XOTRE-DAME DU LAUS
de recevoir de vos nouvelles. Les impressions profondes d'attachement que vous avez causées parmi nous, et que je partage au plus haut degré, doivent vous donner la mesure du désir que j'éprouve de savoir par vous-même si votre santé continue à se maintenir, au milieu des fatigues sans cesse renaissantes de votre utile, mais bien pénible ministère. Il n'est bruit dans notre vallée que de votre extraordinaire ascendant... Votre nom restera longtemps gravé dans l'esprit et le cœur des habitants de nos montagnes que vous avez ramenés dans la bonne voie... On ne se console de votre éloignement que par l'espoir de vous posséder de nouveau.
Huit mois après, le 24 décembre 1822, le sous-préfet écrivait encore :
— Permettez-moi de vous exprimer les vœux que je forme pour vous, à ce renouvellement de l'année. C'est au nom de cette population que vous avez rendue au bonheur et à la piété. Vous devez en conclnre qu'ils sont aussi étendus que sincères... Pour moi, qui ai tant de motifs de vous être obligé, je vous souhaite, partout où vous porterez les lumières et les consolations de la foi, des résultats non moins heureux que dans ce pays. Ici, la persévérance dans les saintes habitudes et les pratiques pieuses sont une preuve manifeste du succès de vos travaux, et en assurent la durée. On nous fait espérer que vous reviendrez à la belle saison. Je m'en réjouis d'avance. Vous me trouverez toujours dans les mêmes dispositions. En attendant, je vous prie de me conserver quelque part dans votre souvenir, et de me rappeler à celui de vos collaborateurs, particulièrement du P. Deblieu et de l'aimable P. Suzanne.