LUS NUITS
Un moment il songea û la suivre, à s’excuser de son impolitesse de la veille ; mais le régisseur, qui avait je ne sais quoi à lui dire, l’arrêta au passage, et lorsqu’il fut libre, Clémence Mortimer était partie.
Gérard courut après elle, mais il ne l’apercjut nulle part aux abords du théâtre.
Alors obéissant à cet esprit de contradiction qui est le fond de la nature humaine, et qui nous fait poursuivre ce qui semble vouloir s’éloigner de nous, Gérard prit une voilure et se lit conduire rue Taranne.
Clémence n’était pas rentrée encore, lui dit-on, et Gérard se dit :
— La pauvre enfant est à pied et j’ai été assez sot pour prendre une voiture.
— Si vous voulez monter, monsieur, lui dit la concierge, madame Mortimer est chez elle. C’est une dame aveugle, mais elle a bien l’habitude de son logement.
Elle vous ouvrira.
Une poignante curiosité s’empara de Gérard.
11 monta.
C’était au sixième, un cordon de laine verte,sans gland, correspondait à la sonnette, auprès d’un
Dli (.L'AUliriU BKLbA.
Au bruit, une voix demanda, à l'mierieur, ce qu’on voulait.
— Mademoiselle Mortimer'.' dit Gérard.
La porte s’ouvrit.
Le romancier se trouva alors en présence d’une femme grande, mince, blonde comme sa fille, aux yeux bleus sans rayons, qui lui dit:
— Ma fille est au théâtre, monsieur. Serait-ce vous qu’elle attendait hier?
— Oui, fiiadaînc, répondit Gérard, qui regardait l’aveugle tout à son aise.
On eût dit dans celte femme encore jeune et frappée de cécité un portrait du dernier siècle descendu de son cadre, tellement il y avait dans l’ensemble de dignité froide et de grand air.
— Veuillez vous asseoir, monsieur, dit l’aveugle, qui avança un siège sans hésitation, tant eiie avait l’habitude d’aller et de venir par son étroit domicile.
Ce logement se composait de deux pièces, unequi servait à la fois d’antichambre, de salle à manger et de salon, l’autre, qui laissait apercevoir deux lits jumeaux par la porte entrouverte.
Le mobilier, fané, usé, mais tenu avec une propreté exquise, avait des restes de grandeur, — une
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certaine commode en marqueterie avec ornements du cuivre surtout, qui semblait dire : J’ai été mieux logée autrefois et en meilleure compagnie.'
— Monsieur, dit encore l’aveugle, ma fille doit revenir à cinq heures et demie, car en sortant du héâtre elle aura été donner sa leçon.
— Ah I fit Gérard, elle donne des leçons?
— Des leçons de peinture, monsieur.
Tandis que l’aveugle parlait, T œil de Gérard était tiré par un papier jauni plié en quatre et posé sur une table, à la portée de sa main.
Gérard reconnut sur le champ cet affreux papier revêtu des armes du gouvernement, et que messieurs les huissiers convertissent avec tant de joié en cartes de visite.
— Pauvres femmes ! pensa-t-il.
Et il allongea discrètement la main sur le papier timbré, s’en saisit, et lut.
C’était un commandement, c’est-à-dire le dernier acte avant la vente.
Le commandement disait que les meubles et objets saisis seraient enlevés le lendemain, avant midi, et transportés, à la requête du propriétaire, à l’hôtel des ventes.
DU QUARTIEn BREDA. i83
Gérard, au lieu de remettre le papier sur la table, le glissa dans sa poche.
Puis il se leva et dit à l’aveugle :
— Madame, il n’est guère que quatre heures e demie ; je m’aperçois que je suis venu beaucoup trop tôt. Voulez-vous me permettre d’aller faire une course dans le quartier?
— Comme il vous plaira, monsieur, répondit l’aveugle.
Gérard s’en alla émerveillé du grand air de madame Mortimer, et navré de la misère qui enserrait Clémence dans ses griffes d’acier.
Une fois dans la rue, il se remit à lire l’exploit.
La dette était misérable; elle se montait à treize cents francs, frais compris.
Gérard garda sa voiture et courut chez son libraire, qui demeurait dans le quartier. Il y prit treize cents francs sur ses comptes du mois et s’en alla chez l’huissier. '
L’huissier habitait la rue Saint-André-des- Arts.
Par extraordinaire, c’était un huissier bonhomme ; il aimait les arts, il avait un faible pour les artistes.
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— Ail ! monsieur, dil-il à (iérard, lorsque celui-ci eut prononcé le nom de Mortimer, je sais ce que vous venez me demander. Mais j’ai fait ce que j’ai pu. J’ai traîné les poursuites en longueur. Malheureusement les délais sont épuisés, et tout ce que j’ai'pu faire, ç’a été d’accorder un dernier sursis de huit jours à cette pauvre jeune tille, qui est venue tout en larmes.
— Comment ! dit Gérard ; elle est venue ?
— Elle sort d’ici.
— Eh bien ! elle ne reviendra plus, dit l’homme de lettres, à moins que ce ne soit pour vous remercier.
Et il paya.
— Diablel fit l’huissier en comptant les billets de banque et rendant le dossier, je ne fais pourtant pas un métier d’homme crédule, et les gens de ma profession ne croient guère à la vertu; mais j’aurais parié ma tête que celle petite était sage...
— Elle l’est, dit Gérard.
Et il s’en alla.
Le soir, tandis que Juliette était au théâtre, la mauvaise étoile de Gérard le conduisit rue de Laval.
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On s'aüache aux femmes en raison directe des sacrifices qu’on fait pour elles.
Gérard avait payé treize cents francs pour Clémence; il eut dés lors la pensée de la revoir, et comme il n’était pas meilleur que les autres hommes, il se dit que Clémence devait venir le remercier.
11 s’installa dans son cabinet de travail et s’accouda à la fenêtre.
Quelque chose lui disait que Clémence allait venir.
Cependant une partie de la soirée s’écoula; on?c liourcs sonnèrent, personne ne vint.
— Après ça, se dit-il, l’huissier ne lui a peutêtre pas encore renvoyé le dossier.
Il songea à s’en aller, mais il attendit encore, et comme, à minuit moins le quart, il reprenait son paletot et son chapeau pour redescendre sur le boulevard et aller chercher Juliette, la porte s’ouvrit, et Clémence se jeta à son cou en lui disant :
— Ah ! vous ôtes noble et bon ! Vous avez sauvé ma mère!...
Et Gérard oublia que Juliette l’attendait, et ce fut une nuit de délire et de promesses délirantes, de serments fiévreux et d’oubli complet.
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Et le jour les sui'prit se jurant de s’aimer toujours, et elle se sauva tout en larmes, mais souriante et lui disant .
— Ah! j’ai le paradis dans le cœur!...
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LE JOYEUX PtANISTE
Gérard avait un ami, — ou plutôt un camarade. Celait un joyeux pianiste, chose rare, car tous les pianistes sont ordinairement lugubres.
Chose plus rare encore, ce pianiste*là avait un grand talent. ,
Son nom trop connu, pour ne pas dire célèbre, nous oblige à l'affubler d’un pseudonyme et à l’appeler Alfred.
Alfred avait beaucoup vécu au pays des amours faciles; il estimait qu’un homme d’esprit doit se
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trouver perpétuellement entre trois amours : un amour qui est mûr, un autre qui mûrit, et un troisième qui bourgeonne.
Comme Gérard sortait accablé, le matin, de celle maisonnette de la rue de Laval, lliéàire de sa trahison, se demandant s’il oserait affronter le regard de Juliette, de Juliette qui l’avait attendu toute la nuit, de Juliette qui l’aimait et qu’il aimait réellement, — tandis qu’il se demandait avec ce sérieux plein d’enfantillage et de désespoir de l’homme qui a le cœur plein, s’il n’irait pas dans un tir se brûler la cervelle, ou sur le Pont-Neuf pour se jeter à l’eau, il se trouva nez à nez avec Alfred.
Le joyeux pianiste qui s’était, à vingt-trois ans, empêtré, sans savoir comment, dans la toile d’araignée du mariage, dormait si mal à côté de son anguleuse et légitime épouse, qu’il sortait dès l’aube, sous le prétexte de monter à cheval, mais, en réalité, pour aller refaire un somme sur un autre oreiller garni de Valenciennes, dans un coin de ce Paris mystérieux qui est comme un purgatoire adouci pour les damnés de l’amour légal.
— Ah ! mon Dieu, dit-il en apercevant Gérard, mais quelle mine as-tu donc, mon bon ami? Auraistu perdu au jeu? le feu serait-il chez toi?
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— Non, dit tristement Gérard.
— Serais-tu amoureux?
— Non, dit Gérard, qui songea à Clémence et s’avoua qu’il ne l’aimait pas.
— Juliette t’aurait-elle trompé’.'
— Non, c’est moi... et je suis un misérable!
murmura Gérard avec l’accent du mélodrame.
Alfred partit d’un grand éclat de rire.
— Comment ! ce n’est que cela? fit-il.
Gérard leva sur lui un œil hébété.
— Depuis combien de temrs éics-vous ensemble? reprit le joyeux pianiste.
— Depuis plus d’un an.
— Et... c’est la première fois...
— Certes oui, dit Gérard, et si clic me pardonne, je ne recommencerai jamais.
— Comment! si elle te pardonne... Mais elle sait donc tout, comme on dit.
— Non, mais je vais aller me jeler à ses ge- ' noux.
— Et lui dire, fil le pianiste : a Ma Nini chérie, comme tu as la plus grande confiance en moi, que tu es à cent lieues de croire que je te trompe et qu’il est probable que tu ne le sauras jamais, je viens te le dire. » Mais c’est superbe cela J
Gérard était naïf comme un professeur d’histoire naturelle :
— Mais elle s’en apercevra, dit-il.
— Comment?
— D’abord, je ne suis pas rentré hier.
— Il faut donc que tu rentres chaque soir ?
— Je l'ai fait jusqu’à présent.
— Bon ! mais où demeure Juliette ?
— A Passy.
— Jouait-elle, hier soir?
— Oui.
— Alors tu devais aller la chercher à son théâtre? — Certainement.
— Diable! fit le pianiste embarrassé.
Mais le joyeux Alfred était plein de ressources ; il se frappa le front et dit :
— J’ai trouvé.
— Quoi donc ? demanda Gérard qui continuait à avoir la mine consternée.
— Tu sais que j’habite Auteuil, l’été.
— Oui.
— Auteuil est à dix minutes de Paris. Viens I nous allons tout ari'angcr...
— Comment?
— Tu verras...
DU QUARTIER BREDA l'.H
Et le pianiste fit monter, au coin de la rue Breda, Gérard dans une voiture de remise et dit au cocher :
— A Passy, et un vrai train. 11 y a quarante sous de pourboire comme un liard si nous y som-i mes dans une heure.
Le pianiste consultait sa montre tandis que le véhicule se mettait en route :
— Il est sept heures et demie, dit-il enûn, nous serons arrivés un peu avant neuf heures. A quelle heure se lève Juliette ?
— Elle doit être levée, répondit Gérard.
— N importe ! allons I
Le cocher, alléché par la promesse du pourboire, arriva à Passy en moins de trois quarts d’heure.
Le pianiste se fit indiquer la maison où Juliette et Gérard avaient vécu si heureux depuis plusieurs mois.
— Accusé, dit-il à celui-ci, tandis que la voiture s’arrêtait devant la grille, si vous voulez être acquitté, vous allez demeurer là, et faire le mort.
Gérard était tellement épouvanté de tout ce qui était arrivé qu'il fit ce que le pianiste voulut et s’enfonça dans un coin du coupé.
l'J2 LES N LITS
Le joyeux Alfred sonna.
Mais déjà JulieUe accourait en traversant le jardin ; elle avait entendu le bruit de la voilure et son cœur lui avait dit que c’était Gérard.
Aussi recula-l-elle un peu étonnée en voyant Alfred qu’elle connaissait du reste, cl qu’elle savait éUe l’ami de Gérard, et môme son étonnement fit place à une anxiété subüc :
— Ah ! mon Dieu ! dil-e|le, c’est Gérard qui vous envoie I
— Oui, répondit le pianiste qui prit un air désolé.
— Il est malade... il s’est battu peut-être... j’ai passé la nuilà l’attendre... dit-elle avec volubilité et d'une voix pleine de fièvre et d’angoisse... Oh ! parlez... parlez, mon ami !
— Rien de tout cela, ma chère Juliette, répondit le pianiste ; néanmoins, il est arrivé à notre ami dUii accident. Mais il n’est ni mort, ni blessé, ni malade.
— Alors, dit Juliette, qu’est-ce donc?...
— Figurez-vous qu’hier soir il s’est oublié à causer sur le boulevard entre onze heures cl minuit, avec trois ou quatre vauriens, dont votre serviteur ; il a eu beau leur dire qu’il était minuit et qu’il allait vous chercher, on lui a répondu qu’il prenait
DU UUADTiLr, BREDA.
dix lieures pour onze et on i’a emmené chez Bré- Lant manger des hnilres.
— El puis? dit JulicUc, on i’a grise...
— Un peu... puis on a soupe jusqu’au matin, cl *on l’a tellement blagué, mais blagué sur sa fidélité de caniche et son exactitude d’amoureux qu’on lui a fait manquer la fermeture des théâtres, le dernier train d’Auleuil et tous les \éhicules du monde.
Juliette redevint calme et souriante.
— Mais enfin, où est- il ?
— Dans cette voilure... d’où il n’ose bouger... tant il a peur d’être grondé par maman, acheva le pianiste.
Juliette se précipita vers le coupé, ouvrit la portière, sauta au cou de Gérard et lui dit :
— Mais, niais chéri ! je ne suis pas un maître d’école, et lu sais bien que voilà ma seule férule, ajoula-t-cllc en l’embrassant.
— Et maintenant, madame, reprit le pianiste qui se posa comme un acteur de mélodrame, allez prendre votre manteau et suivez-nous I
— Mais où voulez-vous m’emmener ? dit-elle.
' — A Auteuil, dans ma maison des champs, re-
manger des huîtres.
— AhI pardon, lit Juliotle, je n’en ai pas encore
LES NEITS
mangé, moi ; et j’ai soupe hier soir en robe de deuil, comme la duchesse de Marlborough que j’ai interprélée jadis.
Gérard se disait :
— Ah ! dussé-je ne plus assister aux répétitions de ma pièce, je ne reverrai jamais Clémence Mortimer.
Peu-étre que la grande affection que Gérard avait pour Juliette lui donnait l’aplomb nécessaire à ne point éveiller ses soupçons.
Il fut d’une humeur charmante à déjeuner; et lorsque Juliette le quitta, lui et le joyeux Alfred, pour aller répéter, il la conduisit à la station d’Auteuil avec le calme et la sérénité de l’innocence.
— Eh bien! dit alors le pianiste, qu’en dis-tu?
— Ah! mon ami, tu m’as sauvé.
— Et je me suis sacrifié pour toi.
• — Comment cela? '
— Tu ne penses pas, j’imagine, que lorsque tu m’as rencontré ce matin, j’allasse prendre le chemin de fer d’.\uteuil pour venir ici?
— Non, certes, dit Gérard, je devine, tu allais chez Antonia.
— Vous vous trompez, mon bon.
— Comment ! c’est fini ?
DU nUAItTIKP, RIiEDA. Wr.
— Avec Anlonia? mais non... seulement c’est ma Juliette à moi, voilà tout.
— Je ne comprends pas bien.
— Comment appelles-tu la personne de celle nuit?
— Clémence.
— Eh bien ! J’allais chez ma Clémence, comprends-tu?
— Oh ! fit Gérard scandalisé.
~ Mon cher bon, reprit le pianiste, je vois que tu ne connais pas la charge du petit bœuf.
— Qu’est-ce que cela?
— Une charge ainsi nommée, parce qu’il n’y est pas un seul instant question de bœuf, mais de chevaux, et qui est connue dans tous les ateliers du quartier.
— Ah!
Alfred alluma un cigare et reprit :
— Voici en quoi consiste la charge du petit bœuf. Tu as deux chevaux, je suppose.
— Fort bien.
— Un cheval anglais qui piaffe et qui steppe, et qui porte au vent et fait un embarras de tous les diables, mais qui s’essoufflerait dans une course de six lieues, ^s’enrhumerait par la pluie et la
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neige, cl ferait une triste mine à un gros coupé trois-quarts.
Naturellement, tu le gardes pour ton tilbury, et \iennent le beau temps, les après-midi ensoleillées, les gelées de février sous un ciel clair qui rendent le macadam roulant et sonore, et tu l’en vas au bois, rien que pour entendre dire : Ah ! le beau cheval, oh 1 le superbe trotteur!...
En même temps, tu as un bon cheval normand bien doublé ou un robuste poney d’Écosse, qui enlève ton coupé comme une plume. Celui-là ne craint ni la fatigue, ni le froid, ni le chaud ; il est jeune, il est ardent, il va toujours, et comme, à Paris surtout, il y a plus de jours de pluie que de jours de soleil, plus de mauvais que de beau temps, tu sors avec le double poney et lu laisses reposer le sieppeur deux jours sur troisi
— Après? fil Gérard.
— Quel âge a Juliette?
— Vingt-neuf ans.
— El Clémence ?
— Dix-neuf ou vingt.
— Juliette est belle, fort belle, mais elle est calme, mais elle est coquette, et tient à sa beauté ; mais quand elle a joué le soir et répété tout le
ni; oi AUTir.ii r.REDA.
jour, elle doit te trouver parfois bien einbèlant...
— Tu crois? fit naïvement Gérard qui s’imaginait pourtant connaîlre les femmes.
— Ah! dame! fit le pianiste, tu t’imagines donc qu’une femme de vingt-neuf ans aime à courir l;i poste sur la grande route de l’amour? Elle se ménage, mon cher, elle steppe et se dit qu’elle ne sera nullement fâchée d’être encore belle à quarante ans révolus.
— Donc, si lu veux garder Juliette, sois bon pour Clémence. C’est un conseil d'homœopathe que je te donne.
— .Mais c’est abominable, ce que lu me proposes là ! s’écria Gérard.
— Soit, mais c’est humain.
Et le joyeux pianiste quitta Gérard en lui laissant le cei’veau tout imbibé de ces perfides théories.
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