PAUL GANTOIS
ATTICBÉ D'AMBASSiBt
5, rue Laffitte.
Les futurs adversaires se saluèrent, et Gérard dévalisa le buffet pour Juliette.
LÊOCADIE LA ROUSSE AU PRINCE KARINOFF
« O mon prince adoré ! pourquoi te caches-lu? C’est vous dire, cher mendiant d’amour qui tend ]a main sans cesse et à qui on ne donne pas encore, que nous vous savons à Paris.
« Le bel hôtel de l’avenue lord Byron est clos ; au club on n’a nulle nouvelle de vous; mais Léocadie a sa police, et la police de Léocadie vous a découvert dans un hôtel garni de la rue de Rivoli.
« Chaque soir, entre cinq et six heures, abrité,
212 LES NUITS DU Ql’/IUTir.R RREDA.
derrière vos persiennes, vous voyez passer Juliette se rendant à son théâtre, en Victoria.
a Continuez à tendre la main, mon prince adoré, mon beau Cosaque des bords de l’Ukraine, l’heure (le l’aumône n’est pas loin.
a Demain, peut-être, Juliette et Gérard auront rompu avec éclat.
a Gérard va se battre pour une femme, et cette femme n’est pas Juliette... Comprenez- vous?
« Votre mougick femelle,
« Léogadik. »