I. EXTEXSTOX EX FRAXCE
— Nous ne sommes pas méchants, allez !
— Je ne l'ai jamais pensé, mes amis !
— Seulement, nous sommes républicains.
— Eh bien ! Vive la République !
Devenu ainsi maître de la situation, le P. Biirfin profite d'un moment d'accalmie, pour élever la voix et s'adresser à tous :
— Voyons ! demande-t-il, la République n'est-elle pas le régime de la liberté ?
— Oui, oui ! répondent en chœur les buveurs. Vive la liberté!... Vive la liberté !...
— Eh bien ! au nom de cette liberté, qui vous est si chère et que je n'apprécie pas moins, je vous prie de laisser à cinquante jeunes gens, qui sont là-haut, dans les dortoirs, la liberté de dormir !
Un éclat de rire universel accueille ces paroles. Il n'y avait rien à objecter à cet argument ad hominem, lancé avec un à-propos charmant, et tant de jovialité.
En moins d'une minute, la maison fut vide.
On était quitte à bon compte.
Depuis lors, le P. Burfin eut, à Vinay, la réputation d'un homme digne de tous les égards. Il ne pouvait traverser les rues, ou paraître sur les places, sans recevoir, de droite et de gauche, de grands coups de chapeau.
Les autres maisons de la Congrégation n'eurent pas à souflrir davantage. Quelques troubles partiels qui se produisirent en certains endroits, à Nancy, par exemple, n'entraînèrent pas de conséquencesfâcheuses.
Marseille. — Notre-Dame de la Garde.