‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 219 sur 352 · Raymond et Arnaud, Ann méd. psych., 189a, II, p. 69, aao · texte numérisé non relu

Raymond et Arnaud, Ann méd. psych., 189a, II, p. 69, aao

5. Féré, Pathologie des émotions, 189a, p. 46o (Paris, K Alcan).

9. Roissior, Neurasthénie et mélancolie dépressive. Thèse, Paris. 1894, p- 78-

RÉSUMÉ historique: dus théories psychasthéniques m

M. Séglas, tout Cil donnant un grand rôle à l’émotivité admet que certaines agoraphobies ne sont que des « obsessions abouliques pures1 », et réclame une place, comme on l’a vu, pour les troubles de la perception personnelle.

M. Dallemagne admet « un état de déséquilibre de la systématisation psychique3». J ai déjà rappelé l’opinion de M. Ballet qui rattache les obsessions non seulement aux troubles de l’émotion mais aussi a ceux de la volonté. M. Roubinovitch dit de môme que ce qui est lésé chez l’obsédé, c’est la sphère émotive et la volonté 3. Je rappellerai aussi un article de M. F. del Greco qui rattache ces états psychopathiques à la désagrégation psychologique et à la décadence de la volonté \

lout lécemment, M. Arnaud insistait de nouveau sur les troubles moteurs volontaires, sur le défaut d’impulsion et d’arrêt, sur 1 hésitation, 1 incertitude et concluait « que l’état antérieur est une lésion de la volonté. A des degrés divers les obsédés sont tous des hésitants, des perplexes, des abouliques, incapables d’efforts soutenus, ils ne finissent rien, ils n’aboutissent pas, qu’il s agisse d idées ou de mouvements6. »

Une des expressions les plus précises de ces théories se trouve peut-être dans un article récentdeM. Edw. B. Angell ; cet auteur considère les obsessions comme résultant des troubles sous-jacents des fonctions psychologiques. » Les idées impératives dépendent d un état de faiblesse mentale, d’une absence de célébration, d un instabilité de la synthèse mentale... le recul du champ de conscience est peut-être le caractère le plus général. Le sujet trouve que la vie actuelle n’est pas réelle, le rôve remplace la réalité6. »

On voit que beaucoup d auteurs tendent h supposer en dessous de 1 émotivité et de 1 angoisse un trouble plus profond de l’acti- Utc mentale qu il faut essayer de déterminer en résumant les nombreuses observations précédentes.

'• Séglas , Leçons sur les maladies mentales, 1895,]). 2- Dallemagne, Dégénérés et déséquilibrés, i8g5.

Annali di nevrologia, aimo

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