‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 101 sur 288 · Sentiment d!ii · texte numérisé non relu

Sentiment d!ii

Un des sentiments essentiels de la

de la résolution, de la décision. Ce se

ding, nous montre qu'une volition a i

distingue les possibles (le souhait et 1

solution), a L'un des caractères pari

forme la plus nette de la volonté, c'es

ou s'y aiguise en regardant l'action

propre. Avant d'exécuter réellement F

nous le percevons comme faisant partii

tons ou anticipons sur lui, nous c(

achevé ce qui, vu du dehors, n'est en

lité. Par opposition à l'action interne

la multitude des souhaits et des ima^

que de pures possibilités ^ » Il y a dor

lution un sentiment d'unité comme i

persisté, un sentiment du développen

devient plus forte qu'auparavant, un

puisque l'action est adoptée et nous

même, un certain sentiment de pla

d'une lutte et l'exaltation de la force.

Aucun de ces sentiments ne se dé^

les scrupuleux, ils n'ont jamais le s(

1. H. Hôffding. Esquisse d'une psycholoyie L. Poitevin, 1900* p. 443.

LES STIGMATES PSYCHASTHÉNÎQUES

)u s'ils Tont, ils le sentent faible et incomplet et ils nent peur de le perdre. Ka..., homme de 67 ans, •is précisément parce qu'il n'a pas de véritables

vraies obsessions, veut que ses actions soient faites »t impatient d'en voir Texécution « parce qu'il a peur on ne se maintienne pas, il est si rare qu'il en ait t... (89), femme de 35 ans, n'arrivant jamais au sencision, se figure qu'elle n'ose pas prendre un parti.

de Tr. .. est amusante sur ce point, elle nous ime une image concrète du sentiment d'indécision, fille que j'ai déjà citée a propos des manies de la a comme profession le modelage des fleurs en por-

est laissée a son inspiration pour la forme et la nte des pétales. Le premier signe de sa maladie ^agne moins d'argent dans sa journée, parce qu'elle ement ses pétales de roses : en effet elle hésite touleux plis, ou deux courbes à adopter et elle ne sent utrefois que pour tel pétale donné le pli est définitif, ien qu'ayant le pétale en main même quand il devrait

elle continue à se représenter deux ou trois formes on plus une seule comme autrefois: ce sentiment s'acine sorte de petite douleur à la place du petit plaisir autrefois à terminer un pétale et à le trouver joli. le même sentiment envahit d'autres actes. Ayant un lies elle devait employer quelque argent à s'acheter )ilettc. « Autrefois j'aurais su choisir et le choix fait

plaisir, je sens que je n'ai pas choisi, que je continue iter plusieurs objets à la fois et même si j'en prends pas de plaisir. » Qei... remarque très bien elle-même ons et les choix ne se terminent pas dans son esprit, st fini et que cela est pénible. La même phrase se out « pas de terminaison, dit Gisèle. Je ne peux tirer Lod... Je ne puis me décider, ni prendre un parti, î recommence la discussion, c'est parce que je sens ux idées )). T^on seulement Nadia mais toutes les

sa famille ont ce sentiment d'hésiter toujours, )eine à se décider : « j'ai beaucoup de volonté en S^adia, mais je suis trop fatiguée pour avoir l'air es jeunes filles ont la singulière habitude de prendre ns contre elles-mêmes pour rendre leurs décisions

irrévocables. Quand Tune d'entre elles avait pris ou à m une petite décision quelconque, bien insignifiante d'aill la couleur d'un ruban ou sur une lettre à écrire, elle ( notifier à chacune de ses sœurs ou bien l'écrire sur u afin de ne plus pouvoir changer. Y a-t-il bien loin de cel tude puérile aux serments et aux pactes ? Quant à Jean, c lui la douleur d'une indécision perpétuelle: bien entendu reculé jusqu'à ses dernières limites et h mesure qu'appro( tant où la décision va être inévitable, ses souffrances augi mais ce trouble est déjà chez lui tout à fait pathologique, i une manie de l'oscillation plus qu'un des troubles des ser Aussi ces malades désirent-ils toujours qu'une autre ] ou même une divinité prenne les résolutions pour eux la responsabilité de mes actes, que je ne peux pas prei \Vo..., je demande énormément d'avis, de conseils, et j'ai une opinion personnelle, je finis toujours par st conseils, c'est moins pénible que de me décider d'api même... » « Ah I si je pouvais être toujours simple ma me dit un artiste Qsa..., obéir à quelqu'un qui me dis] de choisir... si quelqu'un me donnait toujours le plan, des figures, le reste irait bien, mais la décision, c'est at Je rattacherai aussi à ce sentiment une disposition curii représenter un changement imprévu des décisions. « Eh 1 c'est décidé, dit Jean, mais s'il arrive des circonstances je ne sais pas d'avance lesquelles qui m'empêchent de que je vous ai promis, il ne faudra pas m'en vouloir, vous st que tout peut arriver. » Cette observation se trouve bi dans un roman célèbre, a II pensait qu'à tout prendre ce gements n'étaient que de la pure convention, sans sign précise, et que d'ailleurs personne n'était sûr du lende ne pouvait savoir s'il n'arriverait pas quelque événement dinaire qui emporterait, avec la vie, l'honneur et le désh Cette façon habituelle de raisonner bouleverse souvent cisions en apparence les plus arrêtées \ »

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