L’ESTACADE
A droite, au 3° plan, le vieux moulin de Macreuse, élevé sur de hauts pilotis qui plongent dans l’eau. Un pont rustique et à moitié croulant relie l'étage élevé du moulin avec des constructious confuses et difformes qui occu- * pent la gauche. Pour descendre de ce pont sur la Seine il faut traverser ces masures et disparaître un instant aux yeux du spectateur. — À gauche, sous ie pont, commence l’estacade qui tourne obliquement et va se perdre au loin du même côté. —L'estacade, le moulin, ainsi que les hauts piliers qui soutiennent le pont, sont baignés par le fleuve sur lequel joue la lune eu reflets pittoresques, dont les nappes de lumière inondent le paysage du fond.—A droite, au premier plan, une des portes donnant sur le cabaret de Mariolle. — A l'apparition du décor, le canot le Belzébuth, richement pavoisé et monté par les canotiers, les uns maniant les avirons, les autres portant des torches allumées, passe audelà du pont et descend le fleuve de gauche à droite. — Les canotiers chantent les dernières mesures de leur refrain. Macreuse, pendant ce temps, sort de son moulin, ferme la porte, traverse le pont et disparaît à gauche.