‹ Les obsessions et la psychasthénieChapitre 342 sur 352 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Je n’essaye pas de refaire l’historique complet des études sur ces états psychasthéniques. Cet historique est fait d'une manière intéressante dans plusieurs travaux, en particulier dans les articles de M. Ladameb Je rappelle seulement que la première observation se trouve dans les œuvres d’EsquiroI, sous le nom de monomanie raisonnante1 2, puis que les observations s’accumulent dans les travaux de Parchappe, de Trélat, de J. Moreau (de Tours), de C. Pinel, de Baillarger, des deux Falret, de Delasiauve, de Morel, de Marcé. A partir de 1860, les études deviennent bien plus nombreuses et il faut aussi signaler des travaux étrangers, ceux de Griesinger, de Westphall, de Cordes, de S. Weber, etc. Legrand du Salle, puis M. Ritti dans un article du dictionnaire encyclopédique, résument les travail x de ces divers auteurs et inaugurent la période contemporaine dans laquelle ce syndrome est bien connu et dans laquelle les recherches seront dirigées du côté de l’interprétation. J’ai déjà étudié les diverses théories qui furent présentées, la théorie intellectuelle, la théorie émotionnelle, etla théorie psychasthénique ou la théorie de l’abaissement de la tension psychologique. Ce que je désire étudier maintenant chez ces auteurs, ce ne sont plus les interprétations psychologiques ou pathogéniques, ce sont les interprétations médicales et la place qu’ils attribuent à ces troubles dans la pathologie.

En me plaçant à ce point de vue il me semble que ces études ont parcouru deux phases différentes ou plutôt que les pathologistes se sont posé successivement deux problèmes un peu diffé-

1. Larlnini.. Ann. mcd. psyrh.. 1890. II, 3 90. Revue de l'hypnot., 1891. p. i3o.

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