I. Tolstoï, La (guerre et la paix, I, p
3 STIGMATES PSYCHASTHÉNIQUES
S ce sentiment de facilité, d'entraînement qui ement d'une seule tendance persistante : il est intiment de gêne, de résistance dans l'action . se préciser plus tard et les malades vont pré- Ue ou telle manie, telle ou telle phobie, telle s gêne pour agir, mais il est visible qu'au début x-mêmes ce qui les gêne ou plutôt que cette înt variable et produite par n'importe laquelle définitivement éliminées.
let chez Byl..., jeune fille de 21 ans. Elle finit >es tellement elle est agacée par ce sentiment
pour tout ce qu'elle veut faire. Claire, Nadia s décrivent le même sentiment au début de êne, la gêne que j'ai ressentie toute ma vie
un acte quelconque, quel supplice! » (Meu...) pas vivre sans être gênée! » (Vol...) k Toute de la gêne, jamais un acte qui se soit fait [Vk...) « Toujours quelque chose qui entrave
(Jean) Il ne faut pas se figurer que ce sentiste que dans l'émotion d'intimidation, il existe il s'agit de commencer dans son cabinet un rature française, aussi bien que chez Brk... mettre à coudre une robe ; chez Vol... quand »on ménage, c'est le sentiment de la difficulté [uand on le prépare par l'imagination, mais
on ne saurait trop insister sur l'importance
— Sentiment d'automatisme,
il y a, comme nous l'avons remarqué, un senti- 1, de personnalité, puisque l'action nous semble lêmes; on ne sera pas surpris de voir ce sentiilement chez les scrupuleux, c'est ce qui prot d'automatisme dont l'importance dans les
est, h mon avis, tout à fait considérable. Le rit très bien cette impression « dans cet état idant que j'agisse comme avant sans savoir chose qui ne me paraît pas résider en moi me
comme avant et je ne puis pas me rendre
compte que j'agis réellement, tout est mécanique en moi et se inconsciemment* ».
Tous nos malades tiennent le même langage, les mots « i chines, automates, mécaniques » reviennent constamment d leur langage : « je ne suis qu'une machine, dit Lise, et je ( faire des efforts bien pénibles pour rester quelqu'un. » « J*î toujours en rêve, dit Nadia, comme une somnambule. » « Je i dans mes accès un automate, dit Dob..., je vois mes mains mes pieds, je les sens faire des actions sans que je les veui Pourquoi ne feraient-ils pas des sottises puisqu'ils agissent s moi ? Quand je suis dans un chemin de fer en marche, je s mes mains qui veulent ouvrir la portière de la même façon qu les sens dessiner quand je travaille. » Même pensée chez Daj «ce n'est pas moi qui agis, alors pourquoi mes mains ne pc raient-elles pas me faire mal, me blesser puisque je sens dej longtemps qu'elles agissent seules, pourquoi en présence d'éti gers ne me laisserais-je pas aller à des actes de grossièreté puis je ne me gouverne pas. » Ce sentiment joue un rôle dans te la maladie de Claire, « elle s'exaspère de faire les choses con une machine, elle ne peut pas s'y résigner » et elle fait efforts comiques pour essayer d'échapper à ce sentiment. Qu on la pousse trop à accomplir une action, que Ton bouscule hésitation, elle a une façon d'agir assez curieuse, elle cesse bi quement d'hésiter et fait l'action tout de suite à la condil qu'elle soit simple. Par exemple elle se roule sur son faut depuis une demi-heure sans parvenir à me remettre une le qu'elle a à la main, je finis par me fâcher ; alors elle se 1 et me donne la lettre tout de suite. Mais elle reste dés< « ce n'est pas moi qui ai fait l'action, ma main a marché U seule... c'est mon corps, ce n'est pas ma volonté... je vous dit de bouche et non pas de cœur... c'est ma machine qui a cela, c'est une de mes autres personnes ». On voit combien le i timent d*automatisme se mêle chez ces malades à toutes manies précédemment décrites.