‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 2)Chapitre 16 sur 116 · CHAPITRE PREMIER LES INSUFFISANGES PHYSIO PSYCHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER LES INSUFFISANGES PHYSIO PSYCHOLOGIQUES

Dans une s^rie de lemons cliniques, nous d^sirons vous mettre sous les yeux les principales formes de ces maladies nerveuses et mentales, de ces psycho-nevroses que Ton a d^sign^es sous tant de noms difF6rents : obsessions, impulsions, tics, angoisses, phobies. n^vropathies c^r^bro-cardiaques, etc. Autant que les circonstances le permettront, nous r^unirons par groupes les malades du m^me genre afin de mettre un peu d*ordre dans des sympt^mes extremement nombreux et un peu confus.

A notre avis, les obsessions et les phobies ne sont que le dernier terme d'une Evolution pathologique assez tongue qui commence par des troubles tres lagers de Tactivit^ mentale. Ces troubles primordiaux sont pour nous des phenomenes d^engourdissement qui d^terminent rafTaiblissement des fonctions c6r^brales les plus ^lev6es, c'est-a-dire des fonctions d^adaptation nouvelle a la r6alLt6, de Tactivite volontaire et de Tattention. C'est vous dire que nous pers6v^rons dans cette conception aujourd*hui tres discut^e qui considere les phenomenes de I'aboulie et de Taprosexie comme le point de depart de ces troubles mentaux. Bien entendu ce mot « engourdissement » n'est qu'une simple expression imag6e caract^risant la diminution de Tactivit^ cer^brale que constate la clinique. II reste, bien entendu a determiner la ou les circonstances anatomo-physiologiques d*ou derive cet engourdissement. Des moyens d'investigation histologique, plus perfectionnes qu'actuellement, aid^s par Texp^rimentation, permettront sans doute, un jour, d'arriver a cette determination. Nous commencerons done cette etude en considerant d'abord les cas les plus simples dans lesquels ces troubles fondamentaux existent presque seuls a un degre leger sans amener d'obsessions

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