‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 147 sur 288 · Inintelligence des perceptions · texte numérisé non relu

Inintelligence des perceptions

n n'est pas facile de mettre en évidence par une expé rapide cette incapacité intellectuelle. Presque toujours les m sont encore capables de fixer l'esprit pendant un moment on les excite : ils ne se comportent pas comme certaines hysté qui lisent tout haut quelques lignes, qui les récitent même comprennent absolument rien à ce qu'elles ont lu. 11 est saire de les faire lire plus longtemps des morceaux un pe sérieux, il est bon surtout de les laisser lire seuls quelques ir et de les interroger ensuite sur ce qu'ils ont lu. J'ai fait s< cette expérience chez Tr..., chez Lo... et chez Claire et j'a vent constaté que ces sujets avaient très mal compris leur le Elles me priaient toujours de les laisser recommencer et plusieurs fois de suite le même morceau. Ce n'était pas fait une manie de répétition et un sentiment faux de mécoi ment : l'intelligence du morceau était réellement très i santé.

On peut quelquefois constater plus encore et voir qi malades n'ont pas seulement des obsessions conscientes, ( on les appelle, dont ils reconnaissent bien la fausseté. I des idées fausses sur leur situation et sur les personnes environnent. Ils ne se rendent pas compte de l'opinion inspirent, ils croient que leur situation n'est pas grave dî cas les plus désespérés, ils continuent à croire possibl

LES STIGMATES PSYCHASTHÉNIQUES

de choses impraticables. Lo... s'est mariée, a quitté ses ts, a habité deux mois avec son mari sans prendre cette situau sérieux et sans la comprendre; elle quitte subitement son »t retourne chez ses parents ; le mari demande le divorce, ien de tout cela n'interrompt ses rêves, cette jeune femme 5 en souriant qu'elle est toute surprise de s'entendre appeler ne, qu'elle ne se rend pas compte d'avoir réellement été e. Il est certain que cette pauvre femme ne sent point du a gravité de sa situation. Xyb... a renvoyé une domestique îlle l'a reprise quelque temps après. En dehors de ses hésis et de ses obsessions elle se fait sur cet acte une apprécia- Dut a fait fausse. Elle croit devoir h cette domestique des itions extraordinaires, elle croit que les « rapports ordinaires îtreà domestique n'existent plus entre elles deux, cette bonne us sa place dans mon imagination comme domestique, elle it liée vis-à-vis de sa bonne par quelque chose, etc. ». J'in- »ur ce point, les malades n'ont pas seulement des obsessions ientes, ils ont des idées inexactes qui peuvent facilement ir des idées délirantes.

défaut de l'intelligence ne se manifeste pas d'ordinairedans iple conversation, on n'observe un trouble dans les percep-

auditives que dans deux cas, d\ibord quand les malades u milieu d'une crise de rumination ou d'angoisse très forte, nt ils ne comprennent plus rien à ce qu'on leur dit, mais ce le ne dure en général que peu de temps. On l'observe aussi 1 ils essayent d'écouter pendant assez longtemps une conce ou un sermon. Claire se désolait au début parce qu'elle uvait plus comprendre les sermons, elle accusait ses senti- » religieux; en réalité elle ne pouvait suivre la parole du pré ^ur que pendant peu de temps. Jean met beaucoup de zèle Te des conférences littéraires mais il n'en profite guère, car

peut écouter le professeur plus de quelques minutes, son

s'en va et pense à autre chose.

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