs.
Plusieurs journaux bibliques ont publié, Tan dernier, que S. M. prussienne ayait contribué à ce grand œuvre évangélique par un envoi de quatorze mille exemplaires de sa Bible néoclirétienne , accompagnés d'une somme équi\-aicnte à 1 47'mille francs de notre monnaie. Générosité prodigieuse et munificence inouïe de la part d'un prince à qui toutes les dépenses de sa maison ne coûtent pas annuellement plus de 5oo mille florins.
ETDELACIYIIISAM
datitf tes unissions protestantes.
Résultat de ces missions.