‹ Les nuits de la Seine [microforme]Chapitre 66 sur 87 · POT-POURRI · texte numérisé non relu

POT-POURRI

La vie est une rivière Qu'on descend en louvoyant !

Tous.—La vie est une rivière Qu'on descend en louvoyant !

Pal

Devizuieu.—Descendons-la vent arrière !

Tous.—Et lofons tout près du vent!

Deviuigu.—Chacun vogue à sa manière, La nôtre est d’aller chantant !

Tous.—Amis, c'est convenu, Tout s'efface

Et tout fait place (Fort.) Au gai turlututu

Du canot le Belzébuth !

(/ls accompagnent chaque ritournelle avec les ustensiles. Pendant le premier couplet, Lucien et Romany, conduits par Mariolle, disparaissent par . le fond.) DEVILLIEU (méme air).—La Seine est une maîtresse Qui promène ses amants !

Tous.—La Seine est une maîtresse Qui promène ses amants !

DeEviLuieu. —Mais bien souvent la drôlessé Tous.—Les engloutit dans ses flancs !

DevizuiEu.—Moquons-nous de la traîtresse, Et chantons le doux printemps.

Tous.—Amis, c'est convenu, etc.

Deviccteu.—Stop ! troisième couplet! (Sur ruiné, un autre air :) Mo!

Un crocodile, en partant pour la guerre, quin,

Disait adieu à ses petits enfants. gauch Tous.—Adieu ! Tor

Un crocodile, en partant pour la guerre, Pot

Disait adieu à ses petits enfants. MA

Adieu ! Quan

DEVILLIEU.—Stop ! quatrième couplet! (Voyant Tot entrer Mariolle qui accourt les prier de ne pas Ma crier si fort.) Et doucement les cuivres ! To Tous. (sur un aütre ar : bas).— (Hs sc Tant qu'on verra courir !es flots qui

Sous les ponts de la Seine ; Tant qu'un verra courir les flots On verra des canots !

Voyant ne pas

Er ea

(Fort.) On verra ! (bas) on verra des canots sur la Seine ; (Fort.) On verra ! (bas) on verra des canots sur les flots! (Sur un autre air : ils tournent en rond.)

Arrosons-nous le con de la aie (Bis.) Arrosons-nous la dalle du cou! k

Le cou de la dalle! | ,2.

La dalle du cout} (Bi)

DEVILLIEU (criant). —Grand galop !

(Pendant ce couplet, Devillieu est au milieu du rond et fait danser Mariolle malgré lui; puis 1l sort, suivi de tous les autres qui chantent en galopant.)

Tant qu’on verra courir les flots, etc.

MonTBar (seul, avec Mariolle). — Charmant !

charmant !

Maniozre.—Comment, charmant ! Mais je suis ruiné, dévalisé !

MonTBaR (/ui jetant une bourse).—Tiens, coquin, paye-toi. (// sort. Les Rats paraissent & gauche et veulent sauter sur la bourse.)

TORPILLE (se baissant).—Part à deux!

POUSSIER (même jeu).—Je retiens la monnaie !

MaRiOLLe (les retenant).—A bas les pattes !

Quand vous l'aurez gagnée.

Tous.—Où ça ?

MaARIOLLE (bas).—A l’estacade !

Tous (bas).—A l’estacade !

(lis sortent doucement par la droite. Frise-linotte qui a paru à gauche, les suit à pas de loup.)

Le théâtre change.

«us

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