‹ Les obsessions et la psychasthénie (volume 3)Chapitre 187 sur 288 · THÉORIES PATHOGÉNIQUI LES MODIFICATIONS DE LA TENSION PS · texte numérisé non relu

THÉORIES PATHOGÉNIQUI LES MODIFICATIONS DE LA TENSION PS

Dans l'ignorance où nous sommes des Ton système nerveux et des causes qui détei tion ou la diminution des opérations cérébral géniques des troubles de l'esprit ne peuvei classifications aussi naturelles que possible d vés. Elles doivent se borner h déterminer q symptômes que Ton considère comme pri essaye de rattacher tous les autres et quels i symptômes que l'on considère comme sec( met sous la dépendance des premiers. Comn ici essentiellement des phénomènes psycho] ont pour but de rechercher quels sont, à i mènes psychologiques dominateurs et quels psychologiques secondaires.

A côté de ces théories qui classent les sy rapport aux autres, il faut placer d'autres iY qui cherchent les rapports entre cette mal les autres maladies mentales ou même physi des classifications qui établissent les rapp avec les autres. Il ne faut pas confondre théories : la théorie de Westphal qui rati tomes à l'obsession intellectuelle est une t du premier genre, la théorie de M. Mî tous ces phénomènes sans exception com dégénérescence mentale est une théorie genre ; il ne faudrait pas non plus oppos l'une à l'autre, elles peuvent être vraies répondent ii deux questions diileientes. N

ÈORIES INTELLECTUELLES

emier lieu, Fauteur observ ; jamais, dlt-il, Tobsessioi] ;ar les malades ne Tasslm

j. .es aliénés systématiques,

reste toujours étrangère au moi des malades. L'auteu suite un second caractère qu'il croit fondamental, c'est sion n'est jamais sous la dépendance d'un état émotifou c'est qu'elle est un trouble originel de l'idée. Quand apparaît pour la première fols le malade peut être dans tranquillité parfaite, d'indifférence, sans trace d'émotio d'angoisse n'apparaissent que plus tard et sont touj daires : jamais on ne trouve l'angoisse primaire comm très psychoses, la mélancolie ou l'hypocondrie. Si on tater l'angoisse en même temps que l'obsession c'est coïncidence.

Cette opinion de Westphal qui considère les obsess de simples troubles intellectuels semble prévaloir da vaux de Meynert, 1877, de Buccola, 1880, de Tambi de Morselli, i885, de Hack-Tuke, 1894 ^ Nous re même affirmation dans l'ouvrage de MM. Magnan etL< « Les phénomènes de l'émotion ne sont que des réac daires... si le sympathique intervient il le fait second non primitivement, il obéit à la situation mentale au commander... L'onomatomanie, la folie du doute, U toucher, l'écholalie sont sans aucun doute des trouble tionnement de Técorce. Enfin, rappelons que les émotionnels ont une intensité très variable, qu'ils s réduits à peu de chose et que dans certains cas ils disp Même conception également dans le travail de Mickl< sont les troubles de l'idée qui prévalent toujours. « L'i tive est le grand facteur, les troubles émotifs peuvent dérés comme secondaires et sont dus au conflit entre volonté *. »

1. VVe«tphal. Berliner klinische Wochenschrijl, 1872, p. 890. U steUuntfen, 1877.

2. Meyuert, Aborlive Vemickheit. Psych. Centralbl., 1877. Buccol freniatria, i88o. Tamburini, Sulla pazzia del Dubbio. Hev. sper. di fi selli, M annale di semeiolica, i885. Hack-Tuke, Brain, 1894.

3. Magnan et Lograin, Les déijênérés (Bibl. Cbarcot-Debove), 18

4. J- Mickle, Mental Besetments or Obsessions. Mental Science, oc Pitres et Régis, op. cit., p. 8.

LBS OB8E8SIO:«S. I.

THÉORIES PATHOr.ÉNlQUES

laDS la dernière édition du traité de psychiatrie de ingy Témotion de Tobsédé est considérée comme seconmme la réaction de la représentation obsédante sur la ve du malade. Tout au plus Tauteur convient-il qu'il y constituer une variété où Témotion joue un assez grand st d'ailleurs à cette conclusion que parvenaient également li, Luys, J. Falret.

— Discussion des théories intellectuelles.

opinion cependant ne semble pas en faveur aujourd'hui, rtement battue en brèche dans le mémoire de MM. Pitres pi résumait l'état actuel de la question, et je suis disposé r l'opinion de ces auteurs. Je remarquerai d'abord que >rie dite intellectuelle de l'obsession est excessivement le nous apprend absolument rien sur la nature de ce itellectuel ni sur son mécanisme : elle affirme simpleles troubles intellectuels sont les premiers de tous. 11 pourtant s'entendre sur ce que l'on désigne par ces )ubles intellectuels » qui peuvent avoir ici trois signifi- ° ils peuvent désigner l'obsession proprement dite, cette renue qui s'impose au malade et lui fait penser : qu'il a issassiné une vieille femme devant une église ; 2" ils ésigner les manies mentales, ces mauvaises habitudes de ae opération psychologique parfaitement inutile comme venir, de chercher, de compter, de jurer; 3° on peut par troubles intellectuels les sentiments d'étrangeté, gence, les troubles de l'attention, de la perception peretc. Les partisans de théories intellectuelles sont bien ous dire avec précision lequel de ces trois sens ils

le certain que les auteurs ne parlent pas du troisième )nt ils semblent ne pas soupçonner l'importance ou dont le maladie à part, quand ils sont forcés de les constater 1 arrive dans la névrose cérébro-cardiaque de Krishamfondent les deux premiers groupes, mais ils accordent

Ebing, Traité de psychiatrie^ Irad. Laurent, 1897, p. 545.

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