‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 113 sur 352 · Kibot, Psychologie des sentiments · texte numérisé non relu

Kibot, Psychologie des sentiments

2. A aschidc et Marchand, op. cit., les traces qui no sont pas publiés dans 1 article français se trouvent dans l’édition italienne, Rio. sper d. J'reniatria, KjOo.

23 i LES AGITATIONS FORCÉES

rie, il est rapide et la ligne graphique devient moins ondulée. L’idée de rougir provoque une légère vaso-dilatation, tandis que la présence d’une personne étrangère est accompagnée d une vaso-co n striction avec effacement considérable de la pulsation, le pouls se ralentissant. Dans les deux cas, le sujet rougit et pourtant on constate tantôt une vaso-dilatation, il est vrai, légère, tantôt une vaso-constriction, ce qui nous lait penser qu il est prématuré d’admettre l’idée de vaso-dilatation comme synonyme de la rougeur 1 ».

Des troubles de la sécrétion sudorale s’ajoutent à ces modifications vaso-motrices, beaucoup de ces malades sont couverts de sueur. Ces sueurs sont naturelles chez Claire, car elle se livre à une gymnastique effrénée, mais d autres comme Al — , D\..., U1 — , Lkb..., etc., ont la figure et les mains couvertes de sueur quoiqu ils gardent l’immobilité, comme la peau se refroidit par vaso-constnetion en même temps que la sueur s’écoule, celle-ci parait fréquemment froide2. Un malade curieux Rul..., homme de 4o ans, qui ne peut rester immobile sur une chaise et que nous avons présenté comme un cas d 'akathisie, a le front couvert de grosses gouttes de sueur si on le force à rester assis plus de quelques minutes.

Les troubles physiologiques les plus visibles et les plus incontestables sont toujours les troubles des mouvements respiratoires. Tous les malades qui ont des angoisses se plaignent de 11e pas respirer, d’étouffer; Lkb... se plaint d’avoir des resserrements a la poitrine, des gènes de la respiration ; « il me semble, dit Bt... (44), que je m'arrête de respirer ». « Je sentais que j’étouffais, dit sans cesse Fy..., je sentais que rien 11c remuait dans 111a poitrine et il me semblait que les autres personnes 11e devaient pas respirer non plus; alors ce devait être la fin du monde, tout le monde mourait étouffé, et comme mes étouffements augmentaient je nie suis traînée chez la concierge pour lui demander si elle étouffait aussi ».

Ces troubles respiratoires 11c sont pas purement subjectifs : 011 peut facilement les constater. MM. \aschide et Marchand, dans le travail précédemment cité observent que la seule idée de rougir provoque chez leur malade une accélération delà respiration

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