‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 190 sur 352 · Lubetzki, Thèse · texte numérisé non relu

Lubetzki, Thèse

TROUBLES DES FONCTIONS NERVEUSES

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était mon opinion à ce sujet1, je ne puis pas croire que l’homme ait conscience de la place de ses diverses circonvolutions et qu’il ressente une douleur à la place de la circonvolution qui fonctionne le moins bien. Il s’agit là d’une localisation beaucoup moins importante : le malade sent une douleur vague qui a son point de départ principal dans les méninges et il la localise vaguement à 1 endroit du crâne qui est le plus en rapport avec elles et qui a conservé la plus grande sensibilité. J ’ai eu l’occasion de refaire sur Ll... (226) qui avait un beau crâne chauve, une expérience que j ai déjà décrite, qui consiste à rechercher centimètre par centimètre la sensibilité de la peau du crâne à la douleur. En employant mon algésimètre à ressort, j’ai constaté que le crâne est en général peu sensible, il laut que l instrument marque de 25 a 3o pour que le malade reconnaisse une piqûre. Or, il y a deux régions assez petites qui tranchent très nettement sur l’ensemble par leur sensibilité ; c’est justement le vertex et le point lambda où l’aiguille ne marque plus que 10 ou i5. Ces deux régions sont celles des lontanelles : est-il impossible que l’absence de tissu osseux pendant plusieurs années de 1 enlance, le petit mouvement

que les lontanelles ont pendant la respiration de l’enfant, la suture longtemps incomplète et la présence du périoste conservent à ces endroits cette sensibilité exagérée. Ce serait en raison de cette sensibilité que le malade localiserait à ce point une douleur ressentie d’une manière vague.

Bien entendu il faut tenir compte d’une loule de circonstances accessoires qui, en attirant l’attention, déterminent la localisation à un point plutôt qu à un autre. E..., garçon de i5 ans (tics et manies mentales), a une cicatrice au sommet du Iront, à gauche, résultat d’une petite blessure déterminée par une chute dans la première enfance; la figure 22 représente un schéma dont je me suis souvent servi pour noter la place attribuée par les malades à leurs céphalées, la croix indique l’endroit loc^^^Llcïcïhalalgk de cette petite cicatrice, légère d’ailleurs et

non adhérente a 1 os. Le malade a pris l’habitude de localiser à ce point anormal tous ses maux de tète. La sécheresse des narines,

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