‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 2)Chapitre 59 sur 116 · LE TORTICOLIS SPASMODIQUE · texte numérisé non relu

LE TORTICOLIS SPASMODIQUE

marque de M. Brissaud qui peut encore s'appliquer ici nous montre que la malade peut en reality arr^tcr le mouvement d^s qu'elle le desire. Fous... a d^couvert elle-m^me qu'en cas de n^cessit^ elle pouvait tenir la tete droite par un artifice : il lui suffit de la soutenir par le petit doigt appliqu^ sous le menton (fig. 9). Inutile d'insister pour montrer que cet attouchement l6ger du petit doigt ne pourrait arrSter un veritable spasme du sterno-cl^ido-mastoi'dien. Si ce proced^ r6ussit c'est qu'a ce moment la malade cesse de contracter le muscle : on constate en effet facilementque le muscle est a ce moment mou et relache.

Fio. 8, — Attitude permanent^ cletermiDee par un torticoUs inent«tl.

L'attitude permanente de la tete sur le c6te gauche est done d^termin^e par un mouvement quasi-volontaire, c'est la malade qui tient elle-meme sa tete sur T^paule gauche et qui cesse de la tourner quand elle croit avoir un point d*appuisuflBsant.D*ailleurs Fous... se rend vaguement compte de cet effort pour tourner la tete ; de temps en temps surtout quand elle est distraite elle ne sent plus de quel cot^ sa t^te penchait. Elle se trompe et Tincline a droite, puis elle se reprend et la tourne a gauche, a Mais ce mouvement, dit-elle, est absolument irresistible, il faut qu'elle tourne ainsi sa t^te et elle se croit tout a fait incapable de cesser. » Vous voyez que, par tons ses caractferes, cette attitude de la tete

se rapproche des tics et merite le nom sous lequel elle est bien connue de torticolis spasmodique intermittent; le tic veritable, ciiniquement parlant, ^tant caracteris^ par la brusquerie et Tirr^gularit^ des secousses, leur apparition involontaire, ^etc.

Pour conGrifier ce diagnostic, nous retrouvons dans la vie ant6rieure de la malade et aujourd'hui encore, bien des phenom^nes psychastheniques. II faut noter dans la famille deux cas d*asthme et chez le p^re des impulsions irresistibles a manger enorm<^menty de veritables crises de boulimie. La malade, toujours nerveuse et

Fio. g. — Proc^6 qui determine I'arrdt du Uc.

impressionnable, a eu des vomissements nerveux, puis des crises de toux interminables. Elle a encore des secousses et des raideurs dans le bras droit et dans la jambe droite. Ajoutons qu'elle a eu souvent des sensations et des douleurs obs^dantes dans divers organes. Encore actuellement, elle se plaint de sentir a de Teau qui coule entre cuir et chair » dans le cot^ droit de la face, d'avoir des engourdissements douloureux dan» les doigts de la main droite. Nous ne notons, dans ces endroits, aucun trouble dela sensibility mais une sorte d'anxi^t^ de la malade aussit6t qu'on examine ces regions. II y a la des phenomenes analogues aux algies des psychastheniques.

Nous connaissons mal les circonstances qui ont determine la loca-

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