La dérwation dans les agitations et les angoisses
On a déjà vu bien des exemples de la façon dont les efforts d'attention amenaient des agitations motrices et des tics. La timidité, par exemple, c'est-à-dire l'aboulie sociale, l'impuissance pour accomplir complètement les actes les plus complexes qui sont les actes sociaux, ne détermine pas uniquement des phénomènes émotionnels, mais elle donne aussi naissance à des décharges motrices. X... a la figure parfaitement calme quand il est seul et il parle correctement ; s'il vient me voir et s'il veut me demander quelque chose, il a une agitation invraisemblable de tout le corps et particulièrement de la figure et il bégaye horriblement. La dérivation est chez lui motrice et il ne ressent pas d'angoisse, c'est en se plaçant à ce point de vue que M. Scholz a pu ranger la timidité dans Tordre des émotions impulsives \
On trouvera des faits de ce genre dans tous les tics, dans toutes les agitations motrices qui surviennent, comme on l'a vu, à la suite d'un effort de volonté ou d'attention. Une preuve intéressante du rôle que joue la dérivation dans ces phénomènes secondaires, c'est leur disparition quand on supprime Teffort pour ac- <;omplir le phénomène primaire. Ho... a des tics quand elle va à l'école et fait attention ou essaye de faire attention à la leçon ; elle a beaucoup moins de tics les jours de vacances. Claire avait des crises d'agitation énorme avant chaque repas parce qu'elle essayait de faire une prière avec attention et avec foi. Elle est