LES MÊMES, MACREUSE, MARIOLLE
Macreuse (paraissant sur l’escalier).—Toutes les portes ouvertes !.. Lucien est ici... Et le domestique ?.… | |
MaARIOLLE (suinant Macreuse).—En sûreté.
Macreuse.—La maison est à nous.
FLAVIGNAN.— Vous gardez le silence !
RENAUD.—Mais, parleras-tu, à la fin !
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DOir).— t, toute t de le pand..….
s ce que à-dessus ce soir, iant cet
.. Don-
prends !
e crime, leur, et !
lement, ire que faux... > Si VOUS infamie.
MACREUSE (regardant à la porte qui donne dans le salon et qui est restée entre aillée. Chut | il y a du monde ici.
LucIEN.—Je vous en conjure ! ne m'interrogez pas |
Macreuse.—Flavignan ! Renaud !
RENAUD (avec violence).—Alors tu le sais donc, misérable, qui a fabriqué cet écrit ?
. MAcREUSE.—Le reçu! Malheur! il est dans leur mains !
MaRIOLLE.—Abh ! crédié !
FLAVIGNAN (avec plus de calme).—Lucien, réportes Il faut absolument que je sache.
oyons, si vous avez quelque soupçon, quelque indice... Mais au nom du ciel, parlez, dites-moi qui a osé abuser ainsi de mon nom!
LuCIEN.— Grâce ! grâce ! c’est moi !
FLAVIGNAN.— Vous ! oh ! (Z{ tombe unéanti sur le Lg à gauche.
ENAUD.—Lui ! j’ai mal entendu !... Lucien, tu mens, n'est-ce pas ? Il y a là-dessous un mystère que tu ne veux pas dire; un ami, peut-être ! Quelque dévouement insensé... Ce n’est pas toi, voyons, dis que ce n’est pas toi ! (Mouvement de Lucien.) Est-ce toi, oui ou non... Est-ce toi ?
LUCIEN.—Oui ! ah ! mon père!
RENAUD (le repoussant).—Je ne suis pas ton père...
FLAVIGNAN.—Renaud !
RENAUD.—Tu es le fils d'Henri de Roncevaux, disparu depuis vingt ans ; ta mère, Hortense de Flavignan était la sœur bien-aimée du comte.
Cet homme avait juré à ta mère mourante de veiller sur toi, il a tenu son serment... et c’est l'homme que tu as frappé à mort... (Traënant
Lucien aux pieds de Flavignan.) À genoux donc, misérable ! à genoux !
Macreuse (G Mariolle).—Tes deux hommes sont en bas ?
MaRIOLLE . —QOui ! :
Macreuse.—Vite ! fais-les monter ! (Mariolle és deb un instant par l'escalier.)
UCIEN (4 genout). -— Malheureux que je suis !... mais, je vous sauverai... Je dirai tout, je publierai mon crime... et après...
FLAVIGNAN.—Après !... 11 y aura toujours un D Hu et un maudit. Si ce n’est moi, ce sera toi
Lucien (avec la violence du désespoir).—Ah mais cette quittance est là, dans vos mains...
MacreusE.—Malédiction !
FLAVIGNAN.—Monsieur ! c’est la première fois
u’au comte de Flavignan on aura proposé une lâcheté. Vous n’avez pas signé cet ecrit sans en recevoir l'argent, on vous l’a payé, on vous l’a acheté... Il ne vous appartient pas. . . allezet replacez cette quittance il où vous l’avez prise... allez ! (A lui-même.) Résignons-nous ! (/! détache de ruban de la légion d'honneur qu’il porte à la boutonnière. Mariolle reparaît avec Torpille et un autre Rat de Seine.) |
LUCIEN .==J'obéis !
RENAUD (arrétant Lucien ef tournant vers le comte un regard timide et suppliant).—Je ne suis hi un gentilhomme ni un héros, moi, je ne suis qu'un pauvre vieux soldat et j’ai bien envie... . MacreusE. Ah! brigand il va le déchirer!
(Un geste de Flavignan arrête Renaud, qui laisse aller Lucien.)
MaAcREusE (à ses hommes).—Attention ! (Au
oux donc,
hommes
(Mariolle
que je dirai tout,
ujours un ce sera
).—Ah!
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vous l’a Ilezet reprise .….
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‘moment où Lucien paraît, ils se jettent sur lui, le
baillonnent et l'entraînent. Macreuse a arraché la quittance des mains de Lucien.)
LUCIEN (au dehors). -Ah! Renaud! Au secours !
*. RENAUD.—Qu’entends-je ! (7/ va pour se précipiter hors de la chambre et rencontre Macreuse et Mariolle.)