I.— Le terrain psychasthénique
Sthgmates physiques. — Stigmates mentaux
L'accumulation de tares héréditaires se traduit souvent par des anomalies de développement que l’on est convenu d’appeler s'igmates physiques. On a reconnu aujourd'hui que ces sligmates n'ont ni l'importance ni la signification qu'on leuraccordal autrefois. On les rencontre souvent, en effet, à l’état isolé chez des sujets très normaux. Nous les indiquerons sommarement, car ils manifestent une lendance générale de l'organisme à l’asymétrie. ;
Ces stigmates physiques indiquent un trouble évolutif. « Ce sont des dystrophies, des atrophies se manifestant objec- Uvement par des dysmorphies, des hypermorphies et des amorphies, et symplomatiquement par des désordres, des irrégularités, des suractivités ou des disparitions fonctionnelles. »
Le cräne peut offrir des déformations variées (tendances à la brachycéphalie, à la dolicocéphalie, microcéphalie, à l’acrocéphalie). Pour Cuylitès «une seule loi domine la dégénérescence, c’est la viciation des rapports entre diamètres. » Le développement du cerveau et son étendue plus ou moins grande dans la boîte crânienne a peu d'importance s'il ne s’est pas produit des tassements anormaux.
La face peut présenter des asymétries diverses : déviations de la cloison nasale; de la voûte palatine (en ogive, en gouttière, en V) ; arcade dentaire inférieure dépassant la supérieure en dehors (indice d’un prognathisme léger); proémi-
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nence de l’un ou l’autre sinus frontal ; incurvation générale de la face à gauche ou à droite ; irrégularité de cette dernière, etc.
Du côté des yeux on peut constater de la myopie, de lhypermétropie et surtout de l’astigmatisme. Le champ visuel est presque toujours normal et ne présente pour ainsi dire pas de rétrécissement concentrique. Il peut y avoir une légère exophtalmie, du strabisme, de l'asymétrie chromatique, de l'iris et des irrégularités de son bord interne, des irrégularités de l'ouverture pupillaire et même une légère irrégularité dans l'ouverture des pupilles.
Du côté de l'oreille, de la surdité unilatérale, des bourdonnements ou des bruits anormaux. Un pavillon mal implanté, aplali contre la paroi crânienne ou abaissé en éventail, trop ourlé ou déplissé. Des dispositions anormales de l’hélix, de l’anthélix, des déformations du tragus et de l'anttragus. L'adhérence ou l'absence du lobule (oreille de Morel). La persistance du tube de Darwin, etc.
Du côté de /« bouche, on peut rencontrer le bec de lièvre, la division congénitale du voile du palais, la duplicité de certaines dents et leur implantation à direction vicieuse ; petilesse extrême des dents (microdentisme) ou leur grande dimension, les crénelures, la carie, les malformations, etc.
Du côte du larynr, diminution ou exagéralion du corps thyroïde. Voix conservant toujours sa tonalité infantile, trou- “ble du langage articulé et vice de prononciation (blésité, bégaiement, zézaiement, bredrouillement dysarthrique.)
Du côté des organes génitaux : chez l’homme, des malformations (épispadias, hypospadias, phimosis) ; de la monorchidie, de la cryptorchidie, du varicocèle ou des hernies congénitales. De l'impuberté. Chez la femme : de l’aménorrhée, de la polymastie, ele. |