‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 2)Chapitre 51 sur 116 · LES PHOBIES DU CONTACT · texte numérisé non relu

LES PHOBIES DU CONTACT

motrices et leurs tics pour des attaques et des coDtractures. II semble qu'il y ait la dans ces deux maladies la psychasth6nie et rhyst^rie deux formations psychologiques assez difi(6rentes. D'un c6i6 rinsuffisance mentale semble etre g6nerale et se manifeste par un abaissement du niveau de Tesprit, les ph^nomenes superieurs dans la hi^rarchie psychologique, volont^, croyance, etc., disparaissant les premiers. Dans Tautre etat FinsuflSsance mentale prend la forme du r^tr^cissement du champ de la conscience: certains ph^nom^nes disparaissent totalement du champ de la conscience personnelle et ceux qui subsistent gardent leur perfection et ne sont pas abaisses. DWdinaire, il semble qu'un cerveau prend d^finitivement Tune ou Tautre des deux organisations et qu'il la garde toujours d^s qu*il est affaibli. Cependant le cas actuel et un petit nombre d'autres du meme genre nous montrent qu'il pent y avoir alternance.

QUATRieilE SECTION LBS PHOBIES DBS SITUATIONS

Nous arrivons a des phobies en appareace plus complexes, car elles sont en rapport avec la perception d*une situation d^termin^e, ce qui demandedeja une operation intellectuelle plus delicate. Le type en est Vagoraphobie, maladie d*une extreme frequence dont nous avons d6ja recueilli une centaine d*observations. II nous suflSra de vous presenter les cas les plus remarquables a divers points de vue, pour vous faire comprendre comment cette nouvelle forme de la maladie psychasthenique se rattache aux pr^c6dentes.

Obsbrvaton 85. — Agoraphobie. — Aboulie, timidity, masturbation, pear de la mort, pear de sortir seal.

Ce malade, Bu..., qui a aujourd'hui 52 ans, pr^sente un petit int^ret historique : c'est un ancien malade de Legrand du Saulle qui en i88o se servait de ce cas pour demontrer les caracteres de Tagoraphobie. C'est d^ja une chose curieuseque vingt ansapres nous puissions nous servir du meme malade pour refaire cette ^tude. Ce fait n'est malheureusement pas a Thonneur de la th^rapeutique.

Du cot^ paternel, nous notons un grand-pere alcoolique, lepere bizarre extrftmement religieux et tout pr^s d'un delire mystique, deux cousines hyst^riques ; du c6te maternel, nous constatons un cousin ^pileptique et une cousine idiote. Des son enfance il ^tait extrSmement timide et « a 5o ans, nous dit-il avec tristesse, je ne suis guere plus hardi ». On pretend qu'il ^tait sujet, dans son enfance, a des crises nocturnes en rapport avec des cauchemars. Des IVige de 12 ans il commen^a a se masturber avec une veritable fr^n^sie. a Je ne pouvais pas vivre si ce n'^tait pas fait au moins une fois par jour et quelquefois trois ou quatre. Je me disais : je m*6puise, je vais me tuer, et je ne pouvais pas m*en emp^cher. » Vous voycz deja la faiblesse de la volonte, le peu de resistance aux

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