‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 2)Chapitre 31 sur 116 · K8 OB8BS8ION8. II · texte numérisé non relu

K8 OB8BS8ION8. II

Hi LES AGITATIONS ET LES ANGOISSES DIFFUSES

menibresy et elle se met a hurler d^sesp^r^ment. Elle donne dee coups de poiog et des coups de pied de tous c6t^8, elle contort sionne le corps et prononce quelques paroles d^lirantes, appelant au secours, seplaignant de telle ou telle personne; cette crise dure tres peu, cinq a six minutes a peine. La respiration se r^tablit, la malade ^prouve souvent le besoin de rendre quelques gorg^es d'eau, quelquefois un peu teint^e de sang. Epuis6e de fatigue, elle se recouche, sent de nouveau venir le sommeil et s*assoupit plutot plus vite que la premiere fois; au bout d'une dizaine de minutes, le sommeil va etre de nouveau complet. Alors elle se reveille en sursaut, avec la sensation d'6touffer, et recommence exactement la m^me scene. Le^ choses continuent ainsi sans un instant de r^pit jusqu^au matin. Quand il fait jour elle a, a son dernier r6veil, une crise plus violente que les autres, et elle se leve calm^e a peu pres pour le restant de la journ6e.

Permettez-nous de signaler a ce propos lin fait qui n'a rien de scientifique, c'est la situation ^pouvantable, horrible des autres malades de la salle. Figurez-vous etre reveilles tous les quarts d'heure par une femme qui se d^bat, qui secouc son lit et qui hurle de toutes ses forces, et celadepuis trois mois sans interruption. II nous fallait garder cette malafde d'abord pour vous la montrer, car le cas est curieux, puis pour 6tudier cette perversion du sommeil, enfin pour une raison decisive, c'est qu'elle est absolument sans asile. Elle est dans la mis^re, et son infirmity nocturne la fait comme de juste, mettre a la porte de tous les asiles de nuit. Pour qui Thopital est-il fait, si ce n'est pour ces gens la ?N'est-ce pas pitoyable que nous n'ayons pas quelques chambres dUsolement, quand cela est absolument reclame par rinteret du malade ou par Tint^r^t des autres personnes de la salle.

Quoiqu'il en soit, la n6vrose est bien ^trange, elle rentre dans ces maladies du sommeil que Ton commence a ^tudier de divers c6tes. Deja, il y a deux ans, nous avons <^tudi^ un cas que Ton pent un peu rapprocher de celui-ci\ C*^tait une malade continuellement insomnique, parce qu^elle 6tait r^veill^e apr^s quelques minutes de sommeil profond, mais celle-la se r^veillait avec calmc et ne cherchait plus a se rendormir. Dans ce cas nous avons pu expliquer le reveil : il ^tait d<^termin^ par un r^ve qui

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