‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 2)Chapitre 32 sur 116 · I. XSvroses et uiees fixes ^ II, p · texte numérisé non relu

I. XSvroses et uiees fixes ^ II, p

LES AGITATIONS fiMOTIONNELLGS DIFFUSES 115

n'^tait lui-m^me que la reproduction nocturne d'une anclenne id^e fixe, et ce r^veil, comme I'un de nous I'a montr6, avalt beaucoup d'analogie avec les ph^nom^nes du somnambulisme.

En est-il ainsi dans le cas present ? Probablement non. Autant que nous pouvons le dire, car la malade n'a pu etre ^tudi^e dans rhypnotisme complet, il n'y a pas ici d'id^e fixe. II ne semble pas que ce soit un reve qui d6terniine le r^veil ; au contraire, et c'est une remarque sur laquelle la malade insiste clle-meme, quand il y a un r^ve ou un cauchemar qui pr^c^de le r^veil, celui-ci se fait d'une mani^re beaucoup plus calme et il n*y a pas de crise. Ce qui semble bien determiner le reveil et la crise, c*est le sommeil lui-meme. Si la malade ne s'endort pas compl^tement, mais reste legerement assoupie, il n'y a pas de cris, ni de convulsions; Dans des experiences tres r^pet^es pour amener le sommeil hypnotique, nous n'avons pu determiner qu'une somnolence legere ; cette somnolence n^amene que de petits debuts de crise. II faut le sommeil complet pour amener la crise complete.

Comment peut-on concevoir le trouble que determine ici le sommeil ? On pent dire d'abord qu'il y a la un phenomene d'emotion et d'angoisse ; cette malade a comme un sentiment de terreur au moment du debut de Tinconscience. Ces terreurs nocturnes sontbiensignalees, cesangoisses peuvent etre rapprochees des chocs emotionnels nocturnes que decrivait Weir-Mitchel '. II disait que pendant la nuit, les nerveux ont des troubles sensoriels, des chocs sensoriels qui peuvent affecter :

i^ La sensibilite generate sous forme de douleurs contusives brusques, ou d'ebranlement cephalique se produisant au moment oil la malade s'endort ;

a** L*audition sous forme de bruit sourd ou edatant ;

3° La vision sous forme d'edairs ;

4^ L*olfaction et le goilt sous forme d'odeurs ou de saveurs faisant une impression soudaine et en general desagreable. Ces chocs sensoriels qui presentent de grandes analogies avec les hallucinations hypnagogiques, peuvent jouer un role dans la genese des delires. Eh ! bien, cet auteur rapproche des faits precedents les chocs emotionnels se presentant en general sous forme de peur subite, tant6t precedant, tantdt suivant un choc sensoriel mais plus souvent isolement. Nous aurions affaire dans

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