L’OBSESSION ET L'IMPULSION DE LA HONTE DU CORPS
éclats, elle défait scs cheveux, les fait flotter sur ses épaules, les coupe au moins en partie. Elle voudrait pouvoir s’abandonner complètement à ce rêve, d’être un enfant, « il est si malheureux qu’elle ne puisse pas devant le monde jouer à cache-cache, faire des niches ». Cette idée n’est pas aussi étrange, aussi isolée qu’elle le paraît : « je voudrais, répète la malade, qu’on me trouve gentille, j’ai peur d’être laide comme un pou, je voudrais qu’on m’aime bien, qu’on me caresse, qu’on me câline, qu’on me dise tout le temps qu’on m’aime, comme on aime les petits enfants. » Malgré son extravagance apparente, c’est toujours comme dans les cas précédents, l’obsession amoureuse, l’obsession du besoin d’être aimé sous la forme qu’il prend fréquemment chez les scrupuleux, celle d’être aimé comme un enfant.
En examinant beaucoup de malades, on trouverait facilement d’autres variétés d’obsessions qui au fond ne sont que des formes particulières de la honte de soi. C’est un des groupes les plus importants que nous ayons à signaler. /