Ilack-Tuke, Journal oj mental Science, July
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veau », il n’y a pas seulement une loi d’évolution pour le cerveau sain, il y a également une loi inverse de dévolution qui est importance pour comprendre ces désordres mentaux1. Pour expliquer ces troubles, Kraff-Ebing ne fait pas seulement appel a une accentuation morbide de l’émotivité mais à une augmentation de l’activité de l’imagination et à une diminution « de l’énergie de la pensée et de la volonté (cerveau antérieur) qui sont très abaissés chez ces névropathes2 ». Levillain se demandait si les phobies ne consistent pas surtout en une indécision de la volonté '.
Dans tous mes travaux anciens sur 1 idée fixe en i'SSg, en i8gi, j’insistais toujours beaucoup pour montrer dans 1 état aboulique le point de départ des obsessions. MM. Raymond et Arnaud, dans une étude sur un cas de délire du doute et du louehei . montrent à plusieurs reprises que le phénomène principal est une aboulie considérable, qu’en dehors de leurs idées fixes, les malades sont dans l’impossibilité de se fixer, qu ils restent dans l’incertitude perpétuelle. Ils adoptent l'opinion de M. J. balret qu’au point de départ du délire, il v a un trouble dans le ionctionnement général des facultés et dans l’état des mouvements volontaires b
M. Féré admet deux formes de la lolie du doute, 1 une qui dépend d’une peur morbide et qu’il explique ainsi par la théorie émotionnelle, l’autre qui dépend « de l’aboulie c est-a-dire en somme d’un défaut d’émotivité ». C’est là une explication inverse de la précédente et qui se rapproche des théories psychasthéniques3 4 5.
M. Boissier, dans sa thèse intéressante sur les rapports de la neurasthénie et de la mélancolie résume ainsi la pathogénie psychologique de ces affections : « C’est la volonté, expression première de nos énergies et par suite expression de la personnalité qui présente les altérations les plus apparentes et les plus importantes dans l’état mental des déprimés. Les troubles affectifs, douleur morale, etc. , n’arrivent eux-mêmes qu’en seconde ligne et ne sont souvent pas en rapport avec 1 aboulie6. »
i. Ilack-Tukc, lirain, 1894, P- 192
a. Kraft-Ebbing, Psychiatrie., trad., 1897, p. 540.