‹ Les nuits de la Seine [microforme]Chapitre 42 sur 87 · LINE À · texte numérisé non relu

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confiance du ministre. Pourquoi? Aurais-tu quelque recommandation à me faire, mon vieux Renaud ?

Renaun.—Moi, Dieu m'en préserve. Ah ! oui, j'en ai une, c’est d'envoyer un peu promener ce monsieur Bouvard, qui vous demande le contrat.

FLAVIGNAN.—Pourquoidonc ? C’estun homme intelligent, actif, et d’un dévouement à toute épreuve.

REeNaAuD»D.—Bien, je me tais. Vous savez, on a des antipathies..…., je n’en ai que deux, moi, mais elles sont solides. les araignées, d’abord, et puis monsieur Bouvard.

FLAVIGNAN. — Vieil enfant !.… (L'appelant.) Renaud ?

REenaAuD.—Monsieur le comte ?

FLAVIGNAN.—N'est-ce pas demain le 24 Juin ?

RenauD.—Le 24 Juin... Ah! oui, je sais ce que vous voulez dire. Demain, il y aura dix-huit ans que le malheureux Henri de Roncevaux disparut.

FLAVIGNAN. — Si tu veux, nous irons nous enfermer à Orly, dans cette humble maison dont je n’ai gun voulu me défaire et qui est demeurée telle qu’elle était la nuit de la catastrophe. Ù

RenauD.=Une diable de nuit que celle-là !

Ce démon me fit avaler une once de plomb que jai eu bien du mal à digérer! Oh! si jamais je

e retrouve !.…

FLAVIGNAN.—Pauvre Henri ! qu’est-il devenu ?

Il est mort sans doute...

RenauD. — Enfin, il vous est resté Lucien, c'est toujours ça |

FLAVIGNAN.—Oui, je dois cette faveur à la |

| temps,

FLA qu'il ig te le © quitton oncle ; toujou

REN étape.

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