‹ Les nuits de la Seine [microforme]Chapitre 85 sur 87 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

On entend un bruit de voix confuses. HENRI gagne la droite et disparaît après l'entrée ds Rats de Seine et de Roncevaux. RONCEVAUX, suivi de MARIOLLE, POUSSIER, FRISE-LINOTTE, TOR- PILLE, LES RATS. Les uns portent des pioches, les autres des pinces et des leviers.

Roncevaux (avec force)—Taisez-vous ! vous vouliez pénétrer ici, vous y êtes !

TorpiLe (excitant Mariolle).—Allons! parlez'y donc |

MarioLLe (s’approchant, la casquette à la.

main).—Monsieur de Roncevaux.… PoussiER (sur le devant, à droite).—Nous désirons vous grignotter un peu.

FRISE-LINOTTE (près de Poussier).—-Vous devez être bon à manger.

Marioce.—Le coup est fait, il a réussi, v’là que vous avez un personnage dans vot’ poche.

Poussier.—C’est vn objet de valeur, mais nous. qu'est-ce que nous aurons à la fin des fins ?

Roncevaux (à part).—Je les tieus! (Haut et se retournant.) Ainsi, vous me trahissez, monsieur François ?

MaRIOLLE (embarrassé).—-Dame !

Poussier (s’approchant).—I1l appelle ça trahir.. Moi j'appelle ça arrêter les comptes.

Torricze.—Faire les additions ! R FRISE-LINOTTE (°n passant devant Macreuse avec de grandes satutations).—Et les soustractions !

POUSSIER (même jeu) .—Crédit est mort !

Torp LLE (@ Mariolle).—Voyons, François, mais parle-z'y donc | Maniozce.— Est-ce que tu crois qu’il me fait eur... (Scan Rds à Et puis, monsieur de oncevaux, on ne sait jamais sur quoi compter avec vous. V’là ce taudis, n’est-ce pas ? Eh bien! est-ce que vous nous avez jamais permis d’ entrer, à moi, et à ces messieurs ? oe saluent. Et pourtant, il y a des caves là-dessous, dans ce vieux moulin, une vraie ruine, qu’a l'air de tenir avec quatre clous, mais qui vaudrait cher si on la vendait avec ce qu'il y a dans les coins et racoins |

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Roncevaux.--"Tu en as menti ! (Rumeur parmi les Rats.) Ii n’y a rien de caché dans ce moulin.

Pouss'ER.—kRien daus les caves ?

Roncevaux.—Rien |

PoussiER.—C'est égal ! partageons tout de même.

Torp:Lce.— (C'est voi dernier mot ?

RoncevAUx.— Oui! c’est mon dernier mot!

Torp LLE. —Eh ben, François! dis-y le tien !

MARIOILLE (courant ouvrir la porte).—Alors, les enfants !.. V’là le trou aux catacombes !

PoussiEr.—La boîte à la malice ?.. Allons voir |

Torr.zce.—Un instant ! pas les uns avant les autres!

PoussiER.—Il a raison ! faut de la réguliurité dans les affaires.

Tous.—Oui, oui!

Marniozze.— Une fois, deux fois, vous ne voulez pas dire où est le magot ?

RoNCEvAUX (à droite).—Tu n’es qu’un stupide coquin que j’enverrai loin quelque jour...

MarioL'E.—Alors, vaut mieux se payer soimême! Allons-y! (Les Rats sont descendus ; le premier a pris la lampe ; d'autres l'unt suivi. Ensuite Poussier, puis Mariolle.)

FRISE-LINOTTE (les voyant descendre, à part ; il est sur le devant, à gauche.) Dans c’te ratière ?.… Oh! non... Je me méfie de monsieur la Cravate. [l a toujours des trappes…

TorriLLE (4 moitié descendu).—Hé ! petit, va faire le guet en dehors !

FRISB-LINOTTE.—Oui, j’vas faire le guet... (A lui-même.) J'aime mieux ça... J'aime mieux le grand air... ({{ sort en courant par la droite.)

Torpicce.—Tiens !... le malin... il avait mis des verrous en dedans.

POUSSIER Qu tient la trappe). —Bêta !.… c'était pour ne pas être dérangé quand il comptait ses piastres.

Torpriice.—Exemple à suivre !... (Z/ disparaît.)

PoussiER (descendant).—T'as raison, rien ne tombe dans l’eau avec moi. Tirons les verrous. gl fait tomber la trappe sur lui et l’on entendtirer

es verrous.)

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