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Que le vol des heures est impétueux ! que la course du temps est fougueuse ! Il fuit plus rapidement que ne vole dans les champs de Mars le coursier que presse l'aiguillon ; ou sur l'onde le vaisseau dont un vent favorable enfle les voiles; ou dans l'air l'aigle joyeux qui, saisi de sa proie, perce les nues , et laisse loin sous ses pieds les nuages et les tempêtes.
Qu'une journée paraît courte lorsqu'elle est finie! Gomme elle s'est rétrécie, cette longue étendue que mon imagination échauffée remplissait de plaisirs, d'espérances et de projets flatteurs ! Comme toutes ces perspectives séduisantes et variées s'évanouissent dès que la main de la froide expérience vient à les toucher ! Le feu de mon imagination s'est amorti; l'illusion s'est dissipée, et j'ai découvert qu'un état durable et permanent dans une existence finie et bornée était une chimère.
Vous qui êtes dans l'ivresse des plaisirs, dans le délire de la jeunesse, et sous le charme de l'opulence , vous n'en croirez peutêtre pas le témoignage d'un homme qui , comme vous, est jeune encore. Interrogez donc quelqu'un de ces vieillards respectables
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qui vivent parmi nous; abordez un de ces sages qui a passé sa vie sur le théâtre du monde; demandez-lui combien il a vécu d'années et de jours; vous le verrez secouer sa tête blanchie par les ans , et vous répondre d'un ton pénétré : « Quatre-vingts ans se sont (c écoulés , et n'ont laissé d'autres traces que (c ces rides et ces cheveux blancs. Cette carrière ce peut paraître longue à la jeunesse inconsi- « dérée qui la commence; mais qu'elle est « courte aux yeux d'un vieillard décrépit qui, a près du terme, se retourne pour mesurer « l'espace qu'il a parcouru ! Il me semble que « c'était hier que je changeais les amusemens « de l'enfance pour ceux de la virilité. Vous « verrez à mon âge combien est petite la dis- « tance qui est entre la tombe et le berceau. » Croyons à ce témoignage de la vieillesse. Examinons ce sable qui marque et qui nous ravit les heures. Voyez avec quelle rapidité la navette passe et repasse du métier dans les mains du tisserand, et remplit le canevas de sa toile; c'est l'image de la vitesse avec laquelle les jours ourdissent le tissu de notre vie.
29a MEDlTATiaNS
Profond silence dans la nature.
Quel vaste silence environne le monde ! Il est si profond , que mon oreille entend mon cœur palpiter \ mes moindres mouvemens font retentir la plaine; la nuit a ramené la paix et la tranquillité dans les villes ; le laboureur se repose dans sa cabane ; le tendre ramage des oiseaux ne rend plus les buissons harmonieux; l'air est tranquille; les branches des arbres ne sont point agitées; Echo n'est plus inquiétée; elle se livre au repos; l'oreille épanouie ne laisse rien perdre à l'attention ; elle se saisit des moindres sons ; elle est frappée du murmure insensible de ce faible ruisseau qui coule au loin dans la prairie.
Cette heure sombre et taciturne a tout suspendu. L'intérêt , les affaires et les soucis rongeurs agitaient toutes les têtes ; la vie et l'activité se reproduisaient sous mille formes ; cette ville immense fourmillait d'une multitude toujours mouvante; la campagne était couverte d'un monde de laboureurs; l'air était perpétuellement agité par le vol des oiseaux et le bourdonnement des abeilles ; l'art avec
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des yeux perrans enlevait à la nature ses beautés , et l'industrie était accablée sous le faix du travail. Cette ardeur et tout ce fracas se sont dissipés au soleil couchant ; les animaux sont tranquilles dans leurs asiles, et les tendres oiseaux dorment sur le duvet de leur nid ; le marteau repose, et l'enclume ne gémit plus sous ses coups ; les boutiques sont fermées; le seuil de la porte de ce marchand accrédité n'est plus usé sous les pas des nombreux acheteurs; le laboureur goûte un sommeil tranquille, et son chien fidèle, après avoir fait long-temps une garde vigilante , s'étend et rêve aux pieds de son maître ; la fatigue et le travail ont engourdi tous les membres; les affaires ont cessé avec les vapeurs errantes qui se jouaient dans les cieux au coucher du soleil; la nature entière est assoupie; cependant le sentiment de la vie palpite encore dans tous les corps qu'elle anime.
Les ténèbics.
Le noir manteau de la nuit s'obscurcit de plus en plus. J'admire la marche lente et sombre des ténèbres. Elles ne viennent point
brusquement couvrir en un moment la face (le la nature; ce n'est d'abord qu'un voile léger , qui se rembrunit ensuite et s'épaissit par degrés. Un passage trop rapide du jour à la nuit serait effrayant et terrible; il troublerait le voyageur au milieu de sa course ; il frapperait tous les êtres d'un effroi mortel ; il blesserait peut-être les organes sensibles de la vue. La Providence a réglé la marche des ténèbres, et les fait passer par des gradations insensibles , lentes sur la terre; le crépuscule les devance pom* nous avertir de leur approche, et nous prévient contre la frayeur et le trouble qu'une nuit soudaine porterait dans nos sens.
Maintenant les fiers habitans des forets abandonnent leurs cavernes; mille monstres dévorans peuplent les déserts; la mort est dans leur gueule affamée ; altérés de sang , ils font leur ronde nocturne. Voyageur infortuné, que je te plains , si la nuit te surprend dans ces affreux déserts! Soutiendras-tu sans pâlir les horribles rugissemens de ce lion furieux qui cherche sa proie? Ciel propice, prête -lui ton secours. Il est attendu d'une épouse vertueuse et tendre, qu'environne un groupe de jeunes enfans qui ont besoin de ses se-
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cours. Ecarte de leurs pas les dangers et la mort. Le loup vorace suit maintenant la trace des bergers; il assiège bientôt les timides brebis dans le sein de la bergerie; et le renard plus adroit se glisse dans la chaumière , enlève au laboureur son espoir, et une mère à une famille infortunée qui venait d'éclore sous ses ailes.
O homme, faut-il que je te rencontre aussi dans l'ombre de la nuit , plus féroce et plus terrible pour ton semblable que les bétes affamées et sauvages ! Grand Dieu , fais sentir ta présence à l'assassin qui , dans les ténèbres , médite la mort de son frère! Qu'un éclair soudain de ta lumière frappe son âme, et le renverse à tes pieds innocent ou mort !
Les ténèbres ont voilé tous les objets agréables et brillans du printemps. Où sont maintenant ces nuances délicates qui charmaient mes yeux? La rose est sans couleur, et le lis a perdu sa blancheur. En vain je jette mes re~ gards sur cette campagne , tous les êtres semblent mêlés et confondus. O soleil, sans toi l'univers ne serait encore qu'un chaos ; tu es son second créateur.
Le somiireil.
L'bomme poursuit son travail jusqu'à la fin Je la soirée ; mais ses forces diminuent , ses .esprits s'épuiseijt et languissent ; le repos ne Jui suffirait pas; il a besoin d'un baume qui le rafraîchisse et le répare. Que le sommeil vient à propos remplir ces deux objets ! Le sommeil amène les heures tranquilles pour renouveler l'âme et le corps. Dès que l'esprit et les travaux des mains sont interrompus, nos membres lassés s'engourdissent, l'esprit dépose le fardeau des soins et des affaires; l'attention se refroidit et s'émousse , et le sommeil enchaîne toutes nos facultés. Pendant cet intervalle d'une douce et paisible inaction , la machine se remonte^ ses ressorts reprennent leur élasticité; la faculté pensante se rajeunit, et son ardeur se ranime pour les travaux du niatin. Sans ce restaurant salutaire, les constitutions les plus fortes seraient bientôt énervées. Je vis , il y a quelques jours , le malheureux Florio; son air était sauvage, son corps maigre et exténué, ses pensées errantes et ses discours égarés. Frappé d'une altération si su-
bite, j'en demandai la cause, et j'appris que ^es yeux n'avaient pas été fermés par le sommeil depuis plusieurs nuits. Ce jeune homme autrefois l'âme de la conversation , le plaisir et le charme des sociétés , n'est plus qu'un objet de misère et d'horreur depuis que le sommeil l'a abandonné.
Combien de mes concitoyens sont maintenant étendus sur un lit de langueur, et disent avec ce vieillard de l'écriture , si célèbre par sa patience : « Je n'ai plus que des nuits fati- « gantes et douloureuses! )? Au lieu de reposer mollement , ils comptent les heures ennuyeuses; leur tympan est frappé de clique coup de cloche ; ils mesurent les instans par les palpitations d'un pouls agité. Que ne feraient-ils pas pour obtenir une légère trêve à leur agonie, oublier leurs douleurs, et goûter quelques momens la douceiu^ d'un sommeil paisible î
Par combien de précautions la bonté divine nous facilite la jouissance de ce bien nécessaire! comme sa main bienfaisante éloigne de nous tout ce qui pourrait mettre obstacle à ses précieuses influences ! Dieu tire sur nous le voile des ténèbres, uous plouge dans une
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molle léthargie; il cache à nos regards tous les objets qui pourraient agiter nos sens et le distraire, met la tranquillité dans nos maisons , et impose un profond silence à toute la nature. Ainsi une mère tendre écarte de son jeune enfant le bruit et le danger, et appelle sur lui le sommeil par de légers et doux mouvemens.
Les songes. *
La raison maintenant a interrompu ses fonctions; l'imagination délivrée de cette surveillante qui la gène, se livre à sa fougue extravagante , et entraîne l'esprit dans le labyrinthe de la vanité. Notre tête est entourée de fausses images, et séduite par des craintes ridicules ou des plaisirs trompeurs. Quelquesuns se promènent dans des plaines enchantées, et se voient couronnés des guirlandes d'un bonheur imaginaire , tandis que leurs corps sont étendus sur la paille sous le toit •d'une chaumière , dont l'importune araignée leur dispute l'espace pour y filer sa toile. D'autres abandonnent leurs appartemens sviperbes ; on les traîne dans un horrible cachot, ou bien , agités sur les flots , ils se débat-
tent au milieu des vagues rugissantes; tantôt ils escaladent d'un pas précipité un roc escarpé, fuyant de vains dangers aVec une inquiétude réelle , ou bien , engourdis par une crainte subite, et sans force pour échapper au péril, l'espérance les abandonne; et, quoiqu'enfoncés dans le duvet, ils sont précipités sans espoir de secours dans des gouffres affreux. Telles sont les extravagances de l'esprit humain sous l'empire bienfaisant du sommeil.
Mais est-ce dans le sommeil seul que ces jeux de l'imagination abusent l'homme? Les hommes ne se repaissent-ils pas le jour de songes plus vains que ceux de la nuit? Les uns se croient d'une natiu'e supérieure, parce que la faveur du prince a joint quelques titres de plus à ceux qu'ils possédaient déjà; ou parce que le ver à soie leur a légué en mourant sa parure brillante pour les couvrir. Les autres se félicitent de voir leur coffre se remplir d'or; ils se promettent im plus grand degré de bonheur , s'ils peuvent ajouter de nouvelles sommes à celles qu'ils ont amassées. Quelquesuns soupirent après des louanges frivoles, et voient l'immortalité dans le bourdonnement d'une réputation momentanée. Tous ces hom^
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mes sont-ils plus raisonnables que le misérable qui , endormi sous l'ombre d'une haie , et couvert de haillons, se croit possesseur d'un palais somptueux orné des meubles fastueux du luxe?
Qu'il me soit permis de m'arréter un instant sur les mystères du sommeil. Considérez l'homme de la constitution la plus vigoureuse étendu sur son lit , et plongé dans le sommeil : sa force est enchaînée dans une indolence qui ressemble à l'anéantissement : ses nerfs sont relâchés comme la corde d'un arc détendu, presque tous ses mouvemens sont arrêtés. Considérez une personne tendre et sensible et douée du caractère le plus aimable, ses yeux ouverts ne peuvent recevoir les rayons de la lumière , et ne distinguent point les objets ; les organes de l'ouïe sont ouverts , les accens viennent frapper sur le tympan ; mais son oreille ne peut recueillir les sons : les sens et leurs touches délicates sont comme émoussés et engourdis. Vous appelez l'homme un être sociable; mais où sont alors ses affections? Il méconnaît son père et son ami. Que son épouse vertueuse et belle meure à ses côtés, sa sensibilité n'en sera point émue. Ses enfans
sont tourmentés des plus cruelles douleurs , et son cœur reste insensible. Voyez cet homme de génie ; il a pénétré les sciences les plus abstraites ; il sait débrouiller la vérité du chaos de Terreur : son goût épuré peut nous produire dans un instant toutes les beautés de la composition et le pathétique du sentiment. Maintenant qu'il est endormi , sa faculté pensante est jetée hors de son centre; son imagination le promène d'erreurs en erreurs; au lieu de raisonnemens simples et conséquens , il n'a plus qu'un mélange confus d'idées absurdes ; au lieu de principes fermes et vrais , il n'a plus que des assertions vagues et indéterminées : l'illusion la plus grossière en impose à son génie : la nuit entière ne lui paraît qu'une minute : il n'est plus sensible au mouvement du temps ni à sa durée.
Mais dès que le matin avec ses doigts de rose vient ouvrir le sombre rideau, dès que la clarté pénètre dans son cabinet, il s'éveille, et se remet en possession des talens qu'il avait perdus pendant quelques heures : ses nerfs se tendent , et le rendent capable d'agir : ses sens ont repris leur première vigueur : ses affections réchauffent de nouveau son âme : ses visions
romanesques se dissipent, et la raison luit. Et pourquoi cet engourdissement qui saisit les facultés animales ne les laisse-t-il pas dans une inaction perpétuelle? Lorsque les pensées sont une fois dans la confusion , pourquoi ne restent-elles pas dans ce désordre? Par quelle puissance sont-elles ralliées dans un instant, et ramenées de l'irrégularité la plus désordonnée dans l'ordre naturel qui leur fut prescrit? Gomment le corps peut-il sortir d'une situation qui ressemble à la mort , et reprendre si tot toute la vigueur de ses facultés et l'harmonie de leurs fonctions ?
Les esprits.
Voici l'instant où les esprits font , dit-on , leurs apparitions. Maintenant la timide imagination s'alarme des monstres qu'elle a créés; elle voit des fantômes s'avancer lentement dans l'obscurité, ou, plus légers que l'éclair, ils volent et disparaissent en un clin-d'œil. Maintenant des voix terribles sortent du fond des voûtes souterraines : des gémissemens profonds sont envoyés des tombeaux : des spectres mélancoliques errent parmi les ruines des
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temples antiques, visitent les sombres demeures des morts, se promènent sous mille formes différentes dans les galeries des châteaux abandonnés , ou s'arrêtent sur quelques tombes plaintives. Que de pas inutiles! Quel long circuit va faire l'écolier tremblant pour éviter le redoutable cimetière ! Et si la nécessité l'oblige de traverser cette terre où sont confondus les titres, les rangs et les sexes, mille histoires épouvantables reviennent se présenter à sa mémoire; la crainte met des ailes à ses pieds ; à peine touche- t-il la terre qu'il parcourt ; il n'ose regarder derrière lui ; et si nuls sons effrayans n'ont épouvanté son oreille, si nulle ombre fugitive ne s'est ppésentée à ses regards , il respire enfin , et il bénit sa bonne fortune. Je ne vois pas sans ètonnement cette crainte excessive qui s'empare de l'esprit du peuple, tandis qu'il ne prend aucun intérêt à des objets plus sérieux.
L'oiseau de nuit.
J'entends une voix lugubre dont les cris plaintifs et les sanglots précipités troublent le silence d'une nuit paisible; c'est l'orfraie
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sinistre qui soupire ses douleurs avec les àccens de la désolation ; elle vole dans les bois épais , et fuit la société des autres oiseaux : les parterres et les prés fleuris n'ont aucun charme pour elle. Des ruines désertes, des murailles couvertes de lierre sont les demeures qui lur plaisent ; elle s'endort sur le penchant d'un précipice, et s'expose à une chute cruelle, tandis que le serpent au fond des marécages fait résonner l'air de ses sifflemens horribles. La douce clarté du matin réveille la joie dans les autres animaux; mais elle n'inspire aucun plaisir à cette sombre solitaire : la face riante du jour la consterne : les scènes agréables de la' nature la jettent dans le trouble et l'inquiétude. Peuple vain et superstitieux , cesse de t'affrayer des cris de cet oiseau volant près de ta fenêtre , ou des croassemens d'un corbeau , et crois à des présages plus certains. Ce jour qui s'éteint et finit t'annonce la fin de ta vie d'une manière bien plus frappante. Ces ténèbres qui tombent sur la terre et l'enveloppent ne sont-elles pas une espèce de drap mortuaire tendu par la nature, et une image sensible de cette longue nuit qui couvrira bientôt ses habitans ? Cette chambre téné^
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breiise, ce lit où je vais m' enfoncer ne me représente-t-il pas au naturel ce tombeau où tous les êtres vont se confondre dans le silence et dans l'oubli?
Le rossignol.
Quel est cet oiseau dont les chants sont si doux et si tendres? Que ces accens sont loin de ressembler aux sons sauvages et choquans de l'oiseau mélancolique qui m'attristait tout à l'heure! Tendre rossignol, je reconnais ta voix. Quelle étendue , quelle force de voix dans un être si frêle!
Maître de l'harmonie, il module ses airs sur tous les tons ; il enfle son gosier moelleux , et en tire des sons qui émeuvent Fame. Tout à l'heure sa chanson était languissante , il sou* pirait ses amours ; ses notes mélancoliques et tendres arrêtaient les ombres fugitives , et portaient dans mon âme attendrie une molle volupté; le silence était attentif, et la nuit prêtait l'oreille à ses cadences mélodieuses.
Ces plaisirs tranquilles et purs ne sont point
goûtés du triste habitant des villes ; ce chantre
modeste et discret n'entretient que les amans
de la solitude ; ceux qu'entraînent la débauclie