‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 2)Chapitre 60 sur 116 · LES TIGS DES PIEDS · texte numérisé non relu

LES TIGS DES PIEDS

Hsation dumouvementaux muscles du con. La malade pretend que ce torticolis a commence Tannee derniere a la suite d'une dispute avec sa fille : c'est possible. II semblequ^il y ait depuis longtemps une agitation motrice IocaIis6e au cot^ droit, agitation qui se manifeste encore par les tics et les raideurs du bras droit. U se pent que cette agitation augment^e a la suite d'une querelle ait determine une raideur du cou sur laquelle s'est fix^e Tattention de la malade.

De pareils torticolis sont curables, il faut bien le savoir, non par des operations chirurgicales mais par une education m^thodique du mouvement. Get hiver encore nous avoils pu debarrasser d*un torticolis semblable une femme de 5o ans chez qui la maladie durait depuis trois ans. Mais il est incontestable' que ces traitements, toujoursfort longs, demandentde la part du malade beaucoup de bonne volonte et de patience et de la part du m^decin une attention, une d^pense d'^nergie, un effort prolong^ pendant des mois qu*il est diflficile de supposer quand on: n'a pas essay6 de dinger de semblables traitements.

Observation loa. — Tics du pied. — Hypocotidrie, emotion^.

Nous avons d^ja, a plusieurs reprises, insiste sur la frequence des tics par automatisme psychologique et nous avons cherch^ a montrer que de tels tics pouvaient aflfecter tout^s les regions du corps et prendre les formes les plus diverses. « Lis torticolis spasmodique, disions-nous*, est bien connu et il est en general rattache a sa veritable origine : c'est une mauvaise habitude d^velopp6e chez des individus de volont6 insuflisante a la suite de quelque petite impression ou de quelque Amotion, habitude qui a donne de Timportance a un petit syst^me d'images motrices ou, en d'autres termes, qui a excite un centre fonctionnel. Mais nous voudrions faire observer que ces remarques ne s^appliquent pas seulement a ce torticolis ; il y a une foule de grimaces, de spasmes, de troubles du mouvement d'apparence plus ou moins compliqu^e, sic^geant sur tons les mcmbres et qui se rattachent plus

I. Ces deux observations ont d^jk 6t6 piibli^es par nous dans la nouveUe Iconographie de la Salpiirihre^ 1900.

a. iVewrosM et idees fixes, II, 38 1.

ou moins directement a la meme interpretation. .» Les deux malades que nous voudrions rapprocher aujourd'hui de ceux de la categoric pr^c^dente justifient de nouveau ces remarques; ils nous pr^sentent, tous les deux, un spasme ou plutot un tic qui semble bien ^tre d*origine psychique et qui siege sur un organe assez rarement atteint par d^saflcctions de ce genre, sur le pied.

Fifl. 10. — Attitade du pied d^termioee par an tic.

Cette dame, Db..., 6g6e de 87 ans, vient se plaindre de ne plus pouvoir marcher a cause d*une maladie de son pied gauche. En efifet, ce pied, comme le montre la figure 10, se porte l^g^rement en dedans dans Tattitude du varus ; en meme temps le gros orteil se releve dans Textension forcee, tandis que les trois orteils medians et surtout le petit doigt s'^cartent fortement Tun de Tautre en se dirigeant vers le c6t^ externe. Cette attitude pernianente provoque, pendant la marche, d'horribles souffrances

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