‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 2)Chapitre 175 sur 201 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Jusqu’à présent les troubles psychasthéniques n’ont jamais déterminé l’aliénation proprement dite ; le délire conservant toujours un caractère essentiel qui justifiait son nom de « délire conscient», car les malades ne s’y abandonnaient jamais complètement et étaient toujours les premiers à en reconnaître 1 absurdité. Les aliénistes ont souvent recherché si ces malades sont capables de dépasser ce point et de parvenir à de véritables aliénations dans lesquelles ils ne seraient plus capables de faire la critique de leurs délires. Sans doute, il est vrai, d’une manière générale, que les psychasthéniques peuvent toute leur vie conserver les mêmes obsessions sans arriver au délire ou à la démence. Mais il est également certain que leur maladie les prédispose à d’autres troubles mentaux et qu’ils peuvent momentanément ou définitivement tomber dans des états d’aliénation proprement dite. Sans aborder, en elle-même, l’étude de ces aliénations que nous espérons examiner un jour plus complètement, dans un autre travail, nous examinerons simplement, dans ces dernières leçons, les accidents mentaux qui sont survenus au cours de leur maladie chez quelques psychasthéniques.

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